
La Fnaim a présenté mardi quatre scénarios pour le marché immobilier jusqu'en 2012. Une chose est sûre, 2009 sera une année de forte baisse des prix dans l'ancien. Et ensuite ?
Les prix des logments ont baissé en France pour la première fois en 2008 après un cycle haussier « exceptionnellement long » d'une dizaine d'années, a estimé la Fnaim lors de la présentation de son bilan mardi. Selon elle, les prix dans l'ancien ont enregistré un recul de 3,1% l'an dernier. Mais le mouvement s'est accéléré: la chute des prix était de 2,9% au 3ème trimestre par rapport au précédent. Elle a atteint 6,5% au dernier trimestre 2008. La correction a toutefois été moins prononcée pour les appartements que pour les maisons (respectivement de -1,2% et -4,9% ). Et pour cause, estime la Fnaim. Le renchérissement des coûts du transport a reporté la demande sur les villes-centres et leurs proches périphéries, où les maisons sont moins nombreuses.
Quant à l'avenir, 2009 paraît d'ores et déjà joué: ce sera une année de forte baisse, prédit la Fnaim, avec un recul qui devrait atteindre 10%. Ensuite, les hypothèses divergent. Au gré de la durée de la récession économique et des mouvements de taux d'intérêts.
... les prix chutent jusqu'en 2011, selon le premier scénario des agents immobiliers. Ils perdent 10% en 2009, 5% en 2010 et 3% en 2011. En 2012, ils se maintiennent à l'étale. La baisse des taux d'intérêts, elle, est limitée, le coût du crédit touchant un plancher à 4,5%, en 2009 et 2010. Avant de remonter à 5% en 2011 et 2012.
Cette baisse réduite des taux, additionnée à un contexte de récession, aurait pour effet de comprimer le revenu disponible brut des ménages. Il perdrait même 2% en 2010, avant un regain de 1,5% en 2012. Dans ce scénario, l'indice de solvabilité des ménages gagne 8,6% sur la période.
| Prix | RDB | Taux | Durée | |
|---|---|---|---|---|
| 2008 | -2,5 | 3,8 | 5,36% | 18,0 |
| 2009 | -10,0 | 1,6 | 4,50% | 17,0 |
| 2010 | -5,0 | 0,0 | 4,00% | 16,0 |
| 2011 | -3,0 | 1,0 | 4,00% | 15,0 |
| 2012 | 0,0 | 1,5 | 4,25% | 14,5 |
FNAIM
En 2009, les prix baissent de 10%, le revenu disponible brut (RDB) des ménages progresse de 1,6%, les taux d'intérêts descendent à 4,5%, pour une durée moyenne d'endettement de 17 ans.
Les prix de l'ancien, après avoir cédé 10% en 2009, perdent 5% en 2010, 3% en 2011 et parviennent à l'étale en 2012. En revanche, les taux d'intérêts se maintiennent à un plancher historiquement bas, de 4%, entre 2010 et 2011. Ils reprennent un quart de point en 2012. Ce scénario est le plus favorable aux acquéreurs, dès lors que le revenu disponible des ménages ne connaîtrait aucune perte. En 2011 et 2012, il gagnerait respectivement 1% et 1,5%. L'indice de solvabilité des ménages gagnerait 16% sur la période, de quoi peut être redynamiser le marché, espère la Fnaim.
Le scénario 3, film catastrophe pour les vendeurs. Le marché subit un véritable krach, avec une chute des prix de 10% par an jusqu'en 2012. Soit un effondrement de 34% au total. Les conditions de crédit et l'évolution du revenu disponible sont identiques que dans le deuxième scénario. L'indice de solvabilité des ménages gagne 35%.
Une baisse de 1 point des transactions se traduit par une baisse de l'activité amélioration-entretien de 0,3 point. Or l'amélioration-entretien, autrement dit les travaux dans l'ancien, c'est plus de la moitié de l'activité et des emplois du secteur, a rappelé lundi Didier Ridoret, le président de la fédération française du bâtiment (FFB). « Moins 0,3 point, c'est à peu près 1600 emplois de perdus », a observé la FFB.
