
Le PDG de Microsoft annonce la création de centres technologiques dédiés à la recherche internet à Paris, Londres et Munich.
C’est une opération séduction. Un an après la confirmation définitive de l’amende et des sanctions imposées par Bruxelles, Microsoft, pas rancunier, vient chanter les louanges de l’Europe. En visite jeudi à Paris après un passage la veille à Londres, Steve Ballmer a annoncé la création d’un centre technologique dédié à la recherche internet, réparti sur trois villes, Paris (Issy-les-Moulineaux), Londres et Munich. En quelques années, ce sont « plusieurs centaines » d’ingénieurs qui doivent venir plancher sur le futur de la recherche, sur PC et sur mobile. « Il y aura plus d’innovation que quiconque peut imaginer dans les dix prochaines années », a promis le PDG de Microsoft.
Alors que les groupes informatiques sont plus enclins à se développer en Asie, cette annonce n’a pas été boudée par l’Europe et la France. L’investissement marque la confiance que l’on peut avoir dans l’Europe, selon une déclaration enregistrée du président de la Commission, Jose-Manuel Barroso. Il prouve que la France, « où l’on trouve des personnes qui travaillent un peu plus de 35 heures », n’a pas volé son rang de troisième pays d’accueil des investissements étrangers, a souligné la ministre de l’Economie Christine Lagarde, présente jeudi matin. Le crédit d’impôt pour la recherche, mis en place au début de l’année (30 euros remboursés par l’Etat sur 100 euros investis), jouerait aussi son rôle.
Microsoft, qui dégage le tiers de ses revenus en Europe et y emploie 30.000 dont 2000 ingénieurs répartis dans 40 centres de recherche, envisage quoi qu’il en soit de continuer de s’y renforcer. Un centre de données (data center) vient ainsi d’ouvrir à Dublin. De plus, quelques unes de ses dernières acquisitions, comme le moteur Fast ou le site d’e-commercia Ciao, sont intervenues en Europe. En ces temps de crise qui n'épargnera pas le groupe, « c’est le moment d’investir dans l’innovation ; il faut garder la foi », a estimé Steve Ballmer. Microsoft n’a toutefois pas précisé le montant de ses nouveaux investissements dans les centres de recherche européens.

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Le système du tout gratuit (Linux et Opensource) atteint ses limites car il est anti-économique. Son intérêt a été de démontrer que le monde ne pouvait se contenter d'une vision unique (Microsoft). Il va falloir que Microsoft réapprenne l'humilité malgré sa puissance financière pour offrir à chacun quelque chose qui corresponde à ses besoins et ses moyens. S'il n'arrive pas à s'adapter, Microsoft tombera dans l'oubli et d'autres prendront le relais. Ce que je comprends de vrai, c'est cette publicité d'un temps de IBM France: "des petites solutions pour une petite planète".