(CercleFinance.com) - L'enfoncement du plancher annuel des 12.350Pts à Tokyo dès vendredi matin avait malheureusement valeur de précurseur puisque les places asiatiques (notammant Hong Kong et Bombay) ont dévissé de -5% (et plus) ce lundi.
Nous assistons à la seconde rupture de supports majeure depuis la période du 15/15 janvier 2008: avec un 'gap' de plus de 2% dès l'ouverture (et une perte quasiment doublée à -3,8%), avec une chute de -100Pts par rapport à la plus basse clôture de l'année, avec des volumes déjà supérieurs à 4MdsE échangés, avec 100% des 250 plus grosses capitalisations en baisse (une 1ère historique ?) et une chute de -7% en moyenne des valeurs financières au sein du SBF-120 et du CAC40... voilà que se met en place un 'scénario noir' où la chute de confiance des opérateurs atteint des niveaux plus observés depuis le 11 septembre 2001.
A la 'City' de Londres, des banques locales (irlandaises ou écossaises) affichent plus de 20% de repli (crise de liquidité ?), des géants comme HBOS ou Royal Bank of Scotland (les plus exposées à l'éclatement de la bulle immobilière britannique) s'effondrent de -11 à -15%, à Zurich, UBS dévisse de -13% (sous les 25CHF) et entraîne le plongeon de -4,7% de la bourse helvétique.
Après la banqueroute de Bear Stearns et son rachat pour 236 millions de $ (1% de sa valeur boursière le 1er mars dernier) alors que la FED 'securise' 30Mds$ d'actifs devenus pratiquement 'non négociables'.
Et la question qui tétanise Wall Street ce lundi en préouverture (les indices US sont attendus en repli de -2 à -2,5%) est la suivante: 'à qui le tour' ?
Pourvu que les -28 à -30% de repli attendus sur Lehman Brothers ne constitue pas un élément de réponse (comme ce fut le cas pour Bear Stearns une semaine auparavant).
Merrill Lynch risque également de chuter de plus de 15% dès les 1ers échanges... et Citigroup pourrait également afficher jusqu'à -10%.
Et s'il ne s'agissait que des banques ! Le 'profit warning' de Siemens (qui dévoile des reports de commandes et anticipe des temps difficiles) est dévastateur (le titre s'effondre de -14% et explique pour une large part la chute de -4% du DAX sous les 6.200Pts.
Voilà qui assombrit brutalement le tableau macro-économique en ravivant les craintes de récession -y compris en Europe- et amène à revoir les anticipations bénéficiaires de nombreuses entreprises 'cycliques'.
Alstom décroche de -8%, la débâcle se poursuit sur Rhodia qui perd -7,8%... et les 'valeurs Dollar' ne résistent pas au plongeon du billet vert sous les 1,58/E et 96,5Yen: EADS lâche -5,7%, Cap Gemini -5,5%.
Si comme le prétend Alan Greenspan 'la situation est la plus sérieuse depuis 1945', si le risque systémique menace plus que jamais la croissance (selon Dominique Strauss Kahn), si 'un signe fort' de la part des banques centrales (concernant leur capacité à gérer la crise) ne parvient pas aux marchés rapidement... alors les prochaines heures ou les prochaines séances de bourses pourraient s'avérer les plus cruciales pour l'économie mondiale depuis 50 ans.
Au-delà des pertes immidiates sur les 'subprime', ce sont maintenant des centaines de fonds d'investissement et de sociétés financières gérant les futures retraites des salariés et fonctionnaires américains qui risquent de se retrouver en grave difficulté: les craintes de 'ralentissement économique' en deviendraient presque anodines en regard des conséquences pratiques d'un tel développement de la crise de l'excès de crédit.
Le processus s'est trouvé aggravé par les 'mauvaises pratiques' des banques et rehausseurs de crédit US ayant abusé du mécanisme des 'dérivés' pour faire assumer le 'risque' à l'ensemble des agents économiques... et en dernier ressort -via l'intervention de la FED- aux contribuables eux-même.
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Sur le papier, la société foncière a tout pour plaire. Avec un bémol : l'environnement immobilier et financier de plus en plus tendu. Allergiques au risque s'abstenir.
Les perspectives du marché ferroviaire donnent au titre de l'équipementier un potentiel de valorisation attractif.
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La Bourse de Paris a débuté en baisse mardi, dans des marchés toujours déstabilisés par le prix élevé du pétrole et les craintes de stagflation.
La succession de nouveaux contrats prouve que la dynamique observée depuis le début de l'année perdure. Nous réitérons notre conseil d'achat d'avril dernier, celui-ci n'ayant pu être exécuté.