L'activité du nouveau leader mondial des mesures électromagnétiques repart d'un bon pied. Et les perspectives semblent très prometteuses. Mais nous préférons alléger la position et prendre une partie de nos gains.
vendez aux cours actuels
Après un exercice 2007-2008 (clos au 31 mars dernier) mitigé, l'activité de Satimo est repartie d'un bon pied : pour le premier trimestre, les ventes sont en hausse de 5% à périmètre constant, soit 8,8 millions d'euros. En prenant en compte les facturations de l'américaine ORBIT/FR, rachetée en mars 2008, le saut est beaucoup plus significatif : +115%. Ce qui permet au carnet de commandes de se hisser à 19 millions d'euros à la fin juin. Surtout, cette acquisition permet au français de compléter son offre de scanners et autres instruments de mesures, pour en faire le leader mondial des solutions de contrôle électromagnétiques. Mieux : la nouvelle configuration de l'entreprise devrait lui permettre de réduire sa dépendance aux marchés des radiocommunications civiles, qui au 31 mars dernier représentaient encore près de 70% des revenus. Satimo compte bien percer davantage dans l'aéronautique et l'automobile, deux industries très demandeuses des technologies qu'elle propose. Pour une raison toute simple : ces instruments permettent de procéder à des contrôles dits non destructifs. En clair : il est inutile de démonter ou déposer un moteur pour vérifier, réparer ou changer un organe défectueux. D'où des temps de disponibilité plus grands et des factures de maintenance réduites.
Un autre facteur pourrait favoriser la croissance de Satimo : la remontée du dollar, qui s'est apprécié de plus de 9% sur l'euro au cours de cet été. Autant de gagné pour une entreprise européenne, facturant en euro, et dont 86% des revenus proviennent de l'international, dont respectivement 51% en provenance de l'Asie et 15% des Amériques.
Tous les clignotants semblent au vert pour Satimo. La Bourse semble le croire : depuis notre conseil d'achat du 16 juillet dernier, le cours s'est apprécié de près de 26%. Et même à ce prix la valeur apparaît bon marché : sur la base d'un cours de 10 euros, l'action ne valorise que 8 et 4 fois les bénéfices escomptées en 2009 et 2010. Tout pousse donc à l'achat ! Sauf la prudence. Qui incite d'abord à scruter la liquidité quasi dérisoire du titre, le rendant d'autant plus vulnérable au risque de plongeon sévère en cas de retournement du marché. Du coup, nous préférons vendre la position, quitte à y revenir plus tard.
Le titre : code Isin : FR0004058949 ; mnémo : ALSAT ; marché : Alternext ; éligible au plan d'épargne en actions ; non éligible au Service de règlement différé

La part des primo-accédants à la propriété a diminué depuis 2001 et la durée des prêts s'est allongée malgré la chute des taux d'intérêt, selon le "portrait social de la France" publié par l'Insee.
Ce dispositif ancien, qui permet d'investir à moindre coût dans l'immobilier, ne manque pas d'attraits très actuels.
La Bourse de New York a continué sa chute mardi, terminant en baisse pour la cinquième séance consécutive. Le Dow Jones a lâché 5,11% et le Nasdaq 5,80%.
La baisse initiée depuis la mi-août s'accélère avec la baisse des prix du pétrole. Si les nouvelles propres au fabricant de fours de raffinage restent bonnes, nous préférons jouer la prudence. Notre position affiche encore plus de 45% de bénéfices.