
Bill Gates a signé avec Bertrand Delanoë un « partenariat numérique » pour Paris. Destiné à aider les jeunes entreprises et à former les demandeurs d’emploi, il se veut ouvert sur l’Open Source.
Microsoft et la Mairie de Paris font cause commune. De visite dans la capitale française, Bill Gates a signé avec Bertrand Delanoë un « partenariat numérique » visant notamment à soutenir de jeunes entreprises parisiennes et à former des demandeurs d'emploi. « C’est comme un accord de paix... mais on n’était pas ennemis », a lancé le maire de Paris.
Au terme du « schéma directeur informatique 2004-2007», Paris n'a certes pas migré radicalement ses postes de travail à l’Open Source, grâce à une politique tarifaire agressive de Microsoft. Le géant américain a pourtant enregistré dernièrement quelques déconvenues dans la capitale. Plusieurs centaines des serveurs de la ville ont déjà quitté le giron du logiciel propriétaire, tandis que l’adoption de Firefox pour la navigation est encouragée. Plus visible, Paris promeut sur son site internet la suite bureautique Open Office et contribue au projet Lutèce, un portail libre pour créer facilement un site internet. Pour la troisième fois, la ville soutiendra également cet été l’événement « Paris, capitale du logiciel libre », organisé par la fédération nationale de l’Industrie du logiciel libre (FNILL).
Selon Bertrand Delanoë, il n’y a cependant pas de contradiction à collaborer à la fois avec Microsoft et le logiciel libre. Cet accord n’est « pas exclusif », a justifié le maire en pleine campagne municipale pour sa réélection, alors que les Verts et le PCF avaient dénoncé la venue de Bill Gates. « Je suis favorable aux partenariats public/privé où chacun garde son indépendance », a-t-il expliqué. « La politique municipale est celle de l’ouverture vers les logiciels libres. Je suis pour permettre le développement du logiciel libre et que la concurrence fasse son œuvre », a ajouté le Maire de Paris.
Côté Microsoft, on fait le dos rond. « La neutralité est la bonne politique s’il n’y a pas de volonté d’exclusion », a expliqué Bill Gates, soulignant que les PC pouvaient exécuter des logiciels autres que ceux de Microsoft, dont beaucoup en Open Source.
Dans le détail, l’accord vise à « épauler 40 start-up, dans le domaine en particulier du design numérique et des éco-activités », selon Bertrand Delanoë. Deuxième objectif, « permettre le retour à l'emploi d'une centaine de personnes au chômage », jeunes Parisiens ou informaticiens allocataires du RMI, en leur offrant des formations. Les animateurs des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pourront également suivre des cycles de formation pour aider à « lutter contre la fracture numérique ».
Enfin, un « centre sportif numérique », projet encore assez flou, sera installé début 2009 porte de Montreuil. « Bill Gates et moi, on n’a pas encore compris ce que c’était », a d’ailleurs avoué Bertrand Delanoë. Seule certitude, les « jeunes du quartier » pourront s’y livrer à une pratique des jeux vidéo « moins solitaire », où la Xbox de Microsoft sera en bonne place.

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il y a des petites villes qui se sont engagées dans le libre et qui aurait su dire non à la proposition de microsoft et elles ont nettement plus besoin que paris de l argent du grand monopole. paris n a pas une position éthique paris, capitale du libre a du plomb dans l aile ...
Depuis que Microsoft fait des affaires il est temps que d'autres solutions arrivent sur le marché! En temps que Consultant depuis 1969 j'ai tjs pensé qu'un jour Microsoft ne serait plus incontournable (01 Informatique Sept 1999)