fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

Vérification captcha
 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Les réseaux de Gérard Larcher

Marc Landré -  01/12/2006  - L'Expansion 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
 

Amateur de bonne chère, le ministre délégué à l'Emploi apprécie aussi la diversité des saveurs dans ses relations.

Son premier diplôme, Gérard Larcher en est très fier. « A 18 mois, j'ai été élu plus beau bébé de la plage, raconte le ministre délégué à l'Emploi. Ma mère a toujours le certificat. » C'était au début des années 50, l'époque des tickets de rationnement, et une entreprise organisait des concours de plus gros mangeur de bouillie sur les côtes normandes. « J'avais déjà un sacré coup de fourchette », se justifie ce bon vivant de 57 ans. Surtout à 8 heures du matin, devant des tripes arrosées de bourgogne. « Son appétit, c'est son unique défaut », avoue son complice Henri Cuq, avec lequel il part chasser pendant des heures en forêt de Rambouillet, la ville dont il a été élu maire en 1983.

Le ministre délégué aux Relations avec le Parlement n'est pas son seul ami au gouvernement. L'ancien vétérinaire de l'équipe de France de sports équestres championne olympique en 1976 entretient des liens étroits avec deux autres « gaullistes sociaux » : Xavier Bertrand, titulaire du portefeuille de la Santé, dont il loue la « capacité de dialogue » et avec lequel il a travaillé sur le dossier miné des retraites à l'UMP en 2002 ; et Jean-Louis Borloo, son ministre de tutelle, avec lequel il forme un duo original. « Ils sont si différents qu'ils en deviennent parfaitement complémentaires », explique un de leurs proches. Les deux compères se connaissent en fait depuis 1995, quand Alain Juppé, alors Premier ministre, avait chargé Gérard Larcher de travailler sur la politique de la ville et de rencontrer les maires imaginatifs. Intronisé neuf ans plus tard chef de file dans la bataille pour l'Emploi, Jean-Louis Borloo demande alors à Jean-Pierre Raffarin de nommer « Gégé », comme il le surnomme, à ses côtés. Par amitié mais aussi par intérêt, tant l'ancien président de la commission des Affaires économiques du Sénat dispose d'un riche carnet d'adresses dans la sphère sociale. C'est lui qui était chargé en 2000 au RPR de rencontrer régulièrement les partenaires sociaux pour préparer le projet présidentiel de Jacques Chirac. Il en a gardé certaines amitiés, comme avec Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, ou Jean-Marie Toulisse, le chef de file de la CFDT au Conseil économique et social... « C'est un homme de dialogue qui écoute ce qu'on a à lui dire, assure un syndicaliste. Même si l'on n'est pas d'accord, c'est agréable de négocier avec lui. » Il avait aussi aidé François Fillon, après sa nomination comme ministre de l'Emploi en 2002, à se mettre à niveau sur les dossiers et à rencontrer les bons interlocuteurs.

« Tables ouvertes au ministère »

L'actuel responsable du projet de campagne de l'UMP pour 2007 le remerciera deux ans plus tard en lui présentant Eric Aubry, qui deviendra son directeur de cabinet. Ce brillant énarque de l'Inspection générale des affaires sociales, aujourd'hui secrétaire général du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), a depuis gardé des liens étroits avec son ancien patron et le rencontre souvent en tête à tête. « Je lui sers de vigie sur les questions sociales et le renseigne sur la perception que les partenaires sociaux ont de sa politique ou de ses projets », reconnaît-il. Les anciens collaborateurs de Gérard Larcher sont d'ailleurs régulièrement invités à participer à des « tables ouvertes au ministère, où tout se dit, en toute liberté, mais en toute discrétion ». On y croise notamment Sophie Boissard, la patronne du Centre d'analyse stratégique (l'ex-Plan), ou Jean-Louis Schroedt-Girard, le directeur de la commission des Affaires économiques du Sénat. Gérard Larcher écoute aussi les avis de personnalités extérieures à la politique, comme le prêtre des banlieues Guy Gilbert, le médecin urgentiste Nicolas Fadel, ou encore le photographe Yann Arthus-Bertrand, avec lequel il vient de signer un livre sur les animaux.

Autre sommité à avoir de l'influence sur ce protestant réformé très pratiquant : Gérard Vincent, le directeur de la Fédération hospitalière de France (FHF), rencontré en 1997 lorsque Gérard Larcher a été élu président de la FHF, à la surprise générale, grâce au soutien de l'ancien ministre socialiste de la Santé Claude Evin, qui lui succédera sept ans plus tard.

