IBM n'utilisera pas d'examen génétique avant d'embaucher un salarié ou de lui assurer une couverture maladie. Aux Etats-Unis, pourtant régulées, ces pratiques se développent et ont déjà entraîné des scandales. Elles demeurent interdites en France.
Cela pourrait relever de la science-fiction. Pour répondre aux inquiétudes de ses employés, IBM devait annoncer lundi une politique renforcée de respect de la vie privée. Big Blue, qui emploie 300.000 personnes, promet de ne pas utiliser d'examen génétique avant d'embaucher un salarié ou de déterminer les modalités de sa couverture maladie et de sa mutuelle. Bref, à ne pas faire de la discrimination génétique. C'est la première fois qu'un grand groupe comme IBM s'engage dans ce sens, alors que le Congrès américain s'apprête à légiférer sur la question du respect du secret génétique. Pour l'heure, il n'y a toujours pas de loi à l'échelle fédérale. Mais une quarantaine d'Etats ont déjà voté des textes encadrant les tests et condamnant la discrimination.
Cela n’empêche pourtant pas des entreprises ou des compagnies d’assurance de recourir plus souvent aux examens génétiques, grâce à des start-up spécialisées qui proposent leurs services pour des tests ou du conseil génétique. IBM, lui-même, est présent sur ce secteur, bien loin de son métier d’origine. Sur les cinq prochaines années, il organise par exemple avec National Geographic le « Genographic Project » qui vise à récolter et à analyser l’ADN de dizaines de milliers de personnes afin de cartographier les migrations humaines. Un "kit de participation" est vendu 100 dollars. Envoyez quelques cellules de peau et IBM vous dira d’où vous venez. Bien sûr, le groupe se veut rassurant : les données sont confidentielles et leur accès strictement réservé à son propriétaire.
Les projets d’IBM dans la recherche génétique ont amplifié l’inquiétude des salariés du groupe. Et de s'interroger sur les conséquences au cas où leur employeur les découvrirait porteurs de maladies génétiques ? Car les dérives existent. En 2002, la compagnie ferroviaire Burlington Northern and Santa Fe a été condamnée à 2,2 millions de dollars d’amende, pour avoir utilisé les échantillons sanguins de 36 de ses employés, sans leur consentement. Elle tentait de déceler une maladie rare. En France, la loi est claire. « L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique », mentionne l’article 16-10 du Code civil. « Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres […] sans avoir recueilli préalablement son consentement […], est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende », ajoute l’article 226-25.

Logiciel plus service. Microsoft vient officiellement de lancer la bêta en langue française de son « espace de travail » et de partage en ligne Office Live Workspace, quelques...
Microsoft France a tenu aujourd'hui au Pavillon Royal à Paris la première édition du « Microsoft Mobility Briefing » organisé en partenariat avec Tibco Mobile et SFR Entreprises...
Référence des services informatiques, le français Capgemini réorganise sa stratégie d'infogérance applicative. Afin de surfer sur la vague '2.0' et de ne pas se laisser distancer...
Responsable des dossiers européens chez GeoConcept, Albert Da Silva Pires propose cette tribune libre sur le combat commercial mais également technologique entre les deux réseaux...
Chimie, finance et bonnes intentions. La société de conseil Accenture vient a annoncé un partenariat avec un spécialiste des solutions de gestion pour l'industrie chimique, environnementale...