Pour parvenir à l'équilibre, l'IGN ajoutera des services payants à son Géoportail, comme les cartes personnalisées. Si des partenariats public/privé sont évoqués, l'Institut ne pourra pas aller aussi loin que Google.
Comme Google Earth, le Géoportail de l'Institut géographique national est gratuit. Du moins dans une utilisation basique, limitée à la visualisation du territoire national et à l'impression des cartes au format A4. Pour le reste, l'IGN introduira progressivement des services payants ou financés par la publicité, dont les contours n'ont pas tous encore été délimités. Car jusqu'à présent, l'Institut faisait payer les cartes qu'elle offre désormais aux internautes, et les faisait payer très cher, notamment à ses principaux clients, les collectivités locales et les administrations qui verraient d'un mauvais œil que l'ensemble des données soit disponible gratuitement. Un peu à la manière de Méteo France qui a connu quelques retournements sur le sujet, l'IGN doit donc trouver un équilibre entre le gratuit et le payant, afin de parvenir en théorie à l'équilibre. Le budget initial de Géoportail s'élève à près de 7 millions d'euros.
En pratique, l'IGN devrait donc miser des services à valeur ajoutée regroupés sous la bannière « Géoportail services », distincts du Géoportail pour éviter la confusion des genres. Au grand public, il proposera l'impression de cartes personnalisées, de photos et le téléchargement de logiciels. Plutôt que d'avoir à acheter quatre cartes traditionnelles pour suivre son chemin de randonnée, l'internaute constituera, en ligne, une seule carte adaptée à son parcours que l'IGN lui imprimera et lui enverra par courrier. Plus tard, la voie est ouverte au téléchargement de carte ou à la navigation depuis un téléphone portable ou un PDA. Aux professionnels, l'IGN devrait ouvrir le téléchargement de sa base de données, par exemple pour organiser des déplacements ou localiser des sites. Cependant, en raison de son statut de société de service public, l'Institut ne pourra pas « aller aussi loin que Google », explique son président Bertrand Levy, écartant l'idée de l'ajout de données de partenaires sur les cartes, comme des chaînes hôtelières, des restaurants ou des garages.

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