Diagnostic La crise islandaise fait craindre une succession de chocs monétaires et boursiers sur presque toute la planète.
C'est un véritable séisme financier qui frappe l'Islande depuis la fin février. La couronne locale a dévissé de presque 25 % face à l'euro et au dollar, tandis que la Bourse décrochait de 20 %. Le scénario de cette catastrophe n'est pas sans rappeler celui qui a ravagé la Thaïlande à partir de l'été 1997 : boom économique, boulimie des ménages et des entreprises qui fait exploser le déficit commercial (plus de 16 % du PIB dans le cas islandais), afflux de capitaux étrangers entraînant une euphorie boursière, flambée de l'immobilier, jusqu'à ce que l'emballement paraisse intenable et que la vapeur s'inverse.
La question est maintenant de savoir si l'étincelle venue de Reykjavik va déclencher une succession de déflagrations financières à travers la planète, comme ce fut le cas après la crise thaïlandaise. Trois catégories de pays sont vulnérables, selon la typologie d'Ixis. D'abord, les pays émergents qui accumulent des déficits publics et commerciaux importants (entre 3 et 6 % du PIB), comme la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie ou la Hongrie. Leurs monnaies ont déjà faibli depuis le début 2006. Ensuite, les pays émergents dans lesquels l'afflux de capitaux spéculatifs a fait flamber les Bourses et les monnaies locales. Il s'agit de la Corée, de l'Inde, de la Russie, de la Turquie ou du Brésil. Chez eux aussi, la fébrilité gagne, notamment sur les marchés d'actions. Enfin, les pays caractérisés à la fois par un endettement excessif des ménages et une bulle immobilière : Pays-Bas, Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada ou Espagne.
Pour l'instant, la menace d'une crise financière généralisée paraît toutefois moindre qu'il y a neuf ans. Notamment dans les pays émergents. Leurs monnaies ne sont pas accrochées au dollar comme l'étaient les devises asiatiques, ce qui évitera aux banques centrales de les soutenir quel qu'en soit le prix. En outre, leurs systèmes bancaires sont plus solides et leurs réserves de change sont abondantes. Beaucoup de pays profitent aussi de la flambée des matières premières industrielles et agricoles, une source abondante de ressources financières.
La crise islandaise ne doit pas pour autant être considérée comme une simple péripétie. Elle clôt en effet une époque durant laquelle les investisseurs du monde entier, parce qu'ils pouvaient emprunter à des taux d'intérêt quasi gratuits, se sont montrés assez peu regardants sur les risques qu'ils encouraient. Ainsi, ils n'exigeaient plus ces dernières semaines pour prêter aux pays émergents qu'une prime de risque de 0,5 % par rapport aux taux offerts par les Etats-Unis, contre 3,5 % début 2004 !
Dans le meilleur des cas, la remontée des taux d'intérêt directeurs aux Etats-Unis, dans la zone euro et, bientôt, au Japon, en épongeant une partie de la liquidité qui s'est déversée sur la planète, va rendre toute une série de placements moins attractifs : pays émergents, emprunts d'Etat, mais aussi l'immobilier, qui pâtit toujours d'un durcissement des conditions d'emprunt. Le dollar enfin, qui pourrait repartir à la baisse sous le poids d'un déficit extérieur américain record. Peu de pays, hormis l'Allemagne et le Japon, qui n'ont connu ni bulle immobilière ni excès d'endettement, ne seront pas pénalisés par ce nouvel environnement financier.




Présenté comme une contrepartie à la loi contre le piratage, les films seront disponibles en vidéo à la demande (Vod) et en DVD quatre mois après leur sortie en salles contre six à sept mois et demi au minimum jusqu'ici.
La Société Générale a annoncé que son résultat pour le second trimestre « devrait être légèrement bénéficiaire » après une perte nette de 278 millions d'euros au premier trimestre. Mais la crise est toujours là.
Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.