
A l'inverse d'autres professionnels du secteur, la Fnaim continue de tabler sur une stabilisation des prix de l'immobilier ancien en France après une hausse de 0,9% au deuxième trimestre.
La Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) se refuse toujours à prononcer le mot de baisse des prix. Et ce alors que les acteurs du secteur sont de plus en plus nombreux à l'envisager et à s'inquiéter de certains signaux précurseurs.
« Il n'y a pas de crise immobilière après dix ans de croissance exceptionnelle même si on ne vend plus à n'importe quel prix comme il y a encore quelques mois », assure ainsi René Pallincourt, président de la Fnaim. Il en veut pour preuve les prix de l'immobilier ancien restés stables au premier semestre 2008 par rapport au deuxième semestre de 2007, ce qui a ralenti leur progression en glissement annuel à 1,7%. Entre mars et juin, les prix ont même légèrement rebondi de 0,9% par rapport au premier trimestre après une baisse de 1% au premier.
Pour l'ensemble de l'année, la Fnaim table donc sur une « situation atone » en termes de prix. Seule concession à l'esprit de baisse, elle envisage désormais une variation des prix dans le bas de la fourchette de prévision émise en janvier, soit « plus proche de 0% que de 2% ». Mais son président est catégorique: « Il n’y a pas de risque d’une baisse brutale et généralisée des prix immobiliers au cours des prochains moins ». Pour le prouver, la Fnaim s’est livrée à un petit calcul. Compte tenu des résultats du début d'année, « si le marché enregistrait une baisse des prix de l’ancien de 5% au cours de l’année 2008, les prix seraient appelés à chuter de l’ordre de 10% au cours du seul second semestre 2008 », explique la Fédération. Un scénario tout bonnement « impossible » selon elle.
Le calcul de la FNAIM sonne comme une réponse aux prévisions clairement baissières d’autres professionnels de l’immobilier. Dans une étude publiée fin juin, le courtier en ligne Empruntis anticipe ainsi un recul d'ans l'ancien de 4% en 2008, et de 4 à 6% l’année suivante. Tout en évoquant une baisse limitée. Même analyse du côté de la Caisse d'épargne dont un membre du directoire, Guy Cotret évoque une baisse de 2 à 3%. Le réseau d'agences Laforêt Immobilier se montre lui plus alarmiste en annonçant une chute « d’environ 15% sur deux ans ».
Personne ne peut évidemment avoir de certitudes sur l'ampleur du mouvement. Toutefois, le fort décrochage des transactions - aussi bien dans l’ancien que dans le neuf d'ailleurs, pourrait préparer une baisse des prix futurs. L'alarme a été ici tirée par les notaires qui se montrent pourtant en général très mesurés dans leurs analyses. A l'occasion de la publication des chiffres du marché ancien constatant un baisse de 0,8% au premier trimestre, ils ont paru surtout mettre en valeur la chute de 17% du nombre des transactions en France au mois de mai. « C'est la première fois que l'immobilier freine comme cela depuis 10 ans », commentait le président de la commission conjoncture de la chambre des notaires de Paris. Confrontés au niveau élevé des prix, au resserrement des critères d’octroi des prêts par les banques et à la hausse des taux d’intérêt, les ménages potentiellement acquéreurs préfèreraient désormais attendre... Et ce d'autant plus s'ils se mettent à anticiper une baisse du marché.
Une hypothèse que la FNAIM s'emploie à combattre... peut-être parce qu'elle est auto-réalisatrice. Celle-ci est d’ailleurs restée muette sur l’ampleur du recul du nombre de transactions dans ses agences, se disant incapable de chiffrer la baisse. Elle affirme aussi qu’aucune étude n’établit de corrélation significative entre le volume des transactions et la variation des prix. Elle rappelle enfin les facteurs favorables au marché de l'ancien, comme "une demande toujours présente, des prix stables, des conditions de crédit encore bonnes", sans oublier un endettement des ménages qualifié de "soutenable" par rapport aux pays voisins.

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Nous avons été faire évaluer notre maison de campagne en picardie, il en ressort que par rapport à la précédente estimation, il y a 1 an, l'estimation est inférieure de 10 %. Et l'agent immobilier, nous a informé que les délais de vente s'allongent. Par conséquent, il y a bien baisse de prix. Idem, pour l'Ile de France, j'avais un appartement à marly le roi que j'ai vendu il y a 3 ans, après renseignement, les prix proposés aujourd'hui sont identiques à ceux de 2007 et parfois inférieurs.