En 2008, le secteur du bâtiment a enregistré un recul de son activité de 1%. En 2009, le secteur s'attend à une contraction de l'activité de 6%, a indiqué Didier Ridoret. Ce qui, selon lui, entraînerait « entre 25.000 et 30.000 destructionsd'emplois », sur les quelque 1,2 millions que compte le secteur. Toutefois, cette prévision a été réalisée avant que ne soit connu le détail du plan de relance décidé par Nicolas Sarkozy. Mais selon Didier Ridoret, compte tenu de « l'inertie » propre au bâtiment, le plan de relance devrait avoir peu d'effet « avant septembre ».
Néanmoins, les dispositions du Grenelle de l'environnement, l'incitation à l'amélioration des performances énergétiques des logements, le prêt à taux zéro pour engager les travaux, rendront « peut être 2009 moins morose », a espéré la FFB.
Enfin, le scénario 4, le plus favorable aux vendeurs, sous l'hypothèse d'une correction des prix plus limitée. Ils ne perdent que 5% en 2009, 5% également en 2010, parviennent à l'étale dès 2011 et regagnent 2% en 2012. Les conditions de crédit et l'évolution du revenu disponible brut sont identiques que dans le deuxième scénario. Le gain de l'indice de solvabilité des ménages est le plus modeste, de 6,1%
La Fnaim met toutefois un bémol à son scénario privilégié. « Si les banques n'acceptent pas l'idée qu'elles doivent assouplir les conditions d'octroi de crédit immobilier, les élargir aux salariés en CDD ou en intérim, elles vont fermer considérablement le nombre de ménages éligibles et freiner l'activité », met en garde René Pallincourt, le président de la fédération.
En l'état, la Fnaim déplore en effet que la baisse effective du taux des crédits immobiliers, désormais de l'ordre de 5% pour une période de 15 ans, ne soit pas plus forte compte tenu des baisses de taux de la BCE. Elle note que plusieurs établissements bancaires ont "averti qu'ils seraient attentifs à la sauvegarde de leurs marges".

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« Si les banques n'acceptent pas l'idée qu'elles doivent assouplir les conditions d'octroi de crédit immobilier...» La FNAIM veut des crédits pour tout le monde pour que l'on finisse dans la meme situation que les USA! Il faut que les banques restent strictes sur l'attributions des prets et reviennent aux pratiques normales d'avant la bulle.
tout à fait d'accord, il faut attennnnndre.... n'achetez par tout de suite, attennnnndez une baisse plus significative, non le marché ne va pas repartir à la hausse. Si certains propriétaires peuvent déjà diminuer les prix c'est que la situation va s'aggraver, les baisses de prix seront alors plus importantes!!! ATTENDEZ.
Achetez aujourd'hui hihihihi, ils nous prennent pour les derniers des cons...ATTENDEZ,ATTENDEZ,ATTENDEZ,ATTENDEZ,12 mois que le temps d'incubation des vendeurs arrive à terme et là : CHUTTE DES PRIX, remplissez vos paniers (pour les acheteurs solvables bien évidement !!!). Au faite prévoyez aussi du cache, car les banques seront frileuses pour un bon moment !!!
"Mais je ne vois pas ce qui pourrait pousser un propriétaire, sauf cas particulier, ........" Quelle personne est capable de prédire avec certitude que le marché va repartir à la hausse d'ici 2, 5 10 ans....????? A par des économistes qui essaient tant bien que mal d'emettre des hypothèses en fonction de la conjoncture économique, PERSONNE. Garder un bien, c'est bien beau, mais il faut savoir tout d'abord ce que c'est (maison de 200m² en corrèze, appartement de 30m² a PARIS...). Ensuite si on le loue, il faut que ce la couvre la mensualité de crédit. Et là c'est pas gagné. Et puis surtout (en période de baisse, tendance baissière), si vous ne vendez pas maintenant, vous n'etes pas sur de le vendre plus chère par la suite. Et puis il y a le paramétre très important aussi: INFLATION. A méditer, ce serait trop long aexpliquer......
