La banque d'affaires Close Brothers lance une charge contre les sociétés du « web 2.0 ». Ces sociétés sont valorisées « sur la base de multiples élevés de leur chiffre d'affaires » alors qu'elles sont encore loin d'être rentables, a estimé Cédric Baümer, directeur chez Close Brothers. En octobre, YouTube a été racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars, soit 6,6 fois son chiffre d'affaires 2006, alors qu'il est déficitaire et n'a pas de « modèle économique », a-t-il rappelé. Si l'on peut douter de leur capacité à devenir rentables, c'est qu'ils ont des difficultés à « monétiser leur contenu », les visiteurs se rendant sur ce type de sites étant, par définition, peu réceptifs à la publicité et à tout lien commercial, explique-t-il. Seuls les sites à très forte fréquentation, comme MySpace, devraient pouvoir générer de la marge car « ils pourront faire payer très cher le peu de publicité qu'ils auront », a estimé de son côté Virginie Lazès, directrice associée chez Close Brothers. Selon elle, les acteurs du « web 2.0 » deviendront une « composante incontournable » de tous les sites des médias mais « ne semblent pas viables à moyen terme » s'ils demeurent indépendants.

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Close Brothers est surement une banque d'affaires très sérieuse si on en croit ses références et son board, mais son discours sur le web 2.0 ne tient pas la route. Voir le web 2.0 par le petit bout de la lorgnette de 4 ou 5 valorisations c'est un peu léger. L'arrivée du web 2.0 dans las applications d'entreprises, ils ne connaissent pas non plus ? Soit la communication a été trop simpliste, soit cela manque énormément de fonds pour une institution aussi sérieuse. Allez plutôt lire des réactions d'acteur crédible sur le sujet ici (http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2006/11/close_brothers_.html#comments) et là (http://fr.techcrunch.com/2006/11/29/la-bulle20-va-exploserben-voyons/).
sur les blogs on lit des analyses un peu mieux foutu que cela http://fr.techcrunch.com/2006/11/29/la-bulle20-va-exploserben-voyons/
A nouvelle vague, nouveaux modèles ! La publicité ne s'est pas adaptée à ce nouveau paradigme... Mais peut être ne le peut t-elle pas. Mais d'autres voies sont possibles pour assurer des revenus aux acteurs du web2.0 en cohérence avec la montée en puissance du participatif.
Et pour le web 3.0 l'esperance de vie est estimée à quel terme?
Google monétise son activité grâce à sa régie publicitaire. Or, comme l'entreprise l'a déjà expliqué, avec 46 % de parts de marchés aux USA sur les recherches faites sur Internet, il lui est difficile d'accroître son audience. D'où le rachat de YouTube, qui permet à Google de toucher un plus grand nombre d'internautes. L'entreprise californienne est obligée d’acheter d’autres sociétés, étant donné que sa croissance organique semble aujourd’hui limitée.
Voilà une grande nouvelle. Le fameux web 2.0 n'est rien d'autre que le "web rendu enfin accessible à l'utilisateur moyen" (et encore). Juste de la technique, et de l'usability (comme on dit en bon français). Google se paie des outils très cher - pour les avoir avant les autres. Là, le modèle est simple à comprendre...