Votre conseiller vous énerve ? On vous refuse un prêt ? Libre à vous de claquer la porte et d'aller voir ailleurs... Mais ce n'est ni toujours simple, ni toujours économique.
Après neuf ans de fidélité à la BICS, Florent pensait que sa banque lui accorderait sans problème un crédit pour s'offrir un deux-pièces avec vue sur Montmartre. Las ! Sur les 96 000 euros dont il a besoin, son conseiller ne lui en prête que 72 000. « Agacé, je suis allé voir d'autres banques », raconte ce jeune Parisien. Il a plus de chance : plusieurs d'entre elles lui donnent leur accord pour 96 000 euros. Comprenant son erreur, la BICS fait une contre-offre. Trop tard ! Florent a décidé de changer de banque.
Malgré les freins que mettent les banques à la multibancarisation (clauses de domiciliation des revenus dans les contrats de prêts, frais de tenue de compte inactif, packages de services à la tarification opaque), 4 % des Français environ choisissent chaque année de rompre avec leur banquier. « Un chiffre relativement faible, d'autant que la majorité de ces changements est la conséquence d'un déménagement et non d'un choix volontaire », note Denis Tassel, consultant banque et finance à Eurogroup. A titre de comparaison, le taux de « mobilité clientèle » atteint 20 % dans la téléphonie mobile. Les clients des banques sont-ils donc à ce point satisfaits de leur enseigne ? A moins qu'ils ne craignent de passer à l'acte...
Car on ne change pas de banque comme de chemise. C'est même relativement compliqué, comme le rappelait en juin un rapport de la Commission européenne sur la mobilité bancaire en Europe. De son côté, l'UFC-Que choisir a chiffré à plus de 300 euros en moyenne le prix d'un changement de banque. Nos conseils pour réussir l'opération à moindres frais.
Epargne et placements : Un espoir de nouvelles pratiques
On ne peut pas clôturer un PEA, un CEL ou un PEL sans en perdre tous les avantages, rappelle Marie-Anne Jacquot, juriste à l'Association française des usagers des banques. Il n'y a donc qu'une solution quand on change de banque : transférer ses comptes d'épargne réglementée. » Cette opération exige l'accord des deux banques et elle a un coût : entre 40 et 100 euros, selon la banque et le type de compte. Pour les portefeuilles de titres, le transfert se paie en général à la ligne, avec un forfait supplémentaire pour les PEA.
Ces tarifs sont-ils justifiés ? « C'est une activité comptable et technique lourde, qui prend plusieurs heures », explique-t-on à LCL. « Ces frais ne correspondent pas au coût réel de l'opération, ils sont fixés pour constituer une barrière à la mobilité », rétorque Vanessa Dagand, de l'UFC-Que choisir. « La Commission européenne préconise de les supprimer », renchérit Marie-Anne Jacquot. Par ailleurs, il ne faut pas être pressé : « Il n'y a pas de délai limite pour les transferts, précise Frédérique Pfrunder, de l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). En général, c'est fait en quelques semaines, mais parfois bien plus. »
Certains placements peuvent se révéler difficiles à transférer, comme les FCP ou sicav maison de la banque quittée. Car leur avantage n° 1 - des droits d'entrée et des frais de garde très réduits - disparaîtra dans la nouvelle banque, qui en facturera les commissions au prix fort. Vous devrez alors procéder à des arbitrages. « De plus en plus se développent les produits dits à architecture ouverte, c'est-à-dire réunissant des fonds gérés par des marques différentes, nuance Denis Tassel, d'Eurogroup. Cela simplifie le transfert, car la notion de produit maison disparaît. »
Les livrets d'épargne de base comme le livret de développement durable (ex-Codevi), le livret A ou le LEP se transfèrent plus facilement, et gratuitement. Vous devez d'abord clôturer le compte dans l'ancienne banque, puis virer son solde sur un compte identique dans la nouvelle. Ne commencez pas par ouvrir le nouveau compte : vous auriez alors deux produits identiques en même temps, ce qui est interdit la plupart du temps.
Enfin, l'assurance-vie, elle, n'est tout simplement pas transférable. Pour éviter de perdre les avantages de ce placement, il faut le laisser dans l'ancienne banque.
