Les promoteurs espèrent un réveil du marché du neuf. Mais dans l'ancien, les transactions ne cessent de chuter. La Fnaim affirme même que "le spectre d'une crise structurelle plus profonde ne peut pas être écarté".
Les prix des logements anciens devraient continuer à baisser jusqu'à fin 2009, alors que les transactions ne cessent de chuter, mais les promoteurs tablent sur un réveil du marché du neuf grâce aux dispositions fiscales en faveur des investisseurs.
"Si on peut parler d'un printemps du neuf, on est toujours en hiver pour l'ancien car on n'observe pas de reprise significative en terme de volume", écrivent les Notaires de France dans leur "note de conjoncture immobilière" de juillet publiée mardi.
Pour les notaires "la reprise des transactions matérialisée par l'augmentation du nombre de promesses de vente depuis deux mois" permet seulement "d'envisager un volume d'environ 500.000 en 2009, soit un chiffre proche de celui de 1992, au pire moment de la précédente crise immobilière, contre 670.000 en 2008", soit une baisse de 18%.
Quant aux conséquences sur les prix, les notaires maintiennent "l'opinion formulée en avril qui peut se résumer ainsi : baisses des prix généralisées mais non uniformes, Paris intra muros et les Grandes Métropoles résistant mieux. Nous excluons une baisse de 40 %comme certains l'ont annoncé."
Présentant également son bilan du premier semestre, le président de la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) René Pallincourt a lui aussi fait état d'une chute "de 30%" des transactions entre septembre 2008 et juillet 2009.
Cette atonie du marché à des conséquences sur les prix qui diminuent même si si cela paraît insuffisant pour les éventuels acheteurs.
Sur un an (juillet 2008 à juin 2009), par rapport aux 12 mois précédents, la baisse est de 7,3% (-8% pour les appartements, -7,0% pour les maisons) malgré un léger rebond au deuxième trimestre 2009 (+3,9% par rapport au premier trimestre) observé par l'appareil statistique de la Fnaim, très sujet à caution.
"La hausse des prix observée à court terme n'est pas de nature à remettre en cause l'orientation du marché à la baisse", affirme M. Pallincourt qui envisage pour l'ensemble de l'année 2009 une baisse des prix de 8,1% par rapport à 2008.
Cette baisse des prix dans l'ancien intervient toutefois après de fortes hausses (+14% en 2003, +15,5% en 2004, +10,9% en 2005, +7,2% en 2006 et +3,6% en 2007).
La Fnaim affirme que "le spectre d'une crise structurelle plus profonde ne peut pas être écarté si le rebond de l'activité n'a pas lieu dans les prochains mois"
Cette crise a de graves conséquences sur l'emploi. Le président de la Fnaim a révélé que 407 agences sur les 11.000 membres de son réseau avaient fermé leurs portes en 2008 et que 365 autres avaient été mise en redressement ou en liquidation judiciaire au cours du premier semestre 2009.
"Il y a un rique d'accélération de fermetures des agences", a prévénu M. Pallincourt.
Aussi la Fnaim demande au gouvernement de prendre deux mesures: "une éxonération ou même une réduction des droits du mutation" et un "doublement du prêt à taux zéro dans l'ancien".
Ces mesures prendraient la place des crédits d'impôt pour les achats dans le neuf qui coûtent 1,8 milliard d'euros par an à l'Etat, selon la Fnaim.
Le dispositif fiscal mis en place pour les investisseurs qui louent leurs logements fait en effet le bonheur des promoteurs privés.
Marc Pigeon, nouveau président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), s'est réjouit, lors d'une rencontre avec la presse, que le nombre de logements neufs vendus en 2009 par les promoteurs devrait être similaire à celui de 2008 (79.000).
"Les ventes bénéficiant des dispositifs fiscaux représentant les deux tiers du total contre 50% auparavant", souligne M. Pigeon.
Mais cela n'empêchera pas l'ensemble des mises en chantier de logements neufs (30% de l'activité du bâtiment) de chuter de plus de 15% en 2009, pour tomber nettement sous les 320.000, contre 368.609 en 2008 et 437.086 en 2007, selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre.


