
Depuis trois ans, les opérateurs mobiles et les banques promettent de remplacer en France les pièces de monnaie, les billets et même les chèques par un simple paiement par téléphone portable. Mardi, les principaux groupes de distribution français, dont Auchan, Carrefour et la Fnac, se sont associés au mouvement et prévoient désormais de tester le paiement mobile sans contact dans leur magasin l’année prochaine. Explications en six questions.
Mardi, les principaux groupes de distribution et les trois opérateurs mobiles (Orange, SFR et Bouygues Telecom) ont annoncé le lancement d'un groupe de travail sur le paiement par téléphone mobile. Ce projet, baptisé Ergosum (Ergonomie des services sur mobile), est placé sous l'égide du pôle de compétitivité « Industries du commerce » de la région Nord-Pas-de-Calais.
Côté distributeurs, les partenaires sont Auchan, Carrefour, Castorama, la Fnac, Kinepolis, Jules, Leroy Merlin et les Mousquetaires. La plupart de leurs services financiers, comme Cofidis et Finaref, participent aussi au projet. « Les acteurs s'intéresseront aux parcours client et à l'ergonomie d'utilisation des différents services mobiles sans contact lors du passage en caisse comme par exemple le paiement, l'utilisation de coupons électroniques, l'attribution de points fidélité », explique un communiqué.
Il est en retard. Le premier test, initié par France Télécom et Philips, a débuté à Caen en 2005. L’an dernier, le responsable des paiements sans contact chez Orange, Mung Ki Woo, promettait un début de commercialisation dès 2008. Puis, de nouveaux tests ont été lancés à Rennes et à Strasbourg, par les opérateurs et les banques, avec objectif commercial « avant fin 2008-début 2009 ». En octobre, le pilote « Payez Mobile » auprès de 1000 clients et 500 commerçants, jugé « positif », a été prolongé d’un an. Et le déploiement commercial repoussé d'autant.
Face à cet enlisement, le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel a installé en mai le forum des services mobiles sans contact, pour « donner une impulsion et lever les freins » au développement d’un marché. Il s’agissait alors de faire dialoguer les différents acteurs, avec la « mise en place d’au moins un service commercial dès 2009 » et la signature d’une charte « dans le courant de cette année ». On l’attend toujours.
Il existe des différends techniques, des batailles de norme et des interrogations sur la protection des données personnelles. Mais ces questions ne sont pas les plus bloquantes. Comme le reconnaissait Luc Chatel en mai, les principaux freins relèvent de la « sacro-sainte question du partage de valeur entre les acteurs ». En clair, savoir qui va payer pour le développement du paiement sans contact et en tirer les fruits.
Les banques, notamment, craignent que les opérateurs entrent en concurrence avec elles, en reproduisant le modèle du puissant NTT DoCoMo au Japon. Le forum installé en début d’année par le secrétaire d’Etat devait ainsi réaliser une étude pour évaluer les coûts d’investissement et les bénéfices économiques du « sans contact ». Le groupe de travail établi mardi entre ces différents acteurs constitue donc une nouvelle avancée.

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Au lieu de perfectionner et de généraliser les moyens de payement existants développés à grands frais ( du consommateur ) les banques et les opérateurs continuent à essayer de gagner de l'argent avec cet instrument aliénant qu'est le mobile. L'unicité du moyen de payement supprime toute concurrence car les opérateurs et les banques vont s'aligner les uns sur les autres en se dissimulant derrière des noms de service différents. Actuellement en test en apparence gratuit, avec des appareils spéciaux et dans un nombre limité de grandes surfaces, on n'a aucune idée le ce que coutera l'abonnement à ce type de service après accord entre banques et opérateurs.
enfin un mode de paiement digne du 21ème siècle et qui raviront les jeun's et leurs parents ! partenaire prioritaire la SNCF dont les contrôleurs verbalisent à tout va les adolescents qui à priori ne sont pas des délinquants mais qui semblent être la cible privilégié parce que vunérable et peu sensible aux conséquences pécuniaires puisque ce sont les parents qui en font les frais ! système archaïque et plus du tout adapté à la clientèle et aux privilèges éhontés d'un service qui en province n'est absolument pas un service "dit" public mais qui empoche des subventions et dont les employés font grève à tort et à travers, alors question comment peut-on être juge et parti et refuser le paiement par CB au faux prétexte d'autorisation systèmatique ce qui est malheureusement parfois le cas mais pas toujours..pour majorer un amende qui de ce fait génère des frais de dossier et des paperasseries à n'en plus finir par ignorance ou inconscience !? alors oui vivement le "payer mobile" dans tous les transports en commun pour la jeune génération parce que ras le bol du tout répressif insupportable en période de disette !