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Télécoms

Les ambitions scandinaves de France Télécom inquiètent

 18/04/2008 14:16  - L'Expansion.com 
 
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Alors que son action a perdu plus de 10% en 3 jours, l'opérateur français a tenté vendredi de rassurer le marché en clarifiant sa position vis-à-vis de TeliaSonera.

L'action France Télécom était en danger. La possibilité d'un rachat de l'opérateur télécom scandinave TeliaSonera, évoquée mercredi par Le Figaro, avait plombé le titre de plus de 10% en deux jours. Vendredi vers 15H00, le titre perdait encore 1,30% avant de se reprendre en fin de séance pour clôturer à +0,03%. La mise au point effectuée en début de journée semble finalement avoir permis d'enrayer la spirale négative.

Via un communiqué et une séance d'explication téléphonique de son directeur financier, France Télécom admet que "des démarches exploratoires ont été entreprises" avec son homlogue finno-suédois. Mais il précise que "pour autant aucune négociation n'est ouverte à ce stade et, par là même, aucune décision sur une telle opportunité n'est en voie d'être prise". Aucune banque n'aurait même été contacté. Reste que si l'opération est loin d'être lancée, son principe pose un certain nombre de questions. A savoir le montant de l'opération - 23,5 milliards d'euros au bas mot -, ses modalités de financement - on évoque un mélange de cash et d'échange d'actions -, et les conséquences pour l'endettement du groupe (impacts des emprunts potentiel et reprise de la dette de TeliaSonera).

Au delà, certains semblent redouter le retour à une politique d'acquisitions de grande ampleur qui avait débouché sur des dépréciations massives, des dettes et un plan d'économies. Depuis le dernier gros rachat du britannique Orange, en 2000, le groupe français s'était d'ailleurs prudemment tenu en retrait de toute opération d'envergure. Mais son retour en forme financière - il a atteint en 2007 son objectif de désendettement - et le mouvement de concentration qui se dessine dans le secteur semble avoir changé la donne.

"La politique du groupe en matière de croissance externe et d'évolution du périmètre n'a pas changé", a pourtant assuré le directeur financier Gervais Pellissier lors d'une conférence téléphonique. "Des opportunités de croissance sont toujours présentes sur les marchés émergents, certes, mais également sur les marchés développés où France Télécom a montré depuis presque deux ans qu'on pouvait retrouver de la croissance", a-t-il affirmé.

Et le même de justifier l'intérêt pour le confrère scandinave en estimant que "la privatisation annoncée de TeliaSonera peut représenter une opportunité stratégique" car les deux groupes, "complémentaires", "partagent la même vision stratégique du secteur" et "ont tous deux accompli la mutation de leur coeur de métier". Une complémentarité surtout géographique: TeliaSonera, né en 2002 de la fusion du suédois Telia et du finlandais Sonera, est solidement implanté dans le nord (Norvège, Suède, Danemark, Finlande) et l'est de l'Europe (Russie, pays baