Si la stratégie de croissance de l'élaborateur de vins haut de gamme fait ses preuves, il faudra encore attendre pour en tirer des bénéfices. Les moins téméraires solderont leur position.
vendez au-dessus de 11 euros
Depuis le début de l'été, les nouvelles de l'élaborateur de vins haut de gamme ne sont pas au beau fixe. L'exercice 2007-2008 s'est conclu par un résultat net part du groupe en perte, à hauteur de 0,6 million d'euros, et une marge d'exploitation réduite de moitié à 4,17%. Deux raisons à cela : la baisse des marges sur l'activité de négoce de Chablis, conséquence de la forte hausse des cours d'approvisionnement sur ces vins et 588.000 euros de charges exceptionnelles liées au litige concernant la précédente joint-venture chilienne et la sortie de Laroche de Guette du Soleil.
Retraité des éléments non-récurrents, le résultat net ne ressort néanmoins qu'à l'équilibre. Ce n'est pas faute d'avoir redoublé d'efforts face à un contexte de consommation de plus en plus difficile. Montée en gamme des produits, renforcement de leur présence dans les circuits de vente sélectifs et a contrario réduction de l'exposition à la grande distribution (11% aujourd'hui). Ces efforts ont porté leurs fruits à Chablis comme dans les filiales du Nouveau Monde, les ventes progressant de plus de 6% sur l'exercice.
Cette stratégie doit encore être le moteur pour l'exercice 2008-2009. Mais l'année a mal démarré. Laroche a mis en place un programme de relèvement général de ses tarifs. Une action qui lui a permis de résister à la baisse des volumes de consommation, classique dans ces cas-là. Les ventes sur le premier trimestre 2008-2009 limitent leur baisse à 3%, à 8 millions d'euros. Laroche n'en reste pas moins confiant et s'estime en mesure d'améliorer ses marges. Toutefois, il faudra attendre 2009-2010 pour un rebond.
Le parcours boursier de Laroche a été plutôt chaotique depuis la fin 2007. Après plusieurs mois de baisse, de la fin octobre 2007 à la mi-février 2008, le titre a connu une phase de hausse jusqu'à la mi-mai. Depuis, il n'arrive pas à passer le seuil des 10,50 euros. A moins d'être suffisamment patient pour attendre le rebond des résultats prévu par le groupe sur 2009-2010, la tentative de ce mercredi (passage à 10,51 euros) pourrait permettre de sortir de la position autour des 11 euros.
Le titre :
code Isin : FR0000077117 ; mnémo : ALLAR ; marché : Alternext ; éligible au plan d'épargne en actions et non éligible au Service de règlement différé

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