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FNAIM et AI's vont maintenant couiner parce qu'ils perdent leur emploi, et réclamer l'aide de l'Etat? Ah, ça non!! Qu'ils se débrouillent seuls; ils ont bien assez d'argent pour cela, non? ...L'argent qu'ils ont escroqué des acheteurs au fil des ans, en commissions PARTICULIEREMENT ABUSIVES et en prix exagérés. Voilà la vérité. FNAIM et AI's, vous êtes allés bien trop loin, alors ASSUMEZ MAINTENANT.
Revenir aux fondamentaux. Depuis 1997, les logements ont augmenté de 140 %. Depuis 1997, les salaires ont augmenté (au mieux) de 25 %. La bulle spéculative s'est nourrie de l'illusion qu'on pouvait toujours vendre plus cher un bien déjà surévalué; et ce jusqu'au moment où il n'y a plus de gogo pour y croire. Donc le prix des logements (corrigé de quelques aides gouvernementales et de la baisse des taux d'intérêts) devrait se situer à environ 30 % par rapport à 1997, soit une baisse de 40 % par rapport aux prix de fin 2007/début 2008. De toute façon si les vendeurs veulent payer les intérêts des prêts relais en espérant une hausse nouvelle, je leur souhaite d'avoir de quoi financer leurs illusions.
Lorsque pendant la période 2001/2007 l'inflation immobilière était 10 fois supérieure à l'inflation INSEE, on n'a pas entendu la FNAIM demander au gouvernement des mesures pour éviter que de nombreux ménages ne soient empêchés d'être propriétaires. Il faut laisser le Marché se rétablir par une baisse massive des prix (la bulle a éclaté)ce qui permettra à la demande solvable de revenir. Si on écoutait la FNAIM, les nombreux ménages qui ont attendu sagement la fin de la spéculation devraient connaître la double peine : payer en tant que contribuable pour des logements auxquels ils ne peuvent pas accéder en tant qu'acquéreur parce que maintenus artificiellement à des prix élevés...Et puis rien n'empêche les AI de donner l'exemple en réduisant leurs commissions de 7% à 2%!
On peut faire une comparaison utile avec les évolutions récentes du marché immobilier américain en allant à l'adresse suivante http://criseusa.blog.lemonde.fr/2009/06/28/125/ Il y a de nombreux statistiques synthétiques
La comparaison avec les USA est des plus instructive. On peut trouver une analyse très récente faite à partir du CENSUS et des sites spécialisés dans les questions immobilières. http://criseusa.blog.lemonde.fr/2009/06/28/125/
Enfin, ce que chacun peut vérifier depuis au moins un an est admis par la FNAIM !!! et cette situation de non vente va durer pendant des années ! ajoutons également que l'ancien est souvent vétuste, difficilement réhabilitable, et totalement dépassé par rapport aux normes appliquées dans le neuf....la solution raser le surplus invendable ! en ce qui concerne le neuf, c'est la débauche avec le robien, le borloo et le scellier...nous verrons la multitude des gogos qui ont signé bientôt pleurer et entraîner ce marché de dupes dans les abysses ! la promotion immobilière sur plans, c'est à dire sans capitaux, n'est que du madoff-ponzi qui fonctionne quand les prix sont à la hausse (tout le monde est heureux...) mais s'écroule quand cela baisse ! ce qui explique que les promoteurs, banquiers et politiques rêvent au retour de l'inflation : la lessiveuse à dettes mais aussi à épargne !
M. Pallincourt ce n'est pas au gouvernement de prendre des mesures pour relancer l'immobilier !!! Ce sont aux acheteurs de baisser leurs prix. Aujourd'hui, un jeune qui entre sur le marché de l'emploi ne peut même pas espérer louer son logement (il reste chez ses parents ou prends une colocation)... alors acheter ! Soyons raisonnables, les prix ne sont plus du tout en corrélation avec les revenus. La baisse est inévitable.
