L’avance technologique dont jouit le groupe peut lui permettre de se distinguer à l’avenir face à la concurrence et d’assurer une croissance fortement rentable.
Achetez autour de 10 euros
On craignait pour le leader européen des solutions de personnalisation de cartes plastiques une année 2008 plus difficile que les précédentes -euro fort et contexte économique dégradé obligent. Il n'en est rien. Evolis a même vu son rythme de croissance s'accélérer entre le premier et le deuxième trimestre 2008. De 5% sur les trois premiers mois de l'année, la croissance des ventes est passée à 26%. Au total, le groupe affiche sur le semestre une croissance de 16,5% de son chiffre d'affaires, à 19,2 millions d'euros.
Certes, il y a le handicap de l'euro. Notamment par rapport au dollar car si Evolis est aussi présent au Japon, ce marché est beaucoup plus attaché à la qualité qu'au prix. La croissance globale en pâtie. Mais en volume, on mesure tout le dynamisme de l'offre d'Evolis. L'activité retail reste particulièrement bien orientée quelle que soit la région. De 28% dans la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, elle croit de 32% dans la zone Amériques (+15% en euros) quand le pôle projets s'octroie 9%.
Pourquoi ? Evolis dispose d'un avantage concurrentiel avec l'avance technologique et fonctionnelle de ses produits. La preuve, en mai, le groupe a signé avec la banque NACF, premier réseau bancaire en Corée du Sud, un contrat d'équipement en solutions de personnalisation décentralisée de cartes de débit et de crédit. Un contrat de 3.000 imprimantes, le plus gros du groupe dans le domaine bancaire. De quoi faire mieux que le marché.
D'ailleurs, l'activité projets présente déjà de solides perspectives. Certes, les clients mûrissent plus longtemps leurs décisions d'investissements. Mais de nombreux appels d'offre sont en cours que ce soit pour des équipements bancaires, gouvernementaux et de fidélisation. Evolis est confiant dans sa capacité à poursuivre sa forte croissance en 2008. tout en maintenant ses marges. Rappelons qu'en 2007, la marge opérationnelle était ressortie à 20,9% (+0,8 point).
Son exposition à la faiblesse du dollar et une clientèle issue du secteur bancaire ont fortement mis à mal le titre. Depuis le début de l'année, il perd près de 22% et plus de 36% sur un an. Pourtant, la croissance est là (lire l'analyse). Le choix est risqué, mais nous estimons qu'il peut être à moyen terme opportun de revenir à l'achat. Un achat que nous effectuerons sur repli vers les plus bas.
Le titre : code Isin : FR0004166197 - mnémo : ALTVO ; marché : Alternext ; éligible au plan d'épargne en actions ; non éligible au service de règlement différé

Le titre continue d’afficher un profil attractif, le groupe industriel conjuguant forte croissance, bonnes perspectives sur les résultats et rendement de 6,5%.
Christine Lagarde a plaidé dimanche en faveur d'un "dialogue approfondi" avec la Banque centrale européenne, et elle a confirmé qu'elle abordait l'Ecofin des 12 et 13 septembre avec deux objectifs - le financement des PME et la stabilité financière.
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