Fabricants de portables, opérateurs et publicitaires tentent de s'accorder sur une norme unique de code-barre pour la téléphonie mobile afin de copier les nouveaux usages marketing en vigueur au Japon.
Pouvoir lire, à l'aide de son téléphone mobile, le code-barre figurant sur une affiche, un emballage, un dépliant, et accéder en un clic au site web correspondant est déjà une formalité pour nos amis Japonais et Coréens. Pas encore pour les Européens. Depuis plusieurs mois, rassemblés au sein du Mobile Codes Consortium ou MC², Hewlett-Packard, Publicis ainsi que plusieurs spécialistes du marketing mobile (Neomedia, Gavitec, Activeprint) tentent d'y remédier.
Leur credo : promouvoir le standard et l'interopérabilité du code-barre 2D en évangélisant autour du projet fabricants de mobiles, opérateurs télécoms et publicitaires. In fine, il s'agit ni plus ni moins que de créer une norme globale pour le Web sans fil. Si la puissance, les fonctionnalités des téléphones mobiles de nouvelle génération et les capacités des réseaux de type 3G ou GPRS l'autorisent, l'absence de standards technologiques entrave l'émergence du marketing mobile. C'est précisément le sens de la rencontre qui était organisée aujourd'hui à Londres à l'initiative de Hewlett-Packard et Publicis, et à laquelle étaient invités Nokia, Ericsson, Vodafone et Deutsche Telekom.
Créé à l'origine au Japon en 1994 à des fins industrielles, notamment pour la gestion de stocks, les applications se sont rapidement étendues au grand-public avec l'arrivée de décodeurs dans les téléphones portables. Le code QR, utilisé au Japon, se retrouve aujourd'hui dans l'archipel sur la plupart des cartes de visite, des magazines, des produits ou des affiches publicitaires. Il suffit de le prendre en photo pour mettre à jour son fichier de contact, obtenir des informations sur un appareil ou une entreprise, récupérer le plan d'un quartier ou payer ses billets d'avion.
Mais ce qui a été rendu possible au Japon ou en Corée, grâce au lobbying des opérateurs notamment NTT DoCoMo, semble difficile à mettre en œuvre dans le reste du monde, où cohabitent plusieurs systèmes propriétaires. La standardisation du code-barre 2D est donc un obstacle majeur. « Personne ne va s'amuser télécharger trois ou quatre lecteurs de code-barre. Nous vivons dans un monde de globalisation et il est impossible d'envisager la cohabitation de plusieurs codes au sein d'un même pays. Or, le code-barres 2D pourrait constituer l'un des meilleurs vecteurs du mobile 2.0 et avoir le même impact que le SMS », plaide notamment Roger Fisher, président de Kaywa, à l'origine du système retenu au Japon.

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