Plusieurs événements sont venus nous rappeler cet été que nous sommes depuis longtemps rentrés dans la « société du risque ». Le cyclone Katrina a révélé la dramatique défaillance des services d'urgence américains et le manque de moyens de prévention. La répétition d'accidents aériens, les incendies d'hôtels parisiens, les inondations de Nîmes, la sécurité routière et les ascenseurs de HLM, comme la polémique sur l'insuffisance du plan gouvernemental de vaccins pour faire face au risque d'épidémie de grippe aviaire, renvoient à nos efforts collectifs en vue de limiter les risques pour les personnes et les biens.
Dans tous ces cas, il est facile de pointer les manquements de l'Etat, qui a failli à assurer la sécurité de ses administrés. Pourtant, l'émotion est mauvaise conseillère. Comme le pire n'est jamais certain, le choix de la prévention doit tenir compte de deux écueils. Soit en faire trop peu, en prenant le risque de voir des digues emportées, des services d'urgence dépassés et des victimes abandonnées. Soit en faire trop et, en cas d'absence de catastrophe, gaspiller des moyens qui auraient pu être mieux utilisés. Une saine gestion des fonds publics nécessite de mettre en balance ces deux sources de coût. L'incapacité des services publics à faire face à des événements de très grande ampleur n'est donc pas en soi une démonstration de leur incompétence. En omettant trop souvent de pointer le gaspillage lié à l'excès de prévention, les médias n'exercent pas leur rôle d'information. A quand un article sur les dépenses pharaoniques pour annuler le risque sanitaire sur la transfusion sanguine, sur les milliards inutiles dépensés dans la crise de la vache folle, ou la mise au rebut massive de vaccins périmés ?
Les bien-pensants me rétorqueront qu'une approche comptable est inacceptable dès lors que des vies humaines sont en jeu. Pourtant, à chaque instant, nous mettons notre vie en danger, en prenant le volant, en chaussant nos skis ou en fumant. Ce faisant, nous mettons en balance bénéfices et risques de ces comportements. C'est que nous n'accordons pas une valeur infinie à notre propre existence. Alors, pourquoi demanderait-on à l'Etat d'être plus précautionneux de nos vies que nous-mêmes ?

Présenté comme une contrepartie à la loi contre le piratage, les films seront disponibles en vidéo à la demande (Vod) et en DVD quatre mois après leur sortie en salles contre six à sept mois et demi au minimum jusqu'ici.
La Société Générale a annoncé que son résultat pour le second trimestre « devrait être légèrement bénéficiaire » après une perte nette de 278 millions d'euros au premier trimestre. Mais la crise est toujours là.
Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.