Compte courant : gratuit sauf incident, mais fastidieux
Un compte courant ne se transfère pas. Il faut fermer celui dont dépendent votre chéquier et votre carte bancaire, et en ouvrir un dans une autre banque. Heureusement, cela ne coûte pas un centime : depuis 2005, la clôture des comptes courants est gratuite.
En pratique, commencez par ouvrir le nouveau compte, alimentez-le, et réalisez tous les transferts de virements et de prélèvements automatiques en prévenant par courrier les organismes concernés (votre employeur, la Sécu, EDF...). Vous pouvez vous faciliter la tâche en demandant à votre ancienne banque la « liste des opérations automatiques et récurrentes » effectuées sur votre compte. Certaines banques, comme la Société générale ou LCL, vous la fourniront gratuitement. D'autres, comme Barclays, vous factureront jusqu'à 40 euros.
Aux Pays-Bas, en Irlande, les banques ont conclu entre elles des accords de prise en charge totale des démarches de mobilité bancaire. Cela permet d'en délivrer le consommateur », explique Frédérique Pfrunder, de l'association CLCV. En France, il n'existe rien de systématique. Mais beaucoup de banques ont pris des initiatives pour aider les clients à les rejoindre.
LCL propose ainsi à tout nouvel arrivant Simplicio, un service gratuit de prise en charge des changements de prélèvements et virements automatiques. La Société générale, la Caisse d'épargne avec Domilis, la Bred avec Domicilia, le CIC ou encore les petites Boursorama Banque, Monabanq (ex-Covefi) et Axa Banque, disposent du même genre de « service d'aide à la domiciliation ». A BNP Paribas, on se contente de distribuer le guide « Facili RIB » au client.
Encore mieux, certaines banques remboursent purement et simplement les frais de transfert des produits d'épargne. C'est le cas à la Bred, ou encore à LCL : « C'est un geste que nous faisons au cas par cas, selon l'intérêt commercial du nouveau client », indique-t-on à l'ex-Crédit lyonnais. Au sein de Boursorama Banque, le directeur du marketing, David Langlois, promet un « remboursement des frais de transfert de comptes titres dans la limite de 150 euros ». A Axa Banque, « il peut y avoir une prime de bienvenue de 50 à 200 euros sur le PEA, selon l'encours transféré ». La question doit être posée au nouveau banquier : même si la banque n'offre pas de remboursement systématique, tout peut se négocier...
Au niveau national, un Guide de la mobilité a été édité par la Fédération bancaire française. Il est notamment disponible sur le site www.lesclesdelabanque.com.
Attendez quelques semaines, le temps que tous les organismes aient modifié leurs fichiers. Pointez les paiements par chèque ou par carte bancaire qui restent en suspens sur l'ancien compte, afin de veiller à ce qu'ils soient tous débités. Pendant ce délai, gardez votre ancien compte provisionné : si un paiement se présente après qu'il a été vidé, vous risquez au mieux des agios, au pire des pénalités pour incident de paiement (entre 50 et 100 euros pour un chèque sans provision), voire l'interdiction bancaire !

Sur le papier, la société foncière a tout pour plaire. Avec un bémol : l'environnement immobilier et financier de plus en plus tendu. Allergiques au risque s'abstenir.
Les perspectives du marché ferroviaire donnent au titre de l'équipementier un potentiel de valorisation attractif.
Après avoir ouvert en légère hausse, la Bourse de Paris recule dans les premiers échanges mercredi. Vers 9h25, l'indice CAC 40 baisse de 0,12% à 4.335,88 points après avoir atteint mardi son plus bas niveau depuis octobre 2005.
La conviction croissante que les dégâts de la crise des "subprime" se feront encore sentir pendant longtemps, associée aux nouveaux records du baril de pétrole et de l'euro, finissent par pousser les investisseurs à baisser les bras, déclarent mardi des gérants et stratégistes parisiens.
La Bourse de Paris a débuté en baisse mardi, dans des marchés toujours déstabilisés par le prix élevé du pétrole et les craintes de stagflation.
La succession de nouveaux contrats prouve que la dynamique observée depuis le début de l'année perdure. Nous réitérons notre conseil d'achat d'avril dernier, celui-ci n'ayant pu être exécuté.