Ambiance électrique dans le logiciel libre. François Bancilhon, PDG de Mandriva, ne digère pas que le marché des 1000 postes de l'Assemblée Nationale ait été attribué à son concurrent Ubuntu. « Je ne comprends pas ce choix et je ne comprends pas qu'une entreprise française, qui peut assurer un support local de son produit, grâce à des ingénieurs basés en France, n'ait pas été retenue », écrit-il sur le blog de son entreprise. Pourtant, « l'évaluation technique par les services informatiques de l'Assemblée de la proposition de Mandriva la place devant celle de ses concurrents ». « L'offre retenue – semble-t-il uniquement sur la base du prix — a été proposée par une société de service, sans référence de déploiement de bureau Linux, et qui prétend supporter seule ce Linux sans s'associer à l'éditeur d'Ubuntu », accuse encore François Bancilhon.

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Je trouve l'intervention de son PDG déplacée. Je comprendrais mieux son intervention s'il n'avait pas été consulté. Pourquoi devrait-on être obligé de prendre Mandriva ? Parceque c'est une entreprise Française ? Allons donc. Prenez leur CD d'install, bootez avec, et que voyez-vous ? Tout est en anglais. Je ne veux pas jeter la pierre à Mandriva, qui est une très bonne distribution (elle n'est pas la seule). Mais son PDG oublie un peu vite le contexte, dont un des objectifs : se libérer d'un système fermé et qui coûte cher, en visant la liberté et la gratuité. Ce qui n'est pas le cas pour Mandriva, concernant ce dernier point, même s'il existe une version gratuite, mais "allégée".
Pourquoi Ubuntu comme distribution ? Pourquoi avoir choisi Unilog ? Pourquoi ne pas s'être directement adressé à l'éditeur Mandriva ? Bien sûr il y a l'argument du bureau de Ubuntu qui est plus convivial et abouti, mais je ne doute pas que la version qui sera finalement installée sur les pc de nos députés sera de toutes façons, largement remaniée pour leurs besoins, et pour les impératifs de sécurité qui s'imposent en ces lieux. Il en aurait été de même si Mandriva avait été choisi. Ca ne m'étonnerai pas que Unilog ai quelques contacts bien placés dans les commissions d'appels d'offre, que Mandriva n'avait pas...
Je ne pense pas que la société de service ayant gané le marché prétende supporter seule ce Linux. Est-ce même Mandriva supporte seule l'ensemble des composants de son produit ? La vérité c'est qu'Ubuntu propose un meilleur produit, mieux finalisé mieux intégré. François Bancilhon le sait, il comprend ce choix mais ne l'accepte pas. Ubuntu a réussi à faire ce que Mandrake et les suites n'ont pas effleuré depuis plus de 10 ans que leurs distributions existent : un desktop parfaitement intégré pour l'utlisateur Lambda. Aussi l'esprit du libre n'a pas été toujours aussi ouvert que ça chez Mandriva et il fallait bien que la sanction tombe un jour.
Il est vrai que les entreprises retenues (Unilog pour ne citer qu'elle) ne sont pas de fervents défenseurs du logiciel libre, mais plutôt des SS2I à l'affut de la moindre parcelle de terrain qui fera pousser du blé. Il est vrai que passer à Ubuntu (ou tout autre distribution linux libre) aurait du se faire dans les règles de l'art : passer par une boite symbolique qui représente les valeurs du libres. Bon maintenant Ubuntu est une distribution montante qui a de l'avenir, mais pas entièrement mature : d'où la nécéssité de passer par une tierce entreprise qui assure le support. Maintenant : la question en semble juste pourquoi une distrib française avec un support français fait "sur mesure" à cette distribution ?. Peut être est-ce cette recherche du moindre cout qui va faire migrer l'assemblée sous Linux qui a fait choisir Ubuntu via Unilog plutot qu'une Mandriva totalement supporté sur place ? A vous les studios...