Le groupe Louis Dreyfus va vendre à SFR sa participation dans Neuf Cegetel pour plus de 2 milliards d'euros. Créé il y a dix ans, Neuf Cegetel, ex-LDCom, a grossi à coups de rachats jusqu'à devenir le premier rival de France Télécom.
Connu pour son investissement à perte dans l’Olympique de Marseille, Robert Louis Dreyfus sait se montrer plus heureux dans ses choix. En engageant la cession de la totalité de sa participation dans Neuf Cegetel, soit 29,5% du capital de l’opérateur alternatif, le groupe Louis Dreyfus – qu’il détient pour moitié depuis l’été – va recevoir de SFR au moins 2,07 milliards d’euros, auxquels s’ajouteront 20 millions par mois de retard, si la transaction n’est pas bouclée avant août 2008.
Pour le groupe Louis Dreyfus, c’est assurément une bonne affaire. Certes, SFR offre 34,50 euros par action, moins que les 40 euros évoqués jusqu'alors dans la presse, puis 36,50 euros par action sur le capital restant. Mais il y a un peu plus d'un an, le titre Neuf Cegetel avait été introduit en Bourse à seulement 22 euros. En remontant plus loin, le pactole doit être aussi comparé aux 10 millions qu’aurait investi Louis Dreyfus dans Neuf Cegetel, selon un calcul du Figaro.
Déjà actionnaire à hauteur de 40,5%, SFR va débourser environ 4,45 milliards d’euros pour s’emparer de la totalité de Neuf Cegetel. Pour cela, l’opérateur « devrait financer cette opération par endettement, notamment via un prêt aux conditions de marché accordé par Vivendi », maison mère de SFR. De son côté, Vivendi envisage de « lever des fonds propres, le moment venu, auprès de ses actionnaires, pour un montant de l'ordre de 1 à 2 milliards d'euros », afin de « préserver sa flexibilité stratégique et financière ».
Résultat, Standard & Poor’s envisage d’abaisser la note du groupe de médias. « Bien que le rachat de Neuf Cegetel [rapproche] des opérateurs positionnés respectivement dans le fixe et le mobile, l'ampleur et les incertitudes du financement risquent de peser sur la politique d'endettement de Vivendi », explique Patrice Cochelin, analyste crédit de l'agence américaine.
Créé en 1998 sous l’appellation LDCom, Neuf Cegetel s’est très tôt spécialisé dans la fourniture d’internet aux collectivités et aux entreprises, prenant soin de posséder son propre réseau pour revendre de l’accès aux autres opérateurs. A l’inverse de Free, Neuf Cegetel est aussi connu pour son appétit insatiable. Le premier concurrent de France Télécom s’est bâti à coup de rachats de dizaines de concurrents, comme Belgacom France, WorldNet, Neuf Telecom, Cegetel et plus récemment Club Internet.
Autant d’opérations qui lui permettent d’afficher une valorisation de plus de 7,6 milliards d’euros à l’issue de cette opération. Débarrassé des télécoms, le groupe Louis Dreyfus va pouvoir se recentrer sur son activité historique, le négoce international, et sur l’énergie. Le groupe est le premier actionnaire de l’opérateur Direct Energie, un des nouveaux concurrent d’EDF. L’an dernier, le français a également annoncé l’ouverture de la plus grande usine de production de biodiesel au monde, dans l’Indiana, aux Etats-Unis.

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A terme,il ne restera plus rien de cette pseudo concurrence, ou certains s'en seront mis plein les poches, et ou les autres, les consommateurs français auront tout perdu (pas de péréquation,pas de services fiable)certains au bout de 15ans ne connaissent toujours pas l'ADSL les français me font pitié!!
c est une bonne affaire que cette prise la c est la mondialiation qui veut cela et il faudra s y faire de plus en plus et se demander si notre industrie est concurentielle ou pas et je crois que des absorptions il y en aura de plus en plus avec les grands pays c est la raison pour laquelle nous devons faire nous aussi parti de tout ce que la mondialisation apportera dans le futur.