Nous représentons la dernière chance pour Edouard Balladur de devenir président de la République. D'où vient cette puissance électorale ignorée de tous les instituts de sondages ? Des porteurs d'emprunts russes ! Selon Gérald de Dreux-Brézé, le président de l'Afper (Association française des porteurs d'emprunts russes), quelque 400 000 Français détiennent ces vieux titres déchus, auxquels il faut ajouter leurs familles. Soit un potentiel de 1,2 million d'électeurs. Edouard Balladur sait ce qu'il lui reste à faire d'ici le premier tour de l'éléction... L'enjeu : près de 4 millions de coupures anciennes qui resteraient dans les fonds de tiroirs des Français, séquelles de la politique active d'appel aux financements extérieurs menée par la Russie tsariste de la fin du XIXe siècle à la guerre de 1914. Une idylle patrimoniale indexée sur l'or, mais brisée par la révolution bolchevique de 1917, qui répudia tout bonnement les dettes de l'Ancien Régime. Depuis, le combat pour le remboursement de cette dette n'a jamais cessé.
L'étrange ballet (russe) en justice de trois associations Comme à chaque veille d'échéance électorale, les rumeurs vont bon train : officiellement, les ministères concernés démentent toute avancée concrète sur ce différend avec les successeurs de la sainte Russie. Mais il ne faut pas les torturer longtemps pour qu'ils offrent quelque prise au fol espoir de ces porteurs de titres exotiques. Les experts de cette cause, bien qu'ils restent persuadés que tout n'est pas perdu, tentent de modérer les enthousiasmes précipités grâce à une savante argumentation : le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, ferait tout pour repousser le dénouement de ce dossier au lendemain de la présidentielle, afin d'en laisser le bénéfice à Jacques Chirac, et d'éviter qu'Edouard Balladur n'en tire un argument de campagne.
Il n'est pas impossible qu'une solution soit officiellement annoncée d'ici le 23 avril , estime-t-on à l'Afper. Je ne peux pas croire qu'il n'y ait aucune chance , avance, plus prudent, Jean-Marie Lattès, du GPTR (Groupement des porteurs de titres russes). Quant à François Bayle, du GNDPTR (Groupement national de défense des porteurs de titres russes), il assure que les choses vont bien mieux depuis quelques semaines. Des discussions techniques entre la France et la Russie sont engagées. Une belle surenchère d'optimisme. Car les porteurs, spoliés et délaissés depuis 1918, subissent aujourd'hui les assauts de trois associations rivales. La plus ancienne vit le jour en 1955 dans le Jura. En 1987, le GNDPTR lui succéda et a vite grossi, comme ses querelles internes : début 1994, c'est l'éclatement ! L'administrateur judiciaire nommé par le tribunal de Lille ne peut même pas se faire entendre des différentes factions. La scission inévitable donne naissance à deux associations supplémentaires, l'Afper et le GPTR. Résultat : les trois associations ne totalisent plus guère que 10 000 adhérents, alors que le GNDPTR en revendiquait 12 500 à lui seul fin 1993 !
La concurrence est vive, et tous les moyens sont bons pour discréditer ceux d'en face : chacun accuse l'autre de spéculer sur le dos des épargnants qu'il est censé défendre. M. X a des valises entières d'emprunts russes , lance tel responsable d'association.
M. Y a accumulé 30 à 50 000 titres en proposant aux porteurs, qu'il identifiait grâce au fichier de l'association, de leur racheter leurs papiers jaunis , rétorque le premier. Grâce à l'argent des adhérents, les procès se multiplient.
Les traitres du GPTR seraient partis avec le fichier des adhérents...
Le 2 février dernier, les représentants du GPTR faisaient annuler par la cour d'appel de Douai la nomination de François Bayle à la présidence du GNDPTR. En retour, le GNDPTR accuse les traîtres fondateurs du GPTR d'être partis avec le fichier des adhérents...
Pendant ce temps, Me Bernard Soinne, l'administrateur judiciaire nommé il y a plus d'un an, n'est toujours pas parvenu à sortir les comptes de l'année 1993, tant la pagaille est grande...
Bien sûr, les querelles politiques se sont mêlées à ce pugilat : l'exigence du remboursement de la dette tsariste a longtemps rimé avec anticommunisme. Ce qui valut aux petits patrons revendicatifs du Cidunati et à quelques proches de l'extrême droite leur entrée au sein de l'état-major du GNDPTR. Enjeu de ces empoignades de chiffonniers : un véritable fonds de commerce , reconnaît-on au ministère de l'Economie. Car ces petits porteurs sont convoités. Le montant annuel de leur cotisation varie de 50 à 100 francs selon les associations, plus si le nombre d'emprunts portés le justifie. Les recettes sont donc conséquentes. Et entretenir l'espérance nourrit le portefeuille d'adhérents. Or, depuis quarante ans, les raisons d'y croire n'ont pas manqué.


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poutine a rencontre fillon hier esperons qu'ils n'ont pas oublies de parler des emprunts russes.
il faut porter plainte a union europeene pour avoir ce droit si l etat francais a percus des lingots elle doit payer au porteur ce quelle a toucher il faut deposer plainte
tant que la russie n'aura pas remboursée les créanciés Français, elle poura etre traitée de voleuse par les 400000 porteurs, et dans le monde financier c'est une appelation désagreable pour le futur emprunteur qu'est la russie.
La polique c'est jammais personne qui est responsable c'est le voisin!! Bande de voleurs mes 25 titres de 500f or de ma grand mère!! Peugeot fait une usine en russie la il y à de l'argent!! 50/50 russie / peugeot!!! - Je vote plus - Faite comme moi-
maintenant que la russie devient riche avec son gaz et son petrole elle pourait rembourse au moins une partie de ses dettes.