
British Energy annonce avoir reçu plusieurs propositions de rachat, dont certaines à un prix supérieur au cours de clôture de 680 pence de jeudi.
Plus tard au cours de la journée, une source avait avancé que trois offres avaient été formulées, l'une de la part d'EDF, une autre associant l'allemand RWE et l'espagnol Iberdrola, et une dernière de la part de Suez, mais le groupe français a immédiatement démenti cette information.
"Suez n'a pas remis d'offre d'achat sur les titres de British Energy", a déclaré un porte-parole du groupe de services collectifs.
"Le groupe compte se développer au Royaume-Uni dans le domaine de l'énergie en général. Le groupe participera également au renouvellement du nucléaire dans le monde, mais ce sera plutôt via des coopérations industrielles. En outre, la priorité pour le groupe, c'est la fusion avec Gaz de France", a poursuivi le porte-parole.
Le 9 mai dernier, seul le français EDF avait soumis une offre pour le groupe d'énergie nucléaire. Selon des sources proches du dossier, elle était "sensiblement inférieure à 700 pence par action."
À 10h50 GMT, le cours du titre de British Energy gagnait 6,62% à 725 pence.
British Energy gère huit centrales électriques nucléaires et est un acteur central dans le cadre du projet du gouvernement d'accroître la production d'énergie nucléaire.
Depuis un plus haut à 785 pence atteint le 25 avril, le cours du titre de British Energy a perdu 13% de sa valeur, la perspective d'une lutte pour la prise de contrôle de l'opérateur, qui aurait fourni une prime appréciable aux vendeurs, étant devenue de plus en plus hypothétique.
"La faiblesse du cours s'explique par le fait que beaucoup d'acteurs pensaient que seul EDF avait fait une offre", commente Lakis Athanasiou, analyste chez Evolution Securities.
"Le nouvel élément, c'est le nombre d'acteurs", poursuit-il.
Selon British Energy, l'étude de ces offres pourrait prendre un certain nombre de semaines.
"Il est évident que les spéculations de la presse, selon lesquelles seul EDF avait fait une offre, certains avançant même que le français n'avait offert que 650 pence par action, étaient erronées et ont contribué à l'affaiblissement du titre observé ces derniers jours", estime Lakis Athanasiou.
"Le conseil a examiné ces offres et a décidé que les discussions devaient se poursuivre avec toutes les parties concernées. Le conseil tient à souligner que chacune des propositions doit être approfondie, ce qui veut dire que le processus s'étalera sur un certain nombre de semaines", a fait savoir dans un communiqué l'opérateur de centrales nucléaires britannique.
Chris Wills, version française Benoit Van Overstraeten

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