Bonjour, Une baisse à court/moyen terme du marché immobilier est désormais inéluctable. La valorisation intrinsèque d'un bien immobilier doit être considéré au regard de la qualité fondamentale du bien (superficie, exposition, localisation etc.) ainsi que sur son exposition face à la demande (grandes agglomérations ou zone rurale). De fortes disparités de valorisation ont toujours existées entre des biens de qualité équivalente et malgré le fait qu'une baisse globale se profile, ces différences existeront toujours. Il nous paraît donc indispensable de comparer plusieurs biens avant de s'engager définitivement. A très bientôt sur http://www.appart-maison.fr
Quelqu'un pourrait-il m'expliquer la méthode de calcul du % de variation annuelle de la fnaim (maison 1.4, appart 1.6). En effet, si je prends toutes les % de variation mensuelle de la fnaim entre juillet 2007 et juin 2008, je trouve une variation annuelle de -3.89% pour les maisons et -2.45% pour les appartements. Ce calcul a été effectué en prenant une base 100 et en affectant chaque mois la variation mensuelle. Qu'en pensez-Vous ? Maison 100 Appartement 100 juil-07 -0,6% 99,4 -2 98% août-07 -1% 98,406 -1,7 96,334% sept-07 0,5% 98,89803 -1,2% 95,177992 oct-07 0,5% 99,3925202 1,2% 96,3201279 nov-07 0,2% 99,5913052 0,8% 97,0906889 déc-07 -2,1% 97,4998878 0,8% 97,8674144 janv-08 0,7% 98,182387 -1,7% 96,2036684 févr-08 -1,4% 96,8078336 0,5% 96,6846867 mars-08 -1,6% 95,2589082 1,4% 98,0382723 avr-08 1,3% 96,497274 -0,1% 97,9402341 mai-08 -3,3% 93,312864 0,5% 98,4299352 juin-08 3% 96,1122499 -0,9% 97,5440658 Variation anuelle -3,88% -2,45%
Ouaif, pas très convainquant. Il y a vraiment que les naîfs pour croire à cela. Leurs articles sont totalement nases.
Arrêtez donc un peu avec vos pseudo analyses qui n'engagent que ceux qui veulent bien y croire: tous ceux et celles qui vous trouveront des prix en baisse auront tout simplement regardé des biens manifestement surrévalués qui aujourd'hui ne trouvent plus preneur car tout le monde sait que la hausse ne peut pas durer éternellement à ce rythme... Pour le reste NON les prix ne baissent pas et vu la pénurie de logement, les propriétaires préfèrent louer leur bien plutot que de vendre à des acquereurs qui rêvent à une baisse extraordinaire. Vous parlez de l'Ile de France ? Parlons-en ! Les secteurs autrefois délaissés (93, 95) sont en pleine hausse, les secteurs toujours recherchés (Versailles, Saint Germain en Laye, Meudon,...) se maintiennent et enregistrent même une hausse moyenne de 2% en un an. Alors messieurs les acquereurs, arrêtez donc de colporter des rumeurs: cela fait plus d'un an qu'on nous bassine avec une baisse voire une chute de l'immobilier, qu'on attend toujours ! Le marché s'est assagi et c'est très bien. La plupart des personnes raisonnables tablent sur une hausse très légère mais constante, comparable à l'inflation. Quant aux acquereurs qui attendent toujours une hypothétique baisse, qu'ils fassent bien leurs calculs car en attendant les taux remontent, les frais de notaire s'alourdissent...et où allez vous donc investir à l'heure où la bourse apparaît plus incertaine que jamais et où le coût de la vie grimpe plus vite que l'inflation ?
Ca baisse! tout le monde le sait, tout le monde le constate! Il est normal que la FNAIM fasse de la résistance comme à chaque fois dans ces cas là. Vendre au plus vite est le meilleur choix avant que ca ne baisse énormément vu la hausse des crédits.
Je ne pense pas, qu'en moyenne, les prix chuteront tant que ça. Effectivement, comme le dit Louise, la conjucture est difficile pour les "petits salaires" mais on le sait également pour les salaires de "classe moyenne" (toute proportion gardée) ... Je ne crois pas que dans le contexte économique actuel les gens s'amusent à vendre leur bien sans en attendre des plus-values. Si certains sont attentistes quand à l'achat, d'autres seront attentistes quant à la vente de leur bien. Autrement dit, je pense qu'effectivement le nombre de ventes va chuter mais pas forcément les prix. Les baisses des prix observées le sont généralement sur des appartements dont les propriétaires n'ont pas réussi à réaliser un vente rapide, mais la moyenne nationale bien qu'ayant chutée un peu n'a pas non plus dégringolé. A savoir que sur Paris la moyenne des prix n'a pas chutée mais a pris environ 2% sur les 3 derniers mois ce qui est plus faible que d'habitude mais pas nul.