Une bulle spéculative qui éclate ce n'est jamais drôle mais pourquoi la collectivité devrait-elle financer encore???? Un assainissement du marché permettrait peut-être enfin à des jeunes de pouvoir espérer un accès à la propriété, plutôt que de devoir emprunter sur 50 ans. Évidemment çà ne fait l'affaire ni des banques, ni des agences, ni de ceux qui ont spéculé sur le locatif.
Dans notre bourg à l'ouest du Val d'Oise, deux agences viennent d'ouvrir alors que cinq existent déjà. Pas trop mal pour un secteur en "crise" ...
Bonsoir à tous, la demande répétitive de la Fnaïm d'étaler le prêt à taux zero pour l'ancien est SCANDALEUSE ! Que l'Etat (nous) paye la bulle que tout ce petit monde n'a cessé de pousser vers le haut et cette dernière année de maintenir ?! On rêve ! A Aix en provence les prix ont monté de 400% par de 140% ! Et dans les discours officiels on ne cesse de se lamenter d'une petite baisse de 10% ? Mais le salaire médian en France c'est 1470,00/mois ! A ceux là les studios à 500,00/mois sont inaccessibles. Ils vont où ? Dans les mobil-homes, les campings, la colocation. Comment font les gens ? Voilà la seule question pertinente pour aborder cette crise. Cordialement Amada http://les-deboires-d-amada.over-blog.fr/article-30698532.html
Je ne pense pas qu'une mesure gouvernementale qu'elle quelle soit puisse relancer durablement le secteur de l'immobilier. Tant que l'avenir professionnel est douteux la prudence la plus élémentaire veut qu'on ne s'engage pas à long terme or l'immobilier signifie un financement bancaire sur 15 ans au mieux, ou la mise en vente du logement actuel, il est donc logique que le neuf se vende mal parce que l'ancien se vend mal. Le financement de l'immobilier aux Etats-Unis est à l'origine de la crise financière puis économique.... Une mesure gouvernementale sur l'immobilier reviendrai à mettre un pansement sur une jambe de bois... Un adage bien connu dit " quand l'immobilier va tout va" si on suit la logique de cet adage pour relancer l'immobilier il faut d'abord qu'il y ait un essor industriel qui induirait une baisse du chômage: on en est très loin ! La société française vit à l'économie: regardez les taux de remplissage des locations de vacance : c'est vide Le nombre de français qui envisagent de partir en vacance est en baisse... Tous les signes d'un ralentissement durable de l'économie sont au rouge alors l'immobilier n'est pas près de repartir !!! Une mesure gouvernementale risquerait de relancer l'inflation de surcroit !!! En fait pour relancer l'économie l'Etat doit réduire son train de vie pour baisser la pression fiscale sur les entreprises pour stoper le chômage: ce que font les français au niveau personnel il faut que l'Etat se l'applique à lui-même! Toute mesurette en faveur de tel ou tel secteur relève du lobbying !!!
La FNAIM a tort . Le marché actuel de l'immobilier est essentiellement basé sur du spéculatif accumulé sur 10 ans ! Aujourd'hui il faut faire le ménage et les prix pour se reprendre dans les 5 années qui viennent doivent impérativement dégringoler de 50% , c'est exactement ce qui s'est passé à la Bourse ! La rente ne peut être protégé indéfiniment et artificiellement , il en va de notre prospérité à venir ! Les investisseurs en Bourse ont trinqué, les rentiers doivent suivre ....
