
Les agents immobiliers ne croient plus à l'atterrissage en douceur du marché immobilier. Après la baisse des prix de 2,9% du troisième trimestre, la FNAIM s'attend à voir le retournement se poursuivre. Reste à savoir quelle sera son ampleur.
Le retournement du marché immobilier est bien là. Même les agents immobiliers de la Fnaim en sont aujourd’hui convaincus après un été qualifié de « chaud » où « la brutalité des chiffres » a « surpris ». Et de lister le coup d’arrêt de la construction, la chute des ventes de programmes neufs, la baisse de l’activité de l’ancien, sensible y compris à Paris, avant de finir par l’impensable : la baisse des prix de l’ancien.
Elle atteint en effet 2,9% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent où ils avaient augmenté de 0,9%, selon l'étude publiée mardi par la Fédération nationale de l'immobilier. Le reflux est donc beaucoup plus net qu’au premier trimestre (-1,2%). Et on ne peut plus parler de stabilisation même si, sur un an, les prix affichent encore une légère hausse de 0,1%.
Dans sa lettre de conjoncture d’octobre, la Fnaim estime toutefois qu’il était « raisonnable » en début d’année de tabler sur une simple « pause », voire une « correction légère » après les « niveaux de prix historiquement élevés atteints en 2004-2007 ». Mais pour elle, pas question de parler de bulle. Les prix étaient cohérents avec les fondamentaux du marché, plus sains que dans d’autres pays. Le retournement a donc pour la Fnaim « une origine essentiellement exogène, issue de la crise de confiance du système financier et la dégradation des conditions de crédit qui en a résulté ».
En clair, les ménages désireux d'acheter se heurtent désormais à un tour de vis des banques sur les crédits, et ce alors même que leur pouvoir d’achat est mis sous pression par l’inflation. Et la fédération de mettre en cause « la hausse des taux, la réduction progressive des durées de prêts, l’exigence renforcée d’un apport personnel important, (qui) ont fait reculer la solvabilité de la population des primo-accédants et des ménages les moins aisés ». Autrement dit, le retournement serait largement imputable aux banques dont le « comportement frileux vis-à-vis des prêts relais a eu pour conséquence de raréfier encore plus la demande »

"On est obligé de constater une tendance baissière qui devrait se poursuivre au quatrième trimestre et en 2009", reconnaît René Pallincourt, président de la Fnaim. « Le marché de l’ancien semble bel et bien s’être ancré dans une phase de recul de plusieurs mois, d’autant que la dégradation de l’environnement macroéconomique ne laisse apparaître aucune perspective rapide de retournement » renchérit la note de conjoncture de la Fédération.
Et ce d'autant plus qu'on ne peut pas compter sur la baisse des prix pour relancer le marché. Toujours selon la Fnaim, celle-ci "ne contribue aucunement à améliorer la solvabilité des ménages ". Elle serait entièrement "contrebalancée par la dégradation du volume et des conditions de crédit".
Résultat, pour l'ensemble de 2008, la Fnaim prédit désormais une baisse des prix de l'ancien "de 2 à 3%" par rapport à 2007 et de "10%" à la fin 2009, dans un marché où les transactions vont reculer "de l'ordre de 10% à 15%".
« Cela ne fait aucun doute qu'on va finir l'année avec une baisse des volumes de transaction des logements anciens de 20% et une chute des prix comprise entre 5% et 8% », assure Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre.
Pour M. Mouillart, « c'est sans précédent. Il va y avoir en 2008 et 2009 200.000 transactions en moins sur un total de 700.000. La France n'a jamais connu cela depuis la fin de la dernière guerre, même pendant la crise du début des années 90 ».
Emmanuel Parot, analyste à la société Gilbert Dupont, s'attend à une baisse des prix, « aussi bien dans l'ancien que dans le neuf, de 15% entre 2008 à 2010 » et » « une chute des transactions de 20% sur 2008 et 2009 ».
"Ce sont les banques et leur attitude envers les potentiels emprunteurs qui vont déterminer le futur", prévient pour sa part Henry Buzy-Cazaux, directeur général de la Fnaim. Car si la fédération suggère différentes pistes aux pouvoirs publics pour soutenir le marché (allègement des frais de mutation, doublement du prêt à taux zéro, favoriser la collecte sur les comptes d'épargne logement...), elle estime que les établissements de crédit, sont les "véritables arbitres des marchés depuis quelques mois".

