Les opérateurs mobiles français affirment qu'ils sont parmi les moins chers d'Europe et soulignent leur poids dans l'économie. Mais les conclusions de leur étude sont loin de faire l'unanimité.
Les Français vont devoir apprendre à aimer leurs opérateurs mobiles. D'après une étude commandée par l'Afom - l'association qui défend les intérêts d'Orange, SFR, Bouygues Telecom et de la plupart des nouveaux entrants - le poids du portable est resté stable ces dernières années dans le budget des ménages, autour de 1,2%. Si les Français ont téléphoné en 2006 plus de 2h30 par mois depuis leur mobile (+37%, par rapport à 2002) et envoyé plus de 25 SMS (+100%), ils ont aussi bénéficié d'une baisse de 26% du prix moyen de la minute d'appel. Conséquence, leur dépense moyenne a « seulement » augmenté de 5,2%.
Fondée sur des chiffres « objectifs » et « incontestables », cette conclusion vise clairement à évacuer les accusations d'entente sur les prix entre les grands opérateurs. Selon l'étude réalisée par l'Idate et Coe-Rexecode, la France figure même parmi les pays européens où le mobile est le moins cher. Mais les comparaisons sont dangereuses. Délicat, par exemple, de prendre en compte toutes les modalités de facturation entre les multiples opérateurs européens, les durées d'engagement, la gratuité du répondeur, les forfaits illimités... Avec une méthodologie différente, le ministère finlandais des télécoms plaçait par exemple l'an dernier la France au troisième rang des pays les plus chers d'Europe. En 2005, l'Ofcom, le régulateur britannique, précisait que la France était un pays avantageux pour les gros consommateurs mais à l'inverse le plus cher pour les plus petits utilisateurs de mobile.
L'étude de l'Afom ne s'embarrasse pas de telles différentiations et conclut simplement que « le consommateur français bénéficie d'offres plus avantageuses que le consommateur anglais, espagnol ou italien, et beaucoup plus encore que le consommateur allemand ». Elle manque également de précision lorsqu'elle évoque la vigueur de la concurrence. Certes, les opérateurs, qui se partageaient le marché à trois, sont désormais une trentaine, après l'arrivée des accords de marque et des opérateurs virtuels, souligne l'étude. Mais la croissance des MVNO a ralenti au quatrième trimestre 2006. Les nouveaux entrants bénéficient notoirement de conditions tarifaires peu avantageuses. Aussi, contrairement à d'autres pays européens où les MVNO pèsent sur le marché, la concurrence reste théorique. Quant à la quatrième licence UMTS, à même de changer la donne, elle est passée sous silence.
Satisfaits de leurs tarifs et de la concurrence, les opérateurs cherchent en fin de compte à desserrer l'étau de la régulation. L'an dernier, la baisse des terminaisons d'appel imposée par l'Arcep a eu un impact de 2 milliards d'euros sur leur chiffre d'affaires cumulé, et de 650 millions sur leur résultat opérationnel. Pour sensibiliser les pouvoirs publics, les opérateurs s'adressent directement à l'Etat, qui a perçu 7 milliards d'euros de recettes fiscales et de taxes en 2005 sur leur activité. L'étude rappelle aussi que le secteur mobile a généré en 2005 quelque 10 milliards d'euros de valeur ajoutée. Sa contribution à l'économie française est dès lors supérieure à celle de l'aéronautique civile, et presque égale à celle des services informatiques. De même, les 30 milliards d'euros investis sur quinze ans dans le réseau et les licences équivalent à la construction de 75 Viaducs de Millau. Toujours en 2005, le secteur représentait 95.000 emplois directs et indirects en France.

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Se genre d'auto congratulation est pour le moins indecent ! Initule de revenir sur les "petits arrangements entre amis". A quand messieurs les opérateurs des engagements vraiment libres au cout réel consommé....et non pas une bobligation de signature pour 12 à 24 mois ? Dans l'ensemble de l'Europe la concurrence à permis (tout comme la saine émulation des fournisseurs d'accès internet) d'être profitable au consommateur. En France la triple entente musele le secteur et ponctionne le consommateur. Devant les faibles réactions des utilisateurs floués, ces messieurs auraient tors de s'en priver. Sans vouloir faire référence à nos aieux je me demande si "les Francais sont des veaux" ? Comme l'a dit un humoriste célèbre "dire qu'il suffirai d'arreter d'en acheter, pour qu'il en vendent plus !"
Et encore, l'étude ne parle même pas de l'accés Internet en mobilité. Les forfaits "Surf Internet" sont tout simplement inabordables pour le commun des mortels. Pas étonnant que le surf via des hotspots WiFi se taille une place au soleil ! .