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Wirecom Technologies se branche sur le courant pour économiser l’énergie

Gilles Musi -  26/09/2008 17:01  - L'Expansion.com 
 
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Cette PME orléanaise développe des solutions permettant une meilleure gestion des énergies dans les bâtiments. Elle utilise la technologie des courants porteurs en ligne. Et prône un retour aux techniques de construction traditionnelles.

Terminés les bureaux vides chauffés et éclairés la nuit, voire le week-end entier, les imprimantes ou ordinateurs allumés en permanence, les TV ou décodeurs perpétuellement en veille… Depuis quelques années, une PME orléanaise, Wirecom Technologies met en œuvre des solutions de gestion des énergies en tirant partie de ses compétences d’origine, la technologie des courants porteurs en ligne (CPL). Autrement dit, le bon vieux réseau électrique.

La température est contrôlée dans toutes les pièces.

Pas de travaux dans les murs, ni de câble supplémentaire. Le système fonctionne de manière autonome grâce à différents équipements (cartes électroniques, capteurs, sondes, actionneurs…) disséminés sur le réseau selon une architecture dite « neuronale ». Grâce à la technologie CPL développée par Wirecom, les appareils dialoguent entre eux et font remonter les informations utiles jusqu’à une interface maison ou un ordinateur. En fonction de différents paramètres (température extérieure, occupation des pièces ou des bureaux…), le système prend en charge l’utilisation des appareils de chauffage ou de climatisation, l’éclairage ou le fonctionnement des équipements électroniques ou informatiques.

Au bout du compte, il en résulte une réduction des dépenses énergétiques dans les bâtiments qui peut varier de 20 à 50%, affirme Thierry Allard, président et fondateur de Wirecom Technologies. En France, plus de 2000 bâtiments, neufs ou anciens, exploitent déjà cette technologie. Les produits, actuellement en phase de test chez une vingtaine d’opérateurs, sont progressivement proposés au grand public via les linéaires des grandes surfaces spécialisées.

Le siège social de Wirecom Technologies, près d'Orléans.

Un siège social éco-innovant

Sensible à la protection de l’environnement et fort des succès enregistrés sur le marché professionnel, Thierry Allard a décidé de pousser plus loin l’expérience du développement durable. Au mois de juin dernier, l’entreprise inaugurait près d’Orléans son nouveau siège social, un bâtiment éco-innovant à Haute Performance Energétique associant techniques architecturales traditionnelles et nouvelles technologies. « L’électronique toute seule n’apportera pas assez de gains. Nous devons donc réfléchir, avec les architectes, aux différents moyens d’améliorer ces processus », analyse le président de Wirecom. À l’occasion d’une visite de Nicolas Sarkozy le 20 mai dernier, le site a d’ailleurs été cité comme modèle et source d’inspiration pour la mise en application du Grenelle de l’environnement.

Composé de deux pavillons enveloppés d’une bulle de verre, l’édifice utilise les énergies renouvelables : la terre et le soleil pour s’alimenter en calories, la lumière pour produire de l’électricité, l’air pour réguler les températures et les matières pour conserver la chaleur ou la fraîcheur souhaitée. Le puit canadien figure parmi les nombreuses techniques utilisées. Il s’agit d’aspirer l’air à proximité du bâtiment, de le tempérer en l’acheminant par des tuyaux enterrés pour finalement l’injecter dans les murs des pavillons. L’effet Canyon qui permet de transférer l’air d’un côté à l’autre du bâtiment ou l’utilisation de hourdis, éléments creux de maçonnerie facilitant la circulation de l’air, constituent d’autres exemples s’inspirant des techniques de construction traditionnelle.

Fiche d’identité : Wirecom Technologies

Domaine d’activité : Solutions de gestion des énergies
Année de création : 2002
Effectifs : 70
Dirigeant et fondateur : Thierry
Capital : 1,4M€ Levée(s) de fonds : 2 levées de fonds (2006 et 2007) pour un total de 7 M€ auprès de CDC Entreprises Innovation, Emertec Energie Environnement, Centre Capital Développement, et Sofimac Partners.
Actionnaire(s) : Fondateurs et fonds d’investissement
Chiffre d’affaires 2007 : 2M€ (prévisionnel 2008 : 4M€)
Concurrents : Aucun concurrent identifié sur ce marché
Sur certains segments : Voltaïs (Fr), Schneider (Fr), Legrand (Fr), Siemens (All), Converge (US)

Sur cette trame architecturale, l’entreprise a déployé tout naturellement son propre système de régulation. Plus de 200 cartes électroniques reliées aux appareils consommateurs (convecteurs, luminaires, volets, contrôle d’accès, ordinateurs,…) communiquent entre elles par le réseau électrique standard. Pour Thierry Allard, la cause est entendue : « Sur du neuf, il n’y a plus aucun surcoût. Notre bâtiment le prouve. En revanche, tout a été pensé dès le début de l’étude. Au final, le coût foncier revient à 1400€/m2, alors que la fourchette standard oscille entre 1300€ et 1600€/m2 », assure-t-il. Sur un bâtiment ancien, il faudra s’attendre à un surcoût d’environ 10% avec un retour sur investissements au bout de trois ans.

 
Commentaires - (2)
Angéline 30/9/2008 Recommander 3

L'électronique n'est pas nécessairement source de problème au contraire, il permet de les résoudre. De plus, l'architecture décentralisée permet également de minimiser les impacts éventuels de dysfonctionnement. En effet si une carte devenait défaillante, elle n'empècherait nullement le fonctionnement des autres et donc permettrait de poursuivre l'optimisation énergétique des différents éléments du bâtiment. Pour ce qui est de l'entretien, il est possible d'intervenir à distance dans majeur des cas, donc pas de surcôut.

Georges 27/9/2008 Recommander 2

Très bien mais toutes ces cartes électroniques ce n'est pas une nouvelle source de problèmes? Il ne s'agit pas que de penser au cout de construction ou d'achat, il y a aussi et surtout le cout de l'entretien.

 
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