Il aimerait accéder à la présidence du Sénat

L'avenir ? D'aucuns prêtent à ce père de trois enfants passionné par le concile Vatican II, le Moyen-Orient et les arts cinétiques, l'intention de rafler la présidence du Sénat en 2008 au nez et à la barbe de Jean-Pierre Raffarin... « Ce sont les sénateurs qui choisissent leur président et non, comme à l'Assemblée, le chef de l'Etat », se plaît-il à rappeler. Et des amis, Gérard Larcher s'en est fait beaucoup, depuis vingt ans qu'il est élu à la Chambre haute, à commencer par Josselin de Rohan, sénateur du Morbihan et président du groupe UMP. En cas d'échec, il recentrerait ses efforts sur sa ville de Rambouillet et continuerait à être le mentor d'une jeune députée pleine d'avenir, Valérie Pécresse, avec laquelle il travaille au sein de la fédération UMP des Yvelines... qu'il préside. Ce boulimique de travail trouverait alors peut-être le temps d'aller au théâtre, d'apprendre la musique (son rêve) et de rédiger un livre sur les grands banquets de l'histoire ! On ne se refait pas.

SES COPAINS MINISTRES

Gérard Larcher s'entend très bien avec les deux autres ministres « gaullistes de gauche » du gouvernement : Jean-Louis Borloo (Emploi) et Xavier Bertrand (Santé). Quant à Henri Cuq, chargé du portefeuille des relations avec le Parlement, c'est un ami de vingt ans.

SES RELAIS PARLEMENTAIRES

Un trio hétéroclite sur lequel il peut compter : le président du groupe UMP au Sénat, l'ancien ministre de l'Emploi chargé du projet législatif de l'UMP pour 2007, et sa protégée, la jeune députée des Yvelines porte-parole du parti de Nicolas Sarkozy.

SES ADVERSAIRES COMPLICES

L'ex-secrétaire national de la CFDT, l'ancien ministre de la Santé et le patron de la CGPME peuvent de temps en temps lui rendre service.

SES EX-COLLABORATEURS INFLUENTS

Gérard Larcher écoute les conseils de ses deux anciens directeurs de cabinet et du patron de la puissante Fédération hospitalière de France.

SES PROCHES INATTENDUS

Il a signé un livre avec le photographe, discute pauvreté avec le prêtre des banlieues et se mobilise pour le Liban avec le médecin urgentiste.

Gérard Larcher en cinq dates

1949 : naissance à Flers (Orne).

1976 : vétérinaire de l'équipe de France de sports équestres (championne olympique à Montréal).

1983 : élu maire de Rambouillet, trois ans avant d'entrer au Sénat.

1997 : président de la Fédération hospitalière de France.

2004 : nommé ministre délégué au Travail pour seconder Jean-Louis Borloo.

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.


 
 
 
 
 
  • Silicon Valley - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    Tivo change de modèle et part à la conquête de l'Europe

    L'inventeur du magnétoscope numérique s'est allié avec l'allemand Nero pour imposer son savoir-faire dans les usages de la vidéo sur PC. Détails sur de nouvelles ambitions avec Joshua Danovitz, patron de la stratégie internationale de Tivo.

  • Entreprises - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    Où s'arrêtera le krach ?

    Les marchés dévissaient toujours vendredi, guère rassurés par le discours de George Bush. Le CAC a perdu 7,73% à 3176,49 points. A New-York, le Dow Jones reculait de 4,4% à 18 heures. Deux heures avant la réunion du G7 à Washington.

  • Entreprises - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    Carlos Ghosn prend du champ chez Renault

    Le patron de Renault et Nissan lâche les rênes de l'opérationnel au sein du constructeur français, au profit de Patrick Pélata, 53 ans, l'actuel DGA. Carlos Ghosn se recentre sur la stratégie et les finances. Décryptage.

  • Entreprises - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    Plusieurs milliers de manifestants au Mondial de l'auto

    Entre 2500 et 5000 salariés de l'automobile ont manifesté vendredi midi devant le Salon de l'Automobile à Paris pour exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des plans sociaux dans le secteur.

  • High Tech - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    La crise va-t-elle tuer le web 2.0 ?

    La crise économique douche les espoirs de financement, écrit le fondateur de TechCrunch, qui déclare la mort du web 2.0. Sequoia Capital invite ses start-ups à réduire la voilure. Netvibes et Dailymotion figurent sur une liste de sociétés menacées.

  • High Tech - 10/10/2008 - L'Expansion.com

    La fibre optique s'offre un nouveau départ

    L'Arcep clarifie les règles du déploiement de la fibre. Satisfaction de Free, qui pourra utiliser les infrastructures de France Télécom.









publicite
Expert-Mag : Les pros partagent leur expertise
 
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008