Gaz de France a reçu le feu vert du gouvernement pour augmenter globalement ses tarifs de 12%. En échange, l'abonnement des clients qui se chauffent au gaz sera réduit pendant cinq mois.
A partir du 1er novembre prochain, le kilowatt de gaz coûtera bien 12% plus cher. Gaz de France a obtenu le feu vert de la Commission de Régulation de l'Energie et du gouvernement pour augmenter ses tarifs mardi prochain. L'entreprise se fournit à plus de 95 % auprès de producteurs pétroliers internationaux et réclamait de pouvoir répercuter dans ses prix de vente le bond de 60% de sa matière première.
Pour faire passer la pilule, Gaz de France a bien consenti un effort, mais limité dans la cible et dans le temps. Pour ses 7 millions de clients qui se chauffent au gaz et uniquement du 1er novembre 2005 au 31 mars 2006, le prix de l'abonnement sera réduit de 4,4 euros hors taxe par mois. Soit une baisse de 45% du prix de l'abonnement sur les cinq mois d'hiver. Tout dépendra après de la consommation de chaque foyer. Ceux qui consomment très peu – 3 millions de Français selon l'entreprise - pourront même y gagner un peu. En revanche, aucune facture, même celle des plus gros consommateurs, ne grimpera de plus de 8%. GDF s'y est engagé. Reste à espérer que l'hiver ne sera pas trop long, car ces gestes commerciaux s'évanouiront à partir du 1er avril 2006, et la hausse de 12% sera alors répercutée plein pot sur toutes les factures.
Ce dispositif a donc permis au gouvernement d'annoncer vendredi que la hausse des tarifs serait en moyenne de 3,8%. « Une bonne solution pour Gaz de France et une bonne nouvelle pour tous les Français" s'est félicité Dominique de Villepin. Gaz de France a chiffré le coût de ces mesures commerciales à 164 millions d'euros. Un manque à gagner ? « C'est mieux que si l'entreprise n'avait pas pu procéder à la hausse de 12% de ses tarifs » explique-t-on chez Gaz de France. Son PDG, Jean-François Cirelli a toujours refusé de donner des chiffres précis sur ce que lui rapportera la hausse. Mais d'après les calculs d'analystes financiers, cités par le Canard Enchaîné, la somme en jeu serait de « un milliard d'euros ». Une bonne opération pour Gaz de France donc, saluée à la bourse de Paris où le titre regagnait 2,5% peu après l'annonce de Bercy. Pour éviter tout nouveau pataquès, Thierry Breton organisera début décembre une table ronde avec tous les acteurs du secteur gazier pour mettre à plat le dispositif de calcul des prix du gaz.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.