fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

Vérification captcha
 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

EUROPE OCCIDENTALE

Freinée par des vents contraires

Danièle Licata -  01/01/2007  - L'Expansion 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
 

Refroidissement immobilier, resserrement des politiques budgétaires, euro fort... Les obstacles abondent sur la route de la vieille Europe.

L'optimisme est de mise à Bruxelles : « Les bases d'une croissance européenne plus robuste et plus autonome sont désormais en place. Elles devraient se perpétuer en 2007 », estimait récemment Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires. C'est vrai, pour l'Union, 2006 est de loin le meilleur millésime depuis 2000, avec une croissance qui avoisinera 2,5 % (après cinq années à moins de 2 %), tandis que le chômage, à 7,7 % des actifs, retrouve ses plus bas niveaux depuis avril 2001. Mais gare à l'excès d'optimisme pour les mois à venir. « Entre le resserrement des politiques budgétaires, la hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne, l'appréciation de l'euro, le refroidissement immobilier et le ralentissement des Etats-Unis, c'est un cocktail potentiellement dévastateur qui menace la vieille Europe », avertissent les experts du Crédit agricole.

Première menace : l'affaiblissement de l'économie américaine, provoqué par le violent retournement du marché immobilier. « Celui-ci pourrait coûter jusqu'à 1 point de croissance aux Etats-Unis en 2007, estime Patrick Artus, directeur des études économiques d'Ixis CIB. Or, compte tenu des liens commerciaux et financiers entre les deux continents, ce coup de froid amputera presque mécaniquement la progression de l'activité sur le Vieux Continent d'environ 0,25 point. » Autre danger : l'appréciation de l'euro face au dollar et au yen, qui rend plus difficile la conquête de parts de marché face aux Américains et aux Japonais. Or ceux-ci sont nos premiers concurrents directs sur les marchés mondiaux, qu'il s'agisse des produits technologiques, des machines-outils ou de l'automobile.

C'est cependant de l'intérieur que viennent les plus lourdes menaces. Le principal taux d'intérêt directeur de la BCE devrait atteindre 3,5 à 4 % dans le courant de l'année. « Les risques d'inflation persistent », répète inlassablement son président, Jean-Claude Trichet - dans une totale incompréhension, compte tenu de la sagesse des étiquettes sur tout le continent. Mais l'inquiétude de Francfort vient moins du coût de la vie que de l'envolée du crédit, qui gonfle à un rythme supérieur à 10 % l'an. Et il n'y a pas que dans l'Euroland qu'emprunter sera plus onéreux en 2007. La Banque d'Angleterre, face à la fièvre persistante de l'immobilier, cherchera elle aussi à restreindre encore l'accès au crédit. Même chose en Suède et en Norvège, deux pays qui retrouvent un dynamisme proche de l'euphorie liée à la bulle Internet de la fin des années 90.

Dans ce contexte, le recours au crédit sera sans doute moindre. Or, dans l'ensemble de la zone euro, la croissance de la demande des ménages en 2005 et 2006, d'environ 2 %, s'explique presque uniquement par le boom de l'endettement, qu'alimentent l'euphorie immobilière et des taux d'intérêt historiquement bas. S'il n'avait pas eu lieu, la croissance dans la zone euro aurait été nulle entre 2002 et 2005, et n'aurait guère excédé 1 % cette année, selon les calculs d'Ixis. Or non seulement l'argent va coûter plus cher, mais l'immobilier se retourne. « Cela aura une incidence non négligeable sur l'activité européenne, quand on sait que, sans l'envolée des prix des logements, la consommation depuis 2001 aurait été inférieure de 4 % au Royaume-Uni et en Espagne, et de 3 % en France », analyse Véronique Riches-Flores, chef économiste de la banque d'investissement de la Société générale. Et la maigre progression du seul pouvoir d'achat (1 % environ) ne compensera pas ce ralentissement. C'est en Espagne et en France, les deux pays dans lesquels l'immobilier et la consommation ont le plus tiré l'expansion, que le coup de froid sera le plus net.

Coup de massue fiscal en Allemagne

D'autant qu'au niveau européen il ne faudra pas attendre beaucoup de soutien des politiques budgétaires. Au contraire, leur durcissement annoncé l'an prochain dans les trois principaux pays européens ramènera les déficits publics à leurs plus bas niveaux depuis la fin des années 90, ce dont il faut se réjouir, mais pénalisera inévitablement l'expansion. En Allemagne, la hausse de la TVA de 16 à 19 % en janvier pourrait coûter aux familles une vingtaine de milliards d'euros, soit près de 1 point de PIB, un coup de massue fiscal d'une violence inconnue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Sur la base de simples repères historiques, cette décision apparaît comme un passeport direct pour la récession », anticipent les experts du Crédit agricole. D'autant que, après des années de diète salariale pour les Allemands, la consommation n'était pas franchement repartie. Certes, les entreprises, en excellente santé financière, pourront en prendre une partie à leur charge, tandis que la moitié d'entre elles auraient déjà relevé leurs tarifs. Mais si la croissance ne cale pas, elle traversera néanmoins un sérieux trou d'air.

En Italie aussi, les ménages devront se serrer la ceinture. Entre la hausse des prélèvements et la réduction des dépenses publiques décidées par le gouvernement de centre gauche de Romano Prodi pour enrayer la dérive des comptes publics (près de 5 % de déficit en 2006), ce sont 33,50 milliards d'euros dont seront privées les familles italiennes (environ 2 % de la richesse nationale). Ces mesures d'austérité fragiliseront une économie qui émerge péniblement d'une longue phase de stagnation, marquée par le naufrage de plusieurs géants nationaux (de Parmalat à Alitalia) et par les difficultés des PME du nord du pays, confrontées à la concurrence asiatique. Au Portugal, il faudra s'engager dans un douloureux ajustement pour remédier à la faible productivité, aux pertes de compétitivité et à la détérioration des finances publiques. En France, enfin, le gouvernement a promis pour la première fois une véritable baisse des dépenses (0,8 % en volume). En revenant à un peu moins de 2 % l'an prochain, la croissance européenne retrouvera son rythme de croissance moyen de la période 2000-2005. Un rythme modeste qui s'apparente malheureusement à une vitesse de croisière, alors que les pointes au-delà de 2 % continuent de faire figure d'exception.

L'euroscepticisme au Royaume-Uni

Sauf incident de parcours, Gordon Brown, l'actuel ministre des Finances britannique, succédera au Premier ministre Tony Blair d'ici à septembre 2007. Son point commun avec le leader conservateur de l'opposition, David Cameron : leur euroscepticisme, au moment où, selon une étude du groupe de réflexion libéral Open Europe, six chefs d'entreprise britanniques sur dix estiment que la Grande-Bretagne devrait renégocier son appartenance à l'Union européenne.

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.


 
 
 
 
 
  • Entreprises - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    Normes anti-pollution: une chance pour PSA et Renault?

    Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.

  • High Tech - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    Avec le N97, Nokia veut faire vaciller l'iPhone

    Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.

  • High Tech - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    Wavecom se donne au canadien Sierra pour éviter Gemalto

    Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.

  • Entreprises - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    Une prime à la casse de 1000 euros pour soutenir l'auto

    Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.

  • Entreprises - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    JPMorgan supprime 1 emploi sur 5 chez Washington Mutual

    Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,

  • Entreprises - 2/12/2008 - L'Expansion.com

    Le guichet-départ chez Renault tente plus de 4000 salariés

    Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.









publicite
Expert-Mag : Les pros partagent leur expertise
 
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008