
Il y a de fortes chances pour que l'économie des 15 pays de la zone euro ait subi une contraction au deuxième trimestre, ce qui serait une première depuis le lancement de la monnaie unique.
Et avec les niveaux records atteints par l'inflation, il est improbable que la Banque centrale européenne (BCE) vienne au secours de la croissance en baissant ses taux d'intérêt.
Selon une enquête menée par Reuters auprès de 40 économistes, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro s'est contracté de 0,2% au deuxième trimestre après une croissance de 0,7% au cours des trois premiers mois de l'année.
Une première estimation de l'évolution du PIB dans la zone euro sera publiée jeudi et les prévisions vont d'une contraction de 0,4% à une croissance de 0,2%, l'activité étant plombée par une baisse des investissements des entreprises et une consommation des ménages faible dans un contexte de cherté des prix du pétrole.
L'Italie, troisième économie de la zone euro, a annoncé vendredi une contraction de 0,3% de son économie au deuxième trimestre, ce qui semble de mauvais augure pour le reste de la région.
"Cela donne le la pour le reste de la zone euro, rendant une contraction de la région dans son ensemble encore plus vraisemblable", a estimé Susana Garcia (Deutsche Bank).
L'Allemagne, première économie de la zone, devrait, selon la prévision moyenne des économistes, annoncer jeudi une baisse de 0,8% de son PIB du deuxième trimestre après une croissance de 1,5% au premier.
Jonathan Cable, version française Benoit Van Overstraeten

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.