Tant mieux si les agences en trop (superflues) doivent fermer, ce n'est qu'un retour à la normale pour éliminer un trop plein d'agences quui se sont crées ces dernières années et créant un déséquilibre flagrant ! une ville comme Moutiers-tarentaise par exemple qui compte même pas 5000 habitants n'a pas besoin d'une dizaine d'agences immobilières : 3 ou 4 suffisent amplement, surtout si on compare avec le nombre d'oftalmologues (aucun) ou de dentistes (une poignée mais qui partent les uns après les autres) ou encore de salles de musculation à petit tarif et/ou associatives (aucune), et toutes ces choses autrement plus utiles voire indispensables à la population locale ! d'autre part depuis 1 ou 2 ans un nouveau genre d'agences immobilières à vu le jour, et semble se répandre facilement (normal puisqu'il répond à un vrai besoin et une vraie demande) : celles qui revendiquent des commissions et tarifs beaucoup plus bas que ce qui était habituel jusqu'à présent (les "4% immobilier" et similaires), si de nouvelles agences devaient encore se créer sur le territoire français ça ne devrait être que ceux-là, qui ont pris consciences que les tarifs pratiqués auparavant sont abusif et qu'il était temps de réagir (grand bien leur fasse)!!! d'ailleurs le mieux seraient que ce soient les autres agences qui disparaissent progressivement pour laisser place à ces agences "discount", et pour ça il faudrait que les particuliers ne fassent plus appel qu'aux services de ces dernières, que ce soit pour vendre ou acheter ou même louer ! cette prise de conscience qui a débuté, doit s'amplifier et se consolider pour devenir une façon nouvelle et durable de fonctionner dans l'immobilier, un comportement permanent des actuers qu'ils soit prestataires ou clients, demandeurs ou offreurs !
La spécialité française est la construction de clapiers chers. Allez faire un tour sur les sites des agences immobilières de Rochester dans l'état de New York. Tous les amis qui reviennent de l'étranger trouvent généralement le coût de la vie en France excessivement élevé.
Tiens , notre ami Pallincourt semble ouvrir un oeil et s'apercevoir après tout le monde que les choses ne vont pas si bien que çà dans le meilleur des mondes immobiliers. Pourtant il n'y a pas plus de 2 ou 3 semaines il ressortait sa trompette pour nous clamer que le marché allait repartir et blablabla et qu'il était temps d'acheter et blablabla....Toujours aussi trop fort ce Pallincourt. Maintenant,il commence à avoir la trouille pour ses petites affaires....(mais achetez tout de même, braves gens, il n'y en aura pas pour tout le monde...)
Quant aux agences immobiliéres,tant que leurs commissions représenteront jusqu'à 10% de la vente, c'est de la spéculation, car en vendant 3 à 4 biens DANS L ANNEE, elles ont fait les bénéfices requis,et ce n'est pas moi qui le dit..alors celles qui ferment..ceci compense celles qui ouvrent
Non seulement le rebond n'aura pas lieu (ça rappelle un titre de roman un peu longuet ça) mais tant que les prix n'auront pas atteint des prix raisonnables personne n'achètera. Si les droits de mutation baissent et qu'on rajoute des avantages fiscaux, ça n'aura qu'un seul impact : maintenir les prix hauts. Etonnant quand meme la semaine dernière sur tous les médias on entend parler de la reprise de l'immobilier et voilà que maintenant ils appellent à l'aide...
La FNAIM demande au gouvernement de baisser les droits de mutation et doubler les prets a taux zero. En ces temps de disette et de deficits budgetaires c'est prendre ses desirs pour des realites. L'argent est bien le nerf de la guerre. Les menages ne peuvent pas s'offrir les biens immobiliers car ils sont bien trop chers et les banques ont ferme le robinet du credit facile. Donc les prix ne peuvent que baisser.
décoréllé de sa rentabilité un prix d'immeuble doit y revenir ,le vrai drame sera pour les preteurs et emprunteurs qui pourraient mettre 200 ans à rembourser leur dette décuplée.
Quand la fnaim décrit la réalité, cela glace les sangs tant elle nous avait habitué à un discours d'un optimisme corporatif. La crise continue à frapper et pas seulement dans l'immobilier. , le FMI évoque le besoin urgent de recapitaliser les banques européennes et britanniques ( distinguo fondé sur le degré d'urgence de la mesure ), les voitures se vendent encore ( mais moins qu'il y a quelques années ) parce que les contribuables versent une prime à ceux qui achètent. Les activités de loisirs ( restaurants, centres ) ferment. Que reste t-il? Madame Lagarde qui continue à annoncer la reprise. Vraiment, ça glace les sangs.