Presque sept personnes sur dix dans le monde estiment que leur gouvernement ne lutte pas efficacement contre la corrup- tion, selon Transparency International. Pis : les partis politiques et les Parlements seraient plus corrompus que les milieux d'affaires et les administrations, police incluse.
Alors, tous pourris ? Le fait est que, depuis l'entrée en vigueur en 1999 de la convention de l'OCDE contre la corruption, ratifiée par 35 pays dont la France, ce fléau n'a guère faibli. La Banque mondiale estime que 200 milliards de dollars, soit l'équivalent de 3,5 % du montant total des achats publics mondiaux, sont payés chaque année sous forme de pots-de-vin. Et l'addition atteindrait entre 4 et 10 % de ce montant, autour de 1 % du PIB mondial, si l'on prenait en compte les surcoûts de production liés au manque d'efficacité des entreprises choisies.
Et la France ? Elle ne fait pas partie des pays les plus vertueux. Contrairement à ce qui se pratique ailleurs, notre gouvernement ne maintient pas une liste d'entreprises exclues, ne serait-ce que temporairement, des marchés publics. L'e-procurement, qui consiste à utiliser l'outil informatique pour diffuser à moindre coût et dans une plus grande transparence les appels d'offres, recueillir les soumissions ou publier en ligne les vainqueurs, ne progresse que lentement, malgré la pression de la Commission européenne. Autre exception française : un tiers des marchés publics sont encore négociés de gré à gré, en contradiction totale avec les conventions internationales que nous avons signées. Il n'existe pas non plus de base de données, accessibles à tous, qui recenserait au niveau national les informations sur les marchés pour permettre à la collectivité de repérer des écarts de prix abusifs. Enfin, ceux qui sont chargés des achats n'ont aucune incitation à économiser l'argent public puisque leur rémunération est indépendante de leur performance, contrairement à ce qui se fait en Angleterre.
Si un système aussi inefficace perdure, c'est notamment parce que la volonté politique de l'amender fait défaut. Sur ce point, la France n'est pas un cas unique. Lorsqu'on interroge les hommes d'affaires à travers le monde, ils déclarent que les paiements illicites aux partis politiques sont rares dans les régimes autoritaires, mais courants dans les pays libres. Il est bien sûr vital de financer le pluralisme en politique, il est néanmoins coûteux pour la collectivité et dangereux pour la démocratie de le faire avec l'argent de la corruption. Là-dessus, les candidats à la présidentielle sont silencieux.

Jouer à son jeu de console favori n'importe où, sur un PC ou un mobile. C'est ce que promettent les services américains de jeux vidéo en ligne, Spawn Labs et OnLive. Mais le premier se présente comme une extension des consoles quand le second veut les remplacer.
Fort de 500.000 membres, le site Covoiturage.fr a lancé en décembre une application mobile, Comuto, déjà téléchargée 100.000 fois. Gros plan.
Un juge brésilien vient d'accorder plus d'un million de dollars d'indemnités à l'une des familles de victime du crash Rio-Paris. En France, un avocat demande à la justice française de s'aligner. De quoi faire exploser l'enveloppe prévue par Air France?
L'autorité française des normes comptables donne vendredi son avis à Bruxelles sur la nouvelle version des normes IFRS PME. Nombre d'entreprises craignent son application. Explications.
Avec la mise en œuvre de la loi Hadopi, les pirates vont devoir changer leurs habitudes. Mais pour les plus convaincus, il sera plus rentable de payer pour télécharger illégalement que de passer par les offres légales. Explications et conséquences...
Encore une nouvelle boutique d'applications en ligne. Baptisée Google Apps Marketplace, elle doit permettre au moteur de recherche de s'installer sur le marché des logiciels d'entreprises.
Si tout élu devait déposer son bilan patrimonial validé par l'administration fiscale avant et après mandat, le ''Canard Enchainé'' aurait moins de grains à moudre! Une telle mesure prise à l'échelle européenne, pourrait être accompagnée sur le même périmètre de la suppression du secret bancaire et par une armonisation fiscale...La Suisse bénéficie d'accords économiques très confortables pour elle avec l'UE ...pour les conserver il faudrait bien sûr qu'elle adopte les même mesures! Ah si on voulait!
En France, de l'avis général (et cet avis est largement partagé par les agents économiques étrangers qui opèrent en France), le système économique, politique, administratif et éducatif, est hautement corrompu; pour ces questions d'intérêt individuel (y compris ceux des opérateurs évoqués plus haut), tout le monde oréfère se taire et accepter. Jusqu'à quand ?