Je suis moi même en recherche de maison près de Nantes. J'ai commencé il y a de cela un mois et demi. Les maisons que j'ai visitées à 330 000 à l'époque sont désormais affichées aux alentours de 290 000. Donc oui : il y a une baisse significative. Et oui, je pense que je vais suivre le mouvement des acheteurs attentistes... JM
les prix de l'immobilier sont difficilement justifiables. Hormis les critéres situation et prestatations, les prix pratiqués à ce jour ne sont que le reflet de vendeur souhaitant réaliser que des plus values. Rappelons nous de 1996 ou la chute atteingnit 30 à 50% aussi sur la côte d'azur. Un marché avec des prix à moins 40% (qui en fait sont la véritable valeur immobiliére)relancerait l'activité immobiliére.
je souhaite plus particulièrement réagir au commentaire de Louise J’observe attentivement le marché parisien depuis plusieurs années et contrairement aux annonces de la Fnaim et des notaires, je peux d’ores et déjà affirmer que les prix sont déjà à la baisse dans la capitale. J’en veux pour exemple cette annonce parue il y a quelques jours (ce n’est pas la seule) : METRO BLANCHE - Rue Caulaincourt Dans un immeuble des années 30 très bien entretenu, en rez de chaussée sur cour, vaste 4 pièces de 90 m². Séjour, Cuisine aménagée, 3 chambres, salle de bains. Chauffage collectif. Réf. explorimmo : 2507269 350 000 € Il y a encore 6 mois cet appartement (proche du quartier recherché des Abbesses) aurait à mon sens été mis en vente entre 450 et 500k€ ! Je tenais à réagir afin de dénoncer les informations trompeuses propagées par la Fnaim et les notaires qui ne cherchent visiblement qu’à masquer la réalité dans l’optique de limiter leurs pertes… Je recommande vivement aux lecteurs de consulter la manière dont sont réalisées les statistiques des notaires et de la Fnaim. Cela en dit long sur leur objectivité… D’ailleurs, il n’y a aucune raison pour que la tendance parisienne ne suive pas la tendance nationale. La plus forte densité et donc demande étant compensée par des prix plus élevés ce qui entraîne d’autant plus de difficultés pour les parisiens dans le financement d’une acquisition. Vu l’augmentation des coûts du crédit la chute à Paris pourrait même à mon sens être plus importante que la moyenne nationale d’ici peu…
La FNAIM parle, gesticule, jongle avec les chiffres, puis les malaxe, mais est aveugle ou fait semblant de l'être, car tel est son intérêt. Mais les comédiens usés et fatigués passent vite à la trappe, car, dans leur rôle, ils ne font plus rire personne. Seulement à leurs dépens.
s'il est vrai que la FNAIM a tout intérêt à ne pas être alarmiste il me semble que les prix de l'immobilier ne sont pas en train de chuter pour ex les ventes parisiennes et en Ile de France à des prix à mon sens faramineux !!! mais il est certain que le nombre de transactions a baissé et que ceci est bien lié à une conjoncture économique difficile pour les "petits salaires" ; par contre inciter les vendeurs a baissé leur prix permettraient aux agences immobilières de conclure des ventes et donc de toucher leur commission qui sont conséquentes globalement ; la morosité du marché ne les a pas encore incité à revoir ces commissions à la baisse pour autant !!!
La SMAIN est toujours aussi amusante. J'ai hâte de les entendre sur Rires&Chansons. Sinon quand est-ce que vous allez sortir un article avec des sources sérieuses à propos de l'immobilier ? Parce que les gags de la SMAIN sont amusants mais vous imaginez le désastre si quelqu'un prenait cet article au sérieux ? Bonne journée. Arno2244
Les arguments donnés, pour justifier le maintien du marché immobilier français, ne sont pas très convaincant. Ce sont les mêmes que ceux donnés en Irlande, Angleterre ou encore en Espagne, en vain. Mais on ne peut pas demander à la FNAIM de se tirer une balle dans le pied.
La FNAIM est juge et partie donc pour éviter un vent de panique elle continue de nier mordicus toute baisse. La baisse des prix et les difficultés de vente ont pourtant fait l'objet de plusieurs reportages télé, articles de presse, déclaration de groupements d'agents immobiliers non-membres FNAIM,... L'indice FNAIM étant base sur des critères "pondérés en moyenne glissante" non publics, il n'est pas difficile d'avancer les chiffres que l'on désire. Sur le terrain, la réalité est que les agents immobiliers incitent depuis plus 6 mois les vendeurs a revoir fortement leurs pretentions a la baisse. Les acheteurs sont desolvabilises par la hausse des taux et par l'inflation avec des salaires stagnants. Et avec le prix du carburant et des charges de copropriete qui explosent, c'est la goutte d'eau qui fait deborder le vase et annoncent un cycle de baisse de l'immobilier.
je ne crois pas trop a leur critique du marché, mais j'ai plus l'impression que fnaim souhaite éviter l'effet domino, et veulent rassurer un marché fragile et plus particulièrement des acheteurs difficiles