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Prévisions

Immobilier: entre « stabilisation » et « facteurs de retournement »

Guillaume Evin -  08/01/2008 17:14  - L'Expansion.com 
 
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Après une hausse de 3,8% en 2007, la FNAIM table sur une "stabilisation" comprise entre 0 et 3% en 2008 avec d'importantes différences régionales. D'autres sont plus pessimistes.

Pour les professionnels de l'immobilier, l'heure n'est plus à "l'atterrissage en douceur", expression unanimement utilisée jusqu'au début 2007, mais à la modération. La FNAIM anticipe un net ralentissement de la progression des prix de l’ancien en 2008 voire une stabilisation. De l’ordre de 0 à 3% selon René Pallincourt, son président. En 2007, les tarifs du mètre carré ont déjà franchement décéléré avec une hausse globale de 3,8% pour la France, même s'il existe d'importantes différences géographiques. Paris, et dans une moindre mesure l'Ile-de-France, continue notamment à afficher des hausses de prix hors normes par rapport aux moyennes nationales. Selon Century 21, les prix sont même en baisse de 1,5% en Limousin, Champagne-Ardenne ou Languedoc-Roussillon. Dans l'ensemble, pour le président de la FNAIM, « Les professionnels du secteur retrouvent peu à peu leurs repères du milieu des années quatre-vingt dix avant l’emballement généralisé ».

Mais cette inflexion était manifeste depuis au moins trois ans, depuis le pic de 2004 où les prix se sont envolés de +15,4%. A partir de 2005 la pression était retombée par paliers, avec d’abord une progression de +10,4% puis une autre de +7,1% l’année suivante. Si bien que l’année 2008 ne fera qu’amplifier un phénomène déjà bien installé. « En fait, en 2006, les fondamentaux restaient bien orientés, mais on parlait toujours de ralentissement de la hausse. En 2007, la hausse a été réellement modérée. Et pour 2008, ce devrait être la stabilité avec ici ou là des hausses ou des baisses alternées ».

 
 
Evolution des prix de l’immobilier dans l’ancien 2007 dont appartements dont maisons
FNAIM +3,8% +3,3% +4,3%
Century 21 +3,38% +3,93% +2,38%
De Particulier à Particulier (pap.fr) Pas de chiffre +0,89% +0,90%
Entreparticuliers.com Pas de chiffre +0,9% -1,8%
Crédit Agricole (direction des études économiques) +2,5% (sept. 06 à sept. 07) - -

Reste que pour la première fois depuis de nombreuses années, la FNAIM évoque d’éventuels « facteurs de retournement » tels que la dégradation du moral des ménages, le risque de contagion de la crise du subprime, l’instabilité financière mondiale ou encore le relèvement des taux d’intérêt. Mais elle se refuse toujours à tirer la sonnette d’alarme. « Il ne faut pas exagérer non plus. Le marché semble produire ses ajustements pour conserver un équilibre propice à la réalisation des projets des ménages » précise René Pallincourt.

Face à la remontée des taux (+90 points de base en 2007 selon la FNAIM), les particuliers compensent en empruntant plus longtemps. Ainsi la parts des crédits à 30 ans est passée de 8,4% en 2006 à 16% en 2007. Et dans le même temps la durée moyenne a grignoté 1 an à 21,5 ans. A noter aussi qu’en dépit d’un resserrement des critères de crédit, ceux-ci restent souples et attractifs. Pour preuve, dans bon nombre de banques, la part des dossiers sans apport personnel peut frôler les 50%. Les 20-25 ans sont désormais 8% à emprunter alors qu’ils n’étaient qu’1% il y a trois ans.

D’après le baromètre réalisé par BVA pour Orpi, 1er réseau d’agences en France, les acheteurs sont deux fois plus nombreux que les vendeurs : 6,4% contre 2,5%. De sorte que « la demande reste structurellement insatisfaite »explique Bernard Cadeau, son président. A cela s’ajoute « un déséquilibre qualitatif profond avec d’un côté plus d’appartements demandés mais plus de maisons proposées et de l’autre, des logements de 3 pièces les plus recherchés mais des petites et grandes surfaces les plus proposées ».