Alors qu'il se prépare à une saison des fêtes difficiles, le n°1 mondial des appareils de navigation se projette déjà sur l'année prochaine avec le lancement de son premier smartphone GPS. Interview du directeur financier de Garmin, Kevin Rauckman.
Le comparateur de prix d'origine française aurait été revendu pour moins de 100 millions d'euros à un fonds d'investissement britannique alors qu'il avait été acheté pour 475 millions d'euros. Le prix de l'incompétence, selon Pierre Chappaz, le fondateur du site.
Après avoir plongé sous la barre des 3000 points jeudi (-3,48%), à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi, le CAC lâchait encore 3,33% vendredi à 2881,26 points. C'est sa troisième séance consécutive de baisse.
L'encours du Livret A a atteint 130,9 milliards d'euros fin septembre, ce qui représente une progression de 10,5 milliards depuis fin décembre. La plus forte jamais enregistrée.
L'ex-n°1 mondial de la finance n'en finit pas de dévisser sur les marchés. Son action cote désormais à peine 4 dollars à New York. Le conseil d'administration envisage toutes les options, dont la vente pure et simple de la banque.
Réservée jusqu'ici aux professionnels de la distribution, la solution de veille concurrentielle WorkIT sera bientôt mise à la disposition des consommateurs. Une killer application qui risque de bouleverser les comportements d'achat et pas seulement sur Internet.
Ancien Agent Immobilier à Cannes, je lisais il y a quelques temps les réactions de la FNAIM ou autres ainsi que des Notaires ou soi disants SPECIALISTES ou ECONOMISTES et je me disais qu'ils se moquaient du monde.Or, nous constatons et nous n'avons pas terminé de le voir qu'il y a EFFONDREMENT DES PRIX et nous n'en sommes qu'au début. En effet les prix sont tellements déraisonnables et non justifiés qu'il était temps que cela finisse.Personnellement je pense que meme apres la remontée des taux, nous aurons plus d'acheteurs a des prix correspondants à la valeur reelle des biens.
Je suis agent commercial en immobilier. Je ne comprends pas les chiffres avancés par les experts. Ce que je constate c'est une baisse de 50 à 60 % des transactions dans ma région qui n'est pourtant pas sinistrée en terme économique. Pour les prix, ils ont déjà baissé de 10 % depuis le début de l'année et vont encore baisser d'au moins 10 % très rapidement - dans les 3 à 4 mois à venir. Les acheteurs sont beaucoup moins nombreux. Beaucoup de gens voudraient acheter mais ils sont freinés par les prix devenus délirants, les prêts qui ont augmenté et les perspectives de moins value s'ils devaient revendre dans les 5 ans suivant leur achat. Les quelques visites que nous faisont ne donnent rien. Et si par bonheur, le client dit qu'il va faire une offre, celle ci n'arrive jamais ou à un niveau tel qu'elle n'a aucune chance d'être acceptée. Il y a un décalage total entre l'offre et la demande.
Au regard de l'évolution de ces derniers mois, le marché de l'imobilier est dans une phase de baisse trés importante de l'ordre de 10 à 25% de négociation sur les dernières ventes que nous avons concrêtisé. Contrairement à ce que disait "Rolroce", les acquéreurs ont disparu... en moyenne 10 nouveaux acquéreurs par mois pour une agence de 4 personnes ( l'année dernière, nous en avions entre 20 et 25); à l'inverse mon portefeuile de biens a augmenté de 50% en 4 mois... En conclusion, le réajustement sera marqué plus que ce que certains pensent...la hausse de l'immobilier suit le même principe que la crise financières...des propriètaires qui ont spéculé...et maintenant bienvenu dans le monde réel, le monde virtuel ç'est terminé...
Oui les gens veulent devenir propriétaire, mais tout le monde n est pas docteur etc.. Les prets sans apports et de plus de 25 ans c est terminé alors puisque tout augmente sauf les salaires messieurs les propriétaires il va falloir revoir vos prétentions a la baisse sinon vous ne vendrez pas.Cela a bien augmenté de 140% en 10 ans alors je ne vois pas pourquoi et au nom de quoi les prix ne pourrait pas chuter.
la baisse dans l'immobilier va être freinée grâce à la crise boursière, car ceux qui possèdent des actions vont chercher à les placer dans la pierre. Les biens qui résisteront le plus à la baisse sont les studios F1 . Donc il y a surement des bonnes affaires pour les épargnants et les investisseurs.
