Le phénomène est passé presque inaperçu. Pourtant, la franche accélération de la croissance française au printemps tient autant au redémarrage de l'investissement des entreprises qu'à la boulimie de dépenses des Français. Celles d'équipement ont ainsi progressé de 1,8 % au deuxième trimestre, soit un peu plus de 7 % en rythme annuel. Cet été, les intentions de commandes des grossistes en biens d'équipement se sont stabilisées à un niveau élevé, proche de celui enregistré en 2000. Et, dans l'industrie, les projections de dépenses des dirigeants n'ont jamais été aussi optimistes depuis six ans !
Après des années de sous-investissement, la reprise de l'effort d'équipement est évidemment une bonne nouvelle. Mais sera-t-elle durable ? Plusieurs motifs d'inquiétude existent. D'abord, l'environnement international sera moins porteur en 2007 qu'en 2006. L'Amérique connaît une baisse de régime. En Allemagne, le coup de massue fiscal pourrait amputer la croissance de près d'un demi-point. Ensuite, les incertitudes électorales en France pourraient inciter les patrons à l'attentisme.
Mais c'est la santé financière des entreprises françaises qui inquiète. Les profits record dégagés par les multinationales du CAC 40 ne donnent qu'une image tronquée de la réalité. Près de la moitié de la valeur ajoutée créée par les sociétés de l'Hexagone provient de PME de moins de 500 salariés, peu, voire pas présentes sur les marchés extérieurs. Pour la plupart d'entre elles, les ratios de profitabilité et de solvabilité n'ont toujours pas retrouvé les bons niveaux atteints au tournant des années 2000.
Pour finir, le taux de marge des entreprises françaises est encore inférieur de 3 points à ce qu'il était en 1998. Et la charge d'intérêt représente toujours plus de 3 % de la valeur ajoutée, contre moins de 2 % en 2002. Or c'est bien la profitabilité qui dicte la dynamique des dépenses. On peut craindre un tassement de l'investissement en 2007.


Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.