Plusieurs événements sont venus nous rappeler cet été que nous sommes depuis longtemps rentrés dans la « société du risque ». Le cyclone Katrina a révélé la dramatique défaillance des services d'urgence américains et le manque de moyens de prévention. La répétition d'accidents aériens, les incendies d'hôtels parisiens, les inondations de Nîmes, la sécurité routière et les ascenseurs de HLM, comme la polémique sur l'insuffisance du plan gouvernemental de vaccins pour faire face au risque d'épidémie de grippe aviaire, renvoient à nos efforts collectifs en vue de limiter les risques pour les personnes et les biens.
Dans tous ces cas, il est facile de pointer les manquements de l'Etat, qui a failli à assurer la sécurité de ses administrés. Pourtant, l'émotion est mauvaise conseillère. Comme le pire n'est jamais certain, le choix de la prévention doit tenir compte de deux écueils. Soit en faire trop peu, en prenant le risque de voir des digues emportées, des services d'urgence dépassés et des victimes abandonnées. Soit en faire trop et, en cas d'absence de catastrophe, gaspiller des moyens qui auraient pu être mieux utilisés. Une saine gestion des fonds publics nécessite de mettre en balance ces deux sources de coût. L'incapacité des services publics à faire face à des événements de très grande ampleur n'est donc pas en soi une démonstration de leur incompétence. En omettant trop souvent de pointer le gaspillage lié à l'excès de prévention, les médias n'exercent pas leur rôle d'information. A quand un article sur les dépenses pharaoniques pour annuler le risque sanitaire sur la transfusion sanguine, sur les milliards inutiles dépensés dans la crise de la vache folle, ou la mise au rebut massive de vaccins périmés ?
Les bien-pensants me rétorqueront qu'une approche comptable est inacceptable dès lors que des vies humaines sont en jeu. Pourtant, à chaque instant, nous mettons notre vie en danger, en prenant le volant, en chaussant nos skis ou en fumant. Ce faisant, nous mettons en balance bénéfices et risques de ces comportements. C'est que nous n'accordons pas une valeur infinie à notre propre existence. Alors, pourquoi demanderait-on à l'Etat d'être plus précautionneux de nos vies que nous-mêmes ?

Pendant deux jours, les étudiants de l'Ircom, l'ISC, FACO Journalisme et l'ISFJ participent à un exercice de crise grandeur nature organisé par l'Ecole Européenne d'Intelligence Economique. Lexpansion.com relaie cette expérience.
Les investissements des annonceurs ont fondu de 2,5 milliards en 2009. Tandis que les médias en ont perdu 1,5... Mais la crise est-elle la seule responsable ?
Google planche avec Sony sur une plateforme d'accès à internet intégrée au téléviseur. Alors que fabricants de TV et fournisseurs de contenus multiplient les partenariats, c'est un énorme marché qui va s'ouvrir pour les applications, à l'image de ce qui s'est produit sur les smartphones.
Christine Lagarde vient de commander un rapport sur les frais bancaires à l'ancien patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. La réaction de Marie-Anne Jacquot, porte parole de l'AFUB (Association Française des Usagers de Banque).
A partir d'octobre, Médiamétrie mesurera l'audience de l'Internet mobile. En combinant les connexions enregistrées par les opérateurs et les données d'un panel, l'institut espère mettre tout le monde d'accord. Les explications de Laurent Battais, directeur exécutif performance et cross média chez Médiamétrie.
Innovations prometteuses ou délires anecdotiques, les Web Awards ont distribué leurs lauriers au festival interactif SXSW, qui a lieu chaque année au Texas. Et les gagnants sont...