Après avoir poussé les acheteurs à acheter en invoquant des prix à la hausse, la FNAIM essaie de pousser les vendeurs à vendre rapidement en baissant leurs prix.Tant qu'il y a des commissions pour eux, le prix du bien ne joue que de manière marginale. Mais je ne vois pas ce qui pourrait pousser un propriétaire, sauf cas particulier, à vendre maintenant alors qu'il n'a qu'à louer aux acheteurs qui spéculent à la baisse en attendant des jours meilleurs.
On est passé d'un baril à 147 $ à 36 $, il y a avait une bulle spéculative sur le pétrole. Quid de la bulle immobilière ?
Toujours aussi forts à la Fnaim! quatre scénarios pour le futur, autant dire qu'ils nagent dans la semoule.déjà que ce pauvre Pallincourt était le dernier français à être surpris de "la chute brutale et imprévisible des transactions". Assez de langue de bois. Qui les fera taire ??
Krach immobilier, crise économique, crash bancaire... Si on est acheteur maintenant, il a deux solutions : soit on est fou à lier, soit on est très mal renseigné.
messieurs de l immobilier c etait unebulle omme internet en2000 c est votre tu helas pour vous qui n etes pas plus victimes que acheteurs leurs et vendeurs vous avz eu quand meme 5 annees en OR
Je suis d'accord avec Charlie : ça c'est de la prévision ! et dire qu'il y a des gens payés pour faire ça....à mon avis, ils ont du oublier 5 ou 6 scénario....
Actuellement, qui peut se payer un logement avec la forte inflation depuis dix ans. Cinquante six % sont propriétaires, nous avons connu les meilleures années entre 1970 et 2000. Les salariés de ces decennies cotoyaient un ascenseur social, actuellement plus d'ascenseur. Parmi les jeunes qui pourra se payer un logement avec les salaires perçus. Si les pouvoirs publics sont incapables de faire baisser les prix de vente, qui va accéder à la propriété dans les dix ans à venir. C'est beau la spéculation (bourse, immobilier, matières premières...)le commun des mortels ne peut y accèder, il demande à mener une vie de Français moyen. L'actuel Français moyen est en train de reculer dans l'échelle sociale, on ne peut acheter, il manque des logements sociaux. Lorsque le bâtiment va tout va, les dix prochaines années promettent un lot certain d'insatisfaits.
Je cite $3) Le krach "Le marché subit un véritable krach, avec une chute des prix de 10% par an jusqu'en 2012. Soit un effondrement de 40% au total". Erreur de calcul classique : 10% de baisse sur 4 ans ne fait pas 40% mais 36% au total
Après les chiffres catastrophiques de Century 21, voici les chiffres catastrophiqes de la FNAIM. Quand je pense qu'en 1991, lors du krach immobilier précédent, les agences immobilières ont toujours nié la réalité du krach (pour mémoire -40 % en 6 ans, pourtant les prix étaient partis de beaucup plus bas que maintenant), j'imagine la catastrophe qui nous attend, vivement les chiffres des notaires. Le scénario 3 est le plus probable mais en pire. Acheteur = surtout n'achetez pas. Vendeur = vendez tant qu'il est encore temps.
la fnaim est prete a donner le tierce en 12 chevaux sur 13 partants !!
Il est indispensable que les prix de l'immobilier baissent . Il est nécessaire que les loyers baissent . Il n'est pas sûr pour cela que pour cela les emplois prévus par les "experts" soient aussi importants qu'ils ne le prévoient . D'autre part , toujours les mêmes , les "Banques" prédisent qu'elles sauvegarderons leurs marges . On les Aide par des financements publics à se permettre cela . C'est indécent Enfin ,après de fortes dépréciation des cours , les mêmes Banques ou leurs filiales et divers amis liés rachèterons des Immeubles grâce A nous . L'immobilier et autres ne sont pas l'activité des Banques . Grâce aux fonds publics , ils vont encore faire des affaires .Cest intolérable mais ,Rendez vous dans deux Ans . Les Banques, les Assureurs , les grands de l'immobilier ect... "Ce sont les mêmes" .
Scenarios très optimistes! Je ne crois pas une seconde que les taux puissent baisser à 4% en 2001.Parce que l'explosion prochaine de la bulle monétaire va créer une forte inflation, et les taux en 2001/2012 seront plus proches de 8% que de 4 % !