Les primes d'une dizaine de stars françaises de la finance ont explosé en 2005, mais restent encore très loin de celles des Anglo-Saxons...
Pour les banques d'affaires françaises, mars est la période du secret le mieux gardé de l'année : le montant des bonus versés aux golden boys maison. Ni la Société générale, ni BNP Paribas, ni le Crédit agricole, leaders sur le marché de la banque d'affaires, n'ont souhaité s'exprimer sur le sujet. Les syndicalistes, eux, déplorent l'opacité du système, mais sans afficher de volonté de réforme. « Dès que nous l'abordons, la direction fait le gros dos. Son message est simple : le trader mérite ce qu'il reçoit car il participe à l'enrichissement et au bien-être de l'entreprise », souligne Philippe Tyran, syndicaliste CFDT à BNP Paribas.
Un bonheur qui n'a pas de prix. « Car si les niveaux de bonus accordés par les établissements français sont bien inférieurs à ceux de leurs homologues anglo-saxons (où ils peuvent atteindre 25 à 30 millions d'euros), un mouvement de rattrapage se dessine », analyse Philippe Croizat, associé chez Carbonnier Lamaze Rasle & associés. Pour retenir leurs financiers vedettes - une dizaine sur la place de Paris -, les banques françaises offrent des bonus se situant entre 3 et 10 millions d'euros. « Des rémunérations supérieures à celles du PDG de la banque », souligne Jean-Pierre Magot, partenaire chez Mercer. « 2005 sera exceptionnel, avec des bonus en hausse d'au moins 20 à 30 % par rapport à 2004, déjà considérée comme une excellente année », affirme Eric Singer, associé chez Singer & Hamilton.
Au total, une dizaine de milliards d'euros seraient ainsi distribués cette année sur l'ensemble des places européennes, et « Paris en capte à lui seul 2 à 3 milliards », assure Raphaëlle Pezant, consultante chez Towers Perrin.
De quoi satisfaire les stars de la finance française, à l'image de Marc Litzer, directeur général délégué responsable des activités de marché à Calyon, la banque d'affaires du Crédit agricole. A la Société générale, le roi des marchés, c'est Jean-Pierre Mustier, directeur général adjoint chargé de la banque d'investissement. BNP Paribas n'est pas en reste et aligne de grosses pointures, avec Yann Gérardin, responsable mondial du métier actions, Jacques d'Estais, directeur de la banque d'investissement, et Thierry Varène, patron de la corporate finance. Ixis, la banque d'affaires de la Caisse des dépôts, s'appuie sur les compétences de Bernard Migus, directeur général corporate & investment bank, et de Nicolas Fourt, membre du directoire. Enfin, Lazard et Rothschild ont chacune un associé-gérant hors pair, respectivement Matthieu Pigasse et Grégoire Chertok.
Polytechniciens, ingénieurs, normaliens, diplômés d'HEC ou de l'Essec, férus de maths et de statistiques, ils sont internationalement reconnus dans leurs domaines (dérivés actions et crédit, produits structurés de taux, fusions et acquisitions...), et sollicités par les chasseurs de têtes. Ils sont surtout considérés par les banques qui les emploient comme des virtuoses méritant toutes les attentions.
Résultat : si les bonus distribués peuvent atteindre des montants pharaoniques, tout le monde semble y trouver son intérêt, du PDG au salarié en passant par l'actionnaire. « Les métiers de marché génèrent du produit net bancaire, améliorent les résultats, favorisent l'emploi et contribuent au versement de l'intéressement pour les salariés », souligne Didier Mas, délégué syndical central CFDT de Calyon. Un bienfait général qui a toutes les chances de se pérenniser : le cru 2006 s'annonce aussi exceptionnel que celui de 2005.

Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.
La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.
France Télécom a menacé d'arrêter ses investissements dans la fibre optique si l'Arcep maintenait sa décision d'autoriser plusieurs fibres par foyer. Décryptage avec Roland Montagne, responsable du pôle haut-débit au sein de l'Institut de l'audiovisuel et des Télécommunications en Europe.
« Les métiers de marché génèrent du produit net bancaire, améliorent les résultats, favorisent l'emploi et contribuent au versement de l'intéressement pour les salariés" Et c'est un syndicaliste qui dit ça... en fait, ces modèles complexes sont à l'origine de la débâcle actuelle, dite "subprimes". L'opacité est un problème en soi, car même les autorités de régulation (SEC, banques centrales, AMF, etc...) ne savent plus où sont les risques, et où ils ne sont pas. De plus la part du trading, sorte de jeu, augmente ces dernières années par rapport aux fonds propres des banques. Le risque pour toute l'économie aussi. Vincent
ET LES BONUS DES PATRONS DE SALLES ! On a sanctionné le patron du pole action et d'autres lampistes... Mais combien gagnent Bouton et Compères, qui ne prennent aucun risque, quand un trader gagne 300,000 euros (parce que ca marche, pas de probeme s'il depasse les limimites) Bien entendu, M. Bouton devra démissionner et avec lui toute la chaine de commandement à commencer par le vrai patron, Jean Pierre Mustier. Pourquoi ? Parce qu'ils ont menti, tenté de se substituer à la justice et tenté d'orienter l'enquete en procédant à un interrogatoire "musclé" qui a duré selon les dires de Jean-Pierre Mustier jusqu'au dimanche 11 heures...puis de nous annoncer, la bouche en fleur, que la vérité est faite, le coupable désigné allant même jusqu'à qualifier le délit. Je pense que la faute est gravissime. A la place de Jérome Kriviel, j'intenterais un procès à Jean Pierre Mustier pour séquestration et tentative d'extortion.