Le dynamisme intérieur et les liens avec la Chine assurent l'avenir.
Rien ne semble en mesure de freiner la région la plus dynamique du monde. Ni les conflits au Sri Lanka et au Népal, ni la corruption au Bangladesh, pas plus que le préoccupant déficit public en Inde. En 2006, la croissance a encore frôlé 7 % en Asie du Sud, avec des performances exceptionnelles de l'Inde (8 % !) mais aussi de l'autre grand pays de la zone, le Pakistan, dopé par des réformes de libéralisation de l'économie, l'afflux de capitaux de la diaspora et l'aide américaine. Même le Bangladesh, où la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, va mieux, grâce au dynamisme de son secteur textile et aux réformes engagées.
Et il y a peu de risques que ce rythme faiblisse en 2007. « L'Asie du Sud est moins dépendante de l'Occident que l'Asie du Sud-Est, et elle pourra compter sur une solide demande intérieure, qu'il s'agisse de la consommation ou de l'investissement », analysent les experts du Cepii. En Inde, c'est toujours le high-tech qui dope la croissance. Car la richesse première du pays, ce sont ses cerveaux. Plus de 400 écoles supérieures forment 500 000 ingénieurs par an. Seuls les Etats-Unis font mieux. Ces cadres constituent des bataillons de nouveaux consommateurs boulimiques. On compte ainsi plus de 3 millions de nouveaux abonnés au téléphone mobile chaque mois et 1 million de véhicules vendus par an sur le marché automobile le plus dynamique de la planète, qui attire les fabricants du monde entier. Volkswagen vient ainsi d'annoncer la construction d'une nouvelle usine.
Autre stimulant pour la zone : la nouvelle coopération que l'Inde et d'autres pays comme le Pakistan sont en train de nouer avec Pékin. « Si l'Inde et la Chine font les pas nécessaires pour développer le commerce et les affaires, le xxie siècle sera celui de l'Asie », a assuré le président chinois Hu Jintao, en visite à Bombay fin novembre. Le rouleau compresseur est en marche.

LÕInde, étouffée par la dette publique
Le onzième plan quinquennal indien, qui démarre en 2007, vise une croissance de 7 % par an sur plusieurs années. Mais ce rythme nécessite d'énormes investissements en infrastructures. Le pays ne leur consacre que 3 % du PIB par an, contre 10 % pour la Chine ! La faute à une dette publique étouffante (80 % du PIB), qui oblige à compter sur les investissements privés et étrangers.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.