Un ado qui a un cap difficile à passer ? Un écolier qui a besoin d'un coup de pouce ? Venu de l'entreprise, le coaching apporte une réponse aux inquiétudes des parents.
Alexandre est un adolescent de 15 ans. Au collège en section sport-études, spécialité tennis, pendant quelques semaines il a eu « son » coach. Pas pour améliorer son jeu de jambes, mais pour travailler sa concentration... à l'école. « Nous avons commencé par l'envoyer chez un psy, raconte sa mère, sans grand effet. Puis nous avons rencontré une coach scolaire ; c'est là que le déclic s'est produit. » Depuis, Alexandre redouble sa troisième, certes, mais il a repris confiance en lui. « Son coach l'a fait réfléchir, avec bon sens, sur son attitude physique en classe, par exemple », poursuit la mère d'Alexandre. Avant, l'adolescent était avachi, la tête baissée. Maintenant, il se tient droit et regarde ses profs dans les yeux. « D'une attitude de soumission, il est passé à un comportement plus offensif », conclut la mère, ravie.
Loin d'être un caprice de parents angoissés par la réussite de leurs rejetons, le coaching scolaire est à la mode. Nombre d'entre eux trouvent en lui une véritable aubaine : déléguer les sujets qui fâchent. « De plus en plus, on voit des enseignants se décharger dès qu'un élève est en situation d'échec. Ils disent aux parents : "Réparez-le-moi" », raconte Corinne Ben Ezra, psychothérapeute. Au réflexe classique - et un peu honteux - consistant à consulter un orthophoniste, voire un psychologue, des parents préfèrent s'adresser à un coach scolaire, qui présente l'énorme avantage d'être un peu plus « sexy » et moins « perturbant ». Le coach se fonde en outre sur un credo résolument optimiste s'apparentant à la remotivation d'une équipe de joueurs de foot ou de commerciaux. « Le psychologue et le psychiatre s'adressent au passé, remarque Nathalie Georges, fondatrice de la société NG Coaching. Le coach, lui, s'attaque au présent et à l'avenir. Il aide la personne à se responsabiliser, à être actrice de sa réussite. » Le coach scolaire commence par dédramatiser le problème, il décèle ensuite l'objectif que veut se fixer le patient, et il se focalise enfin sur ses ressources individuelles, sur ce qu'il sait faire pour lui redonner confiance. « De mon point de vue, toutefois, poursuit Nathalie Georges, le coaching est valable pour des adolescents. Pour des enfants, ce sont les parents qu'il faut éduquer ! »
Jean-Pierre Roy, directeur général de l'institut de formation Coach-Up, explique : « Nous assistons à l'apparition en France d'une troisième génération de coaching, le life coaching, déjà bien répandu en Amérique du Nord, qui provient des milieux sportifs et managériaux.»
Un coach en libre service à Paris
De nombreux coachs ont déjà investi le créneau. C'est le cas d'Hélène Bise, « mentor » d'Alexandre, une jeune femme blonde bourrée d'énergie, à la gaieté contagieuse. Après quelques années dans la communication, la naissance de ses enfants et une formation à la programmation neurolinguistique, Hélène s'est installée comme coach scolaire free-lance en région parisienne et se focalise sur l'accompagnement d'enfants et d'adolescents. Elle consacre 4 ou 5 séances à des enfants qui décrochent en classe. Avec Corinne Ben Ezra, elle a aussi créé l'association Plaisir de réussir, pour répondre de manière optimiste aux multiples questions des parents. « Ils ont aussi besoin d'être coachés, car ils doutent de leurs capacités et manquent terriblement de repères », racontent-elles. Pour eux, donc, Hélène Bise et Corinne Ben Ezra organisent et animent des débats, en soirée, sur des thèmes tels que la violence ou la réussite des enfants. Etre parent, c'est un métier, si l'on en croit la une du numéro hors-série du magazine Psychologies. En Angleterre, d'ailleurs, The Parent Company, créée en 1997 par trois jeunes femmes diplômées en business et marketing, propose des formations. Leur argument pour faire accepter cet apprentissage coule de source : des parents sereins sont plus productifs au bureau.
Mais attention aux excès, prévient la Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs (Fnepe), pour qui cet accompagnement n'a rien de très nouveau : elle le pratique depuis 1970 au travers de services téléphoniques d'écoute et d'aide aux familles. Depuis quatre ans, cette association propose même un système assez moderne de libre-service à Paris, dans son Café de l'Ecole des parents, où l'on peut passer à l'improviste et bénéficier de l'écoute d'un professionnel. « Certes, les psychologues et psychiatres sont responsables de leur image assez déplorable dans le grand public, admet Philipe Gutton, psychiatre et président de la Fnepe. On les associe à une certaine austérité, à la lenteur, etc. Mais il existe aussi des formules de thérapies courtes et efficaces, plaide ce spécialiste de l'adolescence. Pour ma part, j'estime que l'on ne peut pas appliquer les méthodes du coaching à la sphère privée : la famille est une entité autrement complexe et durable qu'une équipe de cadres en entreprise ! »


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Je trouve que votre article est très representatif des besoins et des demandes des personnes en difficultés et des demandes des competences en coaching !!! Pour ma part, je suis Coach sportif à la base et (passionné du comportement humain depuis mon enfance) je developpe maintenant en utilisant les techniques d'analyses transactionnelles et souhaite faire une formation en coaching mental.