 
Commentaires - (8)
laura 10/3/2008 Recommander 0

Ayant travaillé dans l'immobilier dans le Var (et ce pendant 20 ans),marché très porteur je peux prétendre que toutes les données sont faussées: que ce soient notaires, agents immobiliers, supports de communication de particuliers souhaitant vendre seuls, tous n'ont aucun intérêt à afficher une morosité ambiante et cela se comprend un peu. Quand dans les années noires ( 90 à 98), la presse annonçait la crise dans ce domaine, les acquéreurs, frileux, proposaient des baisses de prix de 15 à 25% à des vendeurs qui ne faisaient quasi aucune plus value sur un bien, acheté 15 ans tôt. Total: il fallait " ramer" pour arriver à une conciliation et réaliser une vente. Les 85 % de transactions possibles échouaient: chacune des parties se bloquait et restait dans un attentisme gangréné.Nous n'en sommes plus là mais il faut que les prix se calment car certains produits ne correspondent qu'à une minorité de clients encore acquéreurs sur un marché donné. La seule base de données qui pourrait être fiable est celle des notaires....s'ils n'étaient pas "juge et partie"(ce sont des officiers ministériels- payés à la com-la transparence devrait aller de soi!). La loi votée sur le pouvoir d'achat permettant au locataire de ne verser qu'un mois de caution poussera guère les investisseurs à acquérir pour louer, ces derniers étant souvent asphixiés par les impôts et charges lorsque le bien est semi-ammorti, vont-ils, en plus d'un prix " inammortissable", prendre le risque, après le départ d'un locataire insolvable, de retaper un appartement, une peinture seule coûte 2 à 4 fois le montant du loyer:pour preuve les stocks d' appartements neufs invendus. Le marché se maintient, avec des signes d'essoufflement certes, mais c'est tant mieux: trop tirer sur la corde la cassera inéluctablement!n'oublions pas que l'immobilier et dérivés est l'un des premiers employeurs de notre pays!!!

lolo51 15/2/2008 Recommander 0

j espere que les prix ne vont pas encore augmentés car j envisage un achat fin 2008,qu il reste au pire au meme niveau.je suis de paris et envisage d acheter a reims vu que les prix sont vraiment moins chére pour la meme chose.ils sont fous a paris!!

jef 17/1/2008 Recommander 10

Stop, il est temps de voire la réalitée en face, 50%des français gagnent _ de 1300Euro net, les stocks sont au niveau de 1992, les banques vont préter de moins en moins car désolé nous sommes aussi touchés par les surprimes ( les banques sont liées car se pretes de l argent, et resterons méfiantes tant qu ils ne seront pas le nombres d actifs liées aux surprimes), crédit sur 30 ans vous payez que des intéret sur 12 ans or la revente moyenne est de 8 ans...........L explosion de la bulle est innévitable et pour bientot

Viviane Micaud 12/1/2008 Recommander 16

On devrait arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Le critère de richesse des français est faux. L'immobilier augmente donc les français sont plus riches et c'est augmentation de la richesse de la France : Monnaie de singe. Est-on plus heureux quand on vit dans un appartement 180000 euros ou de 200 000 euros quand c'est le même ? NON. Par contre les loyers sont plus chers, les remboursements plus importants. L'état doit mettre la main dans la caisse pour financer plus de logements sociaux. Globalement : LA NATION FRANCAISE Y PERD. C'est seulement quand on va dans plus petit, ou quand papy meurt qu'il y a un bénéfice. C'est à dire au moment où on n'est a le moins besoin. Comprenons les mécanismes d'augmentation des prix du logement et agissons pour les enrayer...

Mike 10/1/2008 Recommander 6

Se retrancher derriere des tournures alambiquees ne changera rien a la donne de fond: l'argent, le nerf de la guerre commence a manquer. Les banques deviennent frileuses, les emprunts sont au taquet, les taux d'interet sont eleves, la conjoncture economique s'assombrit, les aides et mecanismes soutenus par l'Etat sont deja en place, les certificats et normes applicables aux logements deviennent plus draconiens, la valeur des logements est devenue deconnecteee de l'evolution des revenus,... La seule variable d'ajustement reste le prix de vente (pas le prix d'affiche ou en vitrine). Les agents immobiliers etant remuneres au pourcentage de la valeur de vente, je comprends qu'ils soient reticents a annoncer que les bonnes annees sont desormais derriere eux. Le risque est non seulement la baisse de la valeur des transactions mais aussi un phenomene d'attentisme des clients potentiels en recherche de bonnes affaires qui entrainera une baisse du nombre de transactions. Tout le sait que l'immobilier fonctionne par cycles, c'est la regle du jeu, il faut savoir accepter les hauts comme les bas.

pacha75 9/1/2008 Recommander 15

Toujours la même intox ! Tant que l'on prend des institutions qui sont juges et parties pour donner leur avis tout est faussé. Evidemment, les agents immobilier et la FNAIM n'ont pas intérêt à dire que ça va baisser. Les mouvements spéculatifs repose sur le crédit et la communication. Malgré tout, les français n'ont plus de sous dans leur porte monnaie. il faudra donc bien admettre que cette bulle ne pourra que se dégonfler... TOT OU TARD !!!

Den 9/1/2008 Recommander 13

Les prix de l’immobilier ne peuvent se maintenir et c’est un phénomène économique bien compréhensible. Ce qui va être terrible pour les ménages, c’est de rembourser des crédits sur 30 ans pour des biens immobiliers n’ayant plus que partiellement leur valeur d’achat… Bonjour les dégâts !

PatrickBoulland 8/1/2008 Recommander 6

En fait il faut raisonner en terme de coût d'acquisition plutôt qu'en prix d'achat. Quand les taux d'intérêt grimpent et que la durée d'emprunt augmente ; c'est le coût d'acquisition qui monte en flèche même si le prix de vente stagne. Et ça, alors que notre pouvoir d'achat n'augmente presque plus... c'est vraiment difficile.

 
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