Voila un commentaire qui me fait bien rire: il n'y a pas assez de propriétaires donc il y a forcément de la demande. Primo être propriétaire n'est pas une obsession dans tous les pays. Secundo il faut que la propriété soit financièrement rentable par rapport a la location car n'oublions pas que c'est la banque qui est la vraie propriétaire pendant toute la durée du prêt. Avec l'accroissement des charges de copropriété et des taxes foncières tout ceci devient de moins en moins attractif. Et pour finir, évidemment il faut que les biens immobiliers soient a la portée financière des acheteurs. Rappelons le encore une fois: LA FRANCE MANQUE DE LOGEMENTS SOCIAUX. Il faut donc que les prix redescendent fortement pour que les acheteurs puissent tenter l'aventure.
Attention l'immobilier EN FRANCE est un marché qui réagit fondamendalement à l'offre et à la demande.53% des français seulement sont propriètaires, il y a fatalement plus d'acquéreurs potentiels que dans d'autres pays. La crise actuelle est entrain de limiter l'offre alors que le nombre des acheteurs potentiels ne cesse lui d'augmenter (le Français souhaite par dessus tout être proriétaire)Le contexte actuel reporte simplement la date du "passage à l'acte" alors pas d'effondrement en vue et sans doute au contraire une reprise forte à envisagée dès l'après crise financière.
on ne peut plus se voiler la face. Cet été le marché s'est violemment retourné et la baisse du nombre de transaction présage un retournement assez violent. jusqu'à Juillet, les négociations portaient sur 10% . Avec la crise financière, la perte de confiance et la fin de l'euphorie immobilières, il est certain que les acheteurs vont devoir négocier leur bien de 20%. Le marché est de plus deconnecté du niveau de vie. Seul les biens à faible budget pourrait être preservé. Car depuis le debut de 2008 ce sont les acheteurs qui font la loi
Il est bien dans le rôle de la FNAIM de nier la présence de bulle immobilière, car le futur normal d'une bulle est d'éclater, et non pas de se dégonfler doucement. Elle était pourtant bien là, car rien d'autre ne pouvait expliquer que des biens immobiliers puissent doubler, voire tripler de valeur en quelques années seulement, au point qu'il avait fallu rallonger la durée des crédits pour de nombreux acheteurs. Cet allongement de durée va se révéler catastrophique car pendant de nombreuses années, l'emprunteur ne rembourse que des intérêts ou presque, et ne pourra donc pas revendre si la valeur du bien chute, à moins de perdre beaucoup d'argent. Et s'il ne peut pas vendre, il ne pourra pas acheter autre chose: blocage et écroulement du chateau de cartes... Quand aux responsabilités de la création de cette bulle, elle est à rechercher dans chaque vendeur, particulier ou entreprise qui trouvait normal de revendre son bien 50 à 100% plus cher quelques années plus tard, en ne créant pourtant aucune valeur ajoutée. Et heureusement qu'il n'y a pas eu de prêts hypothéquaires!
Je continue mon message, il est temps que l'état charge la FNAIM d'un audit sur l'immobilier de l'Etat, sur sa perénnité, sur sa rentabilité et sur leur nécessité pour l'intêret général y compris des biens confiés aux 900 offices HLM et à l'emploi des fonds du 1 % logement
l'immobilier est faussé par ceux qui auraient dû favoriser le logement social. La CDC s'est lancé à coprs perdu dans les défiscalisations et a crée un surplus à certains endroits et un manque à d'autre mais surtout des prix exagérés. Qui a baissé LA GARDE ? Il est temps que l'éta
Si l'on se fonde sur l'historique des prix immobiliers, on constate que les prix varient proportionnellement a la croissance du Produit Intérieur Brut en valeur moyenne sur un cycle immobilier. Donc pour revenir a une situation équilibrée (i.e. compenser la hausse de 140% depuis 10 ans), les prix devraient baisser de 30% a 40% (en fonction des prévisions concernant l'inflation) dans les 3 a 5 ans a venir. Bref un phénomène de purge tout a fait normale résultant de cycles immobiliers aux variations toujours brutales, ce qu'on semble aujourd'hui redécouvrir.
Ulysse65 a très bien exposé le problème. Maintenant il faut voir les solutions. Il y a des villages, des bourgs, des villes en France qui se meurent tout doucement. Il y a une telle concentration dans quelques mégapoles, les TGV relient rapidement des grandes villes entre elles. On concentre le principal aéroport français à Roissy près de Paris, là où s'agglutinent les entreprises, synonymes d'emplois et par conséquent de gagne-pain quotidien. Si Ulysse65 avait participé à une communauté mondiale, comme celle de Linux à laquelle j'ai participé, il comprendrait que grâce à l'informatique, au réseau Internet et le lien vocal (transport de la voix), on peut vivre des choses humainement très passionnantes, on peut travailler et produire pour son entreprise beaucoup de travaux depuis n'importe où en France ou depuis n'importe où dans le monde. J'ai pu travailler sur deux ordinateurs, l'un en Afrique du Sud, l'autre en Amérique Latine, depuis mon petit sweet home avec mes petits moyens personnels avec le même confort que si j'avais été physiquement sur place. Tout ce qui intéressait réellement ces personnes, c'était la solution à leur problème. A un moment donné, il y avait cette expression des Français "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées". Aujourd'hui prouvons nous ne sommes pas plus cons qu'hier. C'est bien d'avoir des idées, mais les plus intéressantes sont celles qui se concrétisent et qaui vont dans le bon sens.
Celà fait des années que l'on parlait de la b"bulle" immobilière et en toute logique, celle ci aurait du se dégonfler doucement. La cause de l'explosion de cette bulle vient de la hausse exagèrée des matières premières (alimentaires, pétrole etc.). Les vrais responsables sont les spéculateurs (dont les banques) qui sont à l'origine des hausses avec la bénédiction des gouvernements. Les industriels et les distributeurs ont voulu prendre leur part du gateau, accentuant ainsi l'inflation. Je me souviens, pour l'exemple, alors que le cours du baril de pétrole atteignait les sommets, que le représentant de l'OPEP arguait que la demande n'était pas supérieure à l'offre. D'éminents "économistes", relayés par les médias, nous assuraient que la faute de la hausse de toutes ces matières premières étaient due aux pays émergeants alors que nous pouvions voir que seul un très faible pourcentage des habitants de ces pays roulait en voitures ou mangeait à leur faim. Il suffisait de s'écarter des centres villes pour trouver les bidonvilles, et, un peu plus excentrés, les villages d'agriculteurs ou d'éleveurs dont les habitants avaient du mal à ne pas mourrir de faim. Bref, du fait de ces spéculateurs (dont j'insiste, les banquiers) l'inflation, qui, contrairement à ce que prétendait le gouvernement, n'était pas compensée par la hausse des salaires (je n'ose pas parler des retraites), a entrainé une baisse du pouvoir d'achat qui a entrainé une baisse de la consommation, de la possibilité d'emprunter pour des achats immobiliers et donc, une récession économique. Et maintenant, les responsables sont indemnisés, les banques rachetées, aux frais à long terme des victimes, de leurs enfants et sans doute de leurs petits enfants, car l'état, c'est nous quand il s'agit de payer. Avouez que l'immoralité atteind des sommets.
comment peut-on qualifier de sain un marché où le prix du m2 augmente proportionnellement plus vite que les salaires, où le coût du poste "logement" (location ou achat) occupe une place de plus en plus importante mettant en péril l'équilibre financier de la famille? Qui peut acheter sa résidence principale à moins d'aller habiter dans les lieux reculés que tout le monde fuit? Ayez les pieds sur terre, les prix de l'immobilier sont scandaleusement élevés, le logement n'est pas une valeur spéculative, c'est un droit et une nécessité
La chute sera la même qu'entre 1991 et 1995. L'immobilier est trop cher même s'il l'est moins que certains pays qui avaient atteint des valeurs absurdes (Angleterre). L'Allemagne a été plus raisonnable que la France en termes de prix. Il faut une demande solvable face à une offre et comme les français ont consommé le blé en herbe, leur pouvoir d'achat ne peut pas augmenter, donc la demande s'effrite et les prix doivent baisser. C'est juste et moral. Ceux qui ont acheté ces dernières années se sont enrichi en dormant; tant mieux pour eux pour l'instant.