Le gouvernement a examiné en Conseil des ministres un projet de loi sur les sanctions en cas de téléchargement illégal qui confie au juge la possibilité de couper l'accès à internet.
Deux semaines après la censure partielle de la loi Création et Internet par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a examiné mercredi en Conseil des ministres un projet de loi sur les sanctions en cas de téléchargement illégal qui confie au juge la possibilité de couper l'accès à internet.
C'est la nouvelle Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, qui a été chargée de présenter le texte sur "la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet" alors que le dossier de la lutte contre le piratage en ligne avait jusqu'alors été porté uniquement par le ministère de la Culture. Prudent, le nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a préféré ne pas s'exprimer sur ce dossier épineux, cher à Nicolas Sarkozy qui entend "aller jusqu'au bout" sur la loi dite Hadopi.
Le Conseil constitutionnel a censuré le 10 juin la mesure la plus contestée de la loi Création et internet, à savoir le pouvoir donné à une haute autorité administrative (la Hadopi) de suspendre l'accès à internet en cas d'actes répétés de téléchargement illégal. Il a considéré que seul le juge pouvait décider une telle sanction.
Après avoir promulgué la partie non censurée de la "loi Hadopi", le gouvernement a rédigé à la hâte un texte complémentaire pour tenir compte de cette nouvelle donne. L'objectif est de parvenir à le faire adopter par le Parlement en juillet. Le projet de loi, qui comporte cinq articles, prévoit "un dispositif judiciaire adapté pour sanctionner les auteurs de téléchargements illicites", a indiqué le communiqué du Conseil des ministres.
Le tribunal correctionnel aura "un clavier à trois touches pour les sanctions: la suspension de l'abonnement, l'amende pour délit de contrefaçon, voire la prison pour contrefaçon" (deux peines déjà prévues dans le dispositif existant, mais rarement utilisées), explique-t-on au ministère de la Culture.
L'abonné qui violerait une décision de justice en se réabonnant auprès d'un autre fournisseur d'accès pourrait être puni des peines prévues dans ce type de violation (jusqu'à 30.000 euros d'amende ou deux ans de prison), ajoute-t-on au ministère. Le dispositif sera "beaucoup plus répressif" que celui-ci prévu à l'origine, souligne-t-on.
Afin d'éviter l'encombrement des tribunaux, la justice pourra recourir à des procédures simplifiées pour prononcer les sanctions. Un traitement "rapide et efficace" du contentieux sera assuré par la voie d'ordonnances pénales (jugement rendu sans audience publique) et devant le tribunal correctionnel siégeant à juge unique (au lieu de trois), selon le communiqué du Conseil des ministres.
Parallèlement, le gouvernement réfléchit "de façon très prudente" à la possibilité de sanctionner en tant que tel l'abonné qui aurait fait preuve de "négligence caractérisée" sur la sécurisation de son accès internet. Cela pourrait prendre la forme d'une simple contravention (jusqu'à 1.500 euros) mais il ne s'agit pour le moment que d'une "piste", indique une source proche du dossier.
Le texte présenté mercredi "relève d'un inquiétant acharnement", a réagi un collectif d'internautes, la Quadrature du Net.


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De Jacques VERRECCHIA Avocat à la Cour Certificat de Spécialisation en Droit de la Propriété Intellectuelle Cette loi scélérate et liberticide qui va être votée par les ignards parlementaires français , n'a aucune chance d'être appliquée Les Magistrats ont autre chose à faire, alors que toutes les sanctions pour un internaute "chauffard de l'internet" comme l'a dit le pauvre Frédéric Mitterrand "en tant que producteur et réalisateur" 'SIC!" sont déjà inscrites dans le Code pénal, depuis la loi Lang de 1985 sur la contrefaçon ou le piratage, à laquelle j'ai participé avec succès dès 1982 il est vrai que l'on ne se rue pas sur ses oeuvres pour les télécharger... Celà suffit amplement si l'on veut poursuivre des délinquants qui en font commerce illicite Le gouvernement qui n'y connaît pas grand chose a pris la mauvaise option de la répresssion , alors que les USA sont dans une systéme de "NET NEUTRALITY", où chacun: Producteurs, artistes et ayants doivent doit y retrouver leur compte légitime Il est évident qu'il faut rémunérer les artistes et producteurs, c'est tellement facile en termes économiques pour que toutes les parties soient satisfaites selon là, encore par référence aux Etats -Unis, sur le principe de la Long Tail " (on tranforme de la poussière en or) Faible montant des perceptions, mais grand nombre d'internautes... Vous consommez un Giga comme un père de famille , vous payez un euro Vous consommez 6 gigas ce qui correspond à beaucoup de téléchargements, vous payez 5 euros; qui représente le maximum demandé par les plateformes situées à l'étranger en parfaite illégalité pour avoir gratuitement toutes les oeuvres LE CONTROLE SE FAIT SIMPLEMENT PAR LE DEBIT EN ADSL, ET PAS PAR UNE SANCTION QUI NE REMUNERE PAS LES AYANTS DROIT, ARTISTES, et PRODUCTEURS Ce qui représente 300 millions d'euros de gains, d'après les études effectuées par les Professeurs d'Université BADILLO et ROUX de la Faculté d'Aix et Paris Sorbonne
Il faut croire que le ridicule ne tue pas... J'imagine déjà les mamies prendre des amendes de 1500 euros alors qu'elle n'utiliseront même pas leur connexion internet à peine protégée. Sans compter que le flicage annoncé est déjà d'arrière garde, tellement il existe de solutions de contournements. Solutions qui évolueront aussi vite que les méthodes de détection. Quand je pense qu'on lit dans une autre brève que les sociétés auteurs/producteurs veulent multiplier par 5 la "redevance" des établissements (restos, bars, ...) qui diffusent de la musique...
Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps qu'ila été décidé que 3 juges valaient mieux qu'un seul et là il n'y en aurait qu'un et on sanctionnerait par ordonnances pénales, tout cela après avoir espionné le coupable comme nous le seront tous! tribunal d'exception, jugement rapide et efficace, sans droit à la défense, Big Brother espionnant chacun . Tout cela est terrifiant! N'y a-t-il pas un peu de place pour la pédagogie, l'enseignement du sens moral élémentaire : tu ne voleras pas le bien d'autrui etc...
M. Sarko il n'y aurai pas de sujet plus grave et plus urgent à régler. Je lis plus haut 14% de droit perçus en plus par les producteurs de disque. Et bien sur les contribuables vont encore payer du personnel pour faire la chasse au téléchargement et encombrer les tribunaux qui déjà ne sans sortent pas. Nous devons nous serrer la ceinture mais pas l'état, nous sommes en démocratie ou bien sommes nous retombé au moyen age avec les rois et les pauvres gens qui devaient subir sans rien dire. Elle est belle notre France!!!
"Parallèlement, le gouvernement réfléchit "de façon très prudente" à la possibilité de sanctionner en tant que tel l'abonné qui aurait fait preuve de "négligence caractérisée" sur la sécurisation de son accès internet. Cela pourrait prendre la forme d'une simple contravention (jusqu'à 1.500 euros) mais il ne s'agit pour le moment que d'une "piste", indique une source proche du dossier." Au fait, les services de l'état n'ont-ils pas subi eux-même des attaques et fait preuves de négligence au niveau de la sécurité informatique? Les banques elles-mêmes se voient régulièrement détroussées... alors que veut dire "négligence caractérisée" peut-être est-ce proportionnel à la hauteur de ce que l'on doit dissimuler !? Et si notre choix et de laisser libre l'accès wifi de notre réseau pour l'ensemble des citoyens... tels que les HOTSPOTS des aéroports, hotels, stations services ! Cette liberté d'accès à Internet serait-elle aussi remise en question ? Pourquoi l'état ne met-il pas en place des "Proxy" en FRANCE à disposition de la société ? Ce serait plus simple pour l'ensemble des utilisateurs ! On pourrait avoir des "proxy" qui filtrent les contenus en fonction de ce que l'on veut ! Filtre parental, filtre no-sexe, filtre anti hacking, filtre anti... au choix des citoyens, SVP !
Je n'oublierais pas ces mesures de répression lors de mon prochain vote. J'ai voté Sarkozy, et je le regrette toujours plus chaque jour...
Le tribunal correctionnel aura "un clavier à trois touches pour les sanctions: la suspension de l'abonnement, l'amende pour délit de contrefaçon, voire la prison pour contrefaçon" : je propose de rétablir la peine de mort pour renforcer encore l'efficacité de cette loi, il ne faut pas mégoter !