Neuf Cegetel serait le mieux placé pour racheter Club Internet. L'opérateur proposerait davantage que Free, auquel il ravirait la place de numéro deux de l'internet haut débit en France.
Rien ne résiste à l'appétit de Neuf Cegetel, sur le point d'avaler Club Internet. Certes, « à ce jour », « aucune transaction » n'a été conclue, précisait encore l'opérateur Internet lundi matin dans son communiqué. Pourtant, d'après les informations parues dans Les Echos, l'affaire est entendue. Citant des sources industrielles, le quotidien évoque une offre de 430 à 460 millions d'euros, nettement supérieure aux 380 à 400 millions que Free aurait proposés. « Le prix payé par Neuf Cegetel, s'il se vérifie, ressort 10% à 18% au-dessus de notre valorisation en première approche de Club Internet », souligne la maison de courtage CM-CIC, dans une note à ses clients. Neuf Cegetel avait déboursé 288 millions d'euros en août pour les 500.000 abonnés d'AOL. Or, Club-Internet n'affiche que 600.000 abonnés.
Pourquoi une telle surenchère ? Contrairement à AOL, dont Neuf n'a racheté que la base clients, Club Internet dispose en partie de son propre réseau. Symboliquement, ces 600.000 abonnés permettent aussi à Neuf Cegetel de chiper pour la première fois la deuxième place de l'ADSL à Free. Fin 2006, les deux rivaux étaient au coude à coude : 2,1 millions pour l'un, 2,2 millions pour l'autre. Une quasi égalité qui cache en fait deux histoires bien différentes. Pour se hisser au niveau de Free, Neuf a multiplié les rachats ces dernières années : Cegetel en 2005 (310.000 abonnés), AOL en 2006. A l'inverse, hormis de petites acquisitions ciblées dans la fibre optique (Citéfibre) et dans le Wimax (Altitude), Free a exclusivement compté sur sa croissance interne, traditionnellement plus forte que celle de son rival. Dès lors, si les recrutements se poursuivent au rythme actuel, il pourrait repasser devant Neuf Cegetel dans un peu plus d'un an.
Reste l'hypothèse d'une nouvelle consolidation du secteur. Sauf que les candidats au rachat sont désormais rares. Si l'on exclut les nouveaux entrants (Darty, SFR, The Phone House), Alice est la seule proie identifiée. Sa maison mère, Telecom Italia, n'est pas au mieux financièrement. Très vite écartée de la course au rachat de Club Internet, Alice ne dispose en outre toujours pas d'une taille suffisante sur le marché, avec ses 775.000 abonnés fin décembre, et souffre donc la comparaison avec les trois gros, Orange, Neuf Cegetel et Free. Dans cette affaire, il ne faut pas oublier un autre candidat malheureux au rachat de Club Internet. Soutenu par un puissant fonds, Noos-Numéricâble aurait des vues sur Free. Mais le monde du câble et de l'ADSL sont difficilement réconciliables. A moins que le passage à la fibre optique, qui nécessite de lourds investissements, n'accélère les mariages de raison.

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concentration des acteurs, oui pour les statistiques, mais quel service utile dans le pays? les connexions de ce fai ne sont pas si merveilleuses et semblent prendrent le chemin de concurrents tout aussi limités.