Sus à l'envahisseur ! Face à l'afflux de textile bon marché en provenance de Chine depuis le 1er janvier, les Etats-Unis et l'Union européenne ont décidé de rétablir des barrières au commerce international dans ce secteur. Ce déferlement était pourtant prévisible. Il y a dix ans déjà que, dans le cadre des négociations commerciales de l'Uruguay Round, pays développés et pays en développement s'étaient accordés sur la suppression, à l'horizon 2005, des restrictions à l'exportation dans le textile. Qu'importe : sous la pression de leurs industriels, les gouvernements occidentaux cèdent à la tentation du protectionnisme.
Pourtant, si les perdants du boom textile chinois sont quelques centaines de milliers, les gagnants se comptent en centaines de millions : les Chinois eux-mêmes, mais aussi les Européens et les Américains. N'oublions pas les consommateurs ! La baisse des prix des textiles leur permet de dépenser moins pour s'habiller, ce qui libère du pouvoir d'achat pour d'autres dépenses.
Quant aux Chinois, les exportations de textile leur fournissent les devises indispensables à l'importation de biens d'équipement qui leur permettront d'augmenter leur productivité, et donc leur richesse. Le Premier ministre français est ainsi parti leur vendre au mois de juin des Airbus, la semaine même où son gouvernement pressait Bruxelles d'endiguer leurs exportations de textile ! Comment les Chinois pourraient-ils régler leurs achats d'Airbus si on les empêche d'acquérir des devises en exportant leurs produits ?
Il est vrai que les travailleurs chinois sont sous-payés, selon nos normes occidentales. Mais leur productivité est également faible au regard de la nôtre. Et leurs salaires connaissent des taux de croissance annuels à deux chiffres dans les provinces côtières du pays.
Enfin, au-delà des indicateurs monétaires, il faut savoir qu'en 1960 l'espérance de vie moyenne d'un Chinois était de 36 ans. Elle dépasse aujourd'hui 70 ans. Songez à ce que pourra nous acheter un consommateur chinois enrichi et vivant deux fois plus longtemps, avec les devises procurées par les produits exportés qui auront fait le bonheur des consommateurs européens !

Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
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