fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

Vérification captcha
 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Comprendre...

La « greenshoe »

Gilles Lockhart -  01/02/2007  - L'Expansion 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
 

La surallocation d'actions permet en toute légalité de lisser les premiers jours de cotation d'une action.

Tout le monde a vu Le Grand Blond avec une chaussure noire. On connaît moins « l'introduction en Bourse avec une chaussure verte ». La greenshoe est une technique financière qui date des années 90. Elle a été baptisée ainsi parce que l'entreprise américaine Greenshoe fut la première à l'utiliser. L'astuce consiste à augmenter le montant initial d'une opération boursière - introduction en Bourse ou émission d'obligations convertibles, par exemple - pour soutenir le cours de l'action ou répondre à une demande supplémentaire des investisseurs. « Il s'agit de résoudre ponctuellement le déséquilibre entre l'offre et la demande », résume un banquier. En ce sens, la greenshoe concerne directement le petit actionnaire.

Dans les jours qui suivent une introduction en Bourse, le comportement d'un titre peut être assez erratique. Si l'offre a été abondamment sursouscrite, il est fréquent que les gros investisseurs, ne s'estimant pas assez servis, « shootent » leurs titres, c'est-à-dire les vendent pour ne pas garder des lignes trop petites. Ces dégagements massifs font baisser le cours. Il arrive aussi que, sous l'effet de la demande, le titre grimpe comme une fusée, créant de la frustration chez ceux qui ne peuvent être servis. La greenshoe permet donc de calmer les débuts d'un titre.

Une pratique très encadrée

Techniquement, l'opération consiste en un prêt de titres par l'entreprise (ou par certains de ses actionnaires) à la banque chef de file de l'opération. Celle-ci dispose ainsi d'une quantité d'actions supplémentaires par rapport à l'offre initiale. Elle va en jouer à sa guise. Si le cours baisse, la banque achète elle-même les titres de la greenshoe. Elle les paie au prix d'introduction, ce qui fait mécaniquement remonter le cours. Lorsque celui-ci est stabilisé, elle rend les titres prêtés aux actionnaires. Dans l'autre cas de figure, si le cours monte, la banque n'achète pas les titres elle-même. Elle se contente de les vendre sur le marché pour satisfaire la demande des investisseurs. La greenshoe agit alors comme une poire pour la soif du marché. On dit qu'elle a été « exercée ».

Sur le plan réglementaire, cette « surallocation d'actions » - ou « rallonge », pour le Journal officiel - est très encadrée. L'ordonnance sur les valeurs mobilières du 24 juin 2004 pose ses fondements juridiques. Taille maximale : 15 % de l'opération ; durée : trente jours ; obligation de vendre les titres au cours d'introduction. Au cours du quatrième trimestre 2006, Neuf Cegetel, SeLoger.com et Vétoquinol, entre autres, ont exercé la greenshoe lors de leur baptême boursier.

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.


 
 
 
 
 
grand jeu
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008








publicite