La première mise à jour majeure de Firefox sort mardi soir. Firefox 1.5 entend conforter son avance en matière de sécurité et de fiabilité sur Internet Explorer. Au risque de délaisser parfois l'innovation à ses concurrents, dont des petits nouveaux comme Flock.
La feuille de route sera respectée. Attendue de longue date, la première mise à jour majeure de Firefox, étiquetée 1.5, sera mise en ligne mardi soir. Soit un peu plus d'un an après la sortie de la version 1.0 du trublion des navigateurs qui ne cesse de contester la domination jusqu'alors sans partage d'Internet Explorer. Aujourd'hui, Firefox, téléchargé 112 millions de fois, c'est plus de 10% de part de marché dans le monde et 15% en Europe, quand dans le même temps Internet Explorer est redescendu aux alentours de 85%. « La 1.5 est dans la droite ligne de la 1.0 et reste fidèle à la simplicité, la sécurité et l'efficacité qui ont fait le succès de Firefox 1.0. », explique Tristan Nitot, président de Mozilla Europe. Parmi les principales nouveautés de cette nouvelle version : un système de mise à jour automatisée et d'onglets repositionnables par glisser/déposer et un chargement de pages améliorés. Et, bien sûr, les inévitables corrections de bogues, moins visibles par l’utilisateur, censées améliorer la sécurité, la vitesse et le rendu des pages. Une grande campagne de marketing est prévue pour l'occasion. Les internautes proposeront des vidéos les mettant en scène avec leur navigateur, les meilleures étant récompensées.
Tout cela doit être suffisant pour tenir jusqu'à l'été 2006, quand sera présentée la prochaine mise à jour majeure, Firefox 2.0. A cette date, le navigateur alternatif subira la contre-offensive de Microsoft qui comblera, avec Internet Explorer 7, son retard dans trois domaines chers des internautes : l'accessibilité, la compatibilité et la sécurité. Bref, c'est maintenant qu'il faut faire la différence. Pour autant, Firefox ne doit pas seulement regarder devant lui. Derrière, la concurrence s'active. Exemple avec Opera, devenu gratuit en septembre et qui a quadruplé depuis son taux de téléchargement. Exemple aussi avec Flock, un navigateur qui croule sous les louanges depuis la rentrée. Sa particularité ? Basé sur le même moteur que Firefox, il mise sur les réseaux sociaux, en intégrant la publication de photos sur le site de Flickr, d'articles sur un blog, ou le partage des signets. Soit autant de fonctions que Firefox délaisse volontairement. « Chaque nouvelle version doit rester très simple d'utilisation. Cette simplicité est essentielle pour le succès du produit », rappelle Tristan Nitot. Ainsi les prochaines versions prévoient-elles de revoir les favoris et l'historique ou d'introduire la gestion d'options par site. Tout le reste étant relégué aux 700 extensions proposées par des développeurs tiers. Avec le risque, néanmoins, de voir filer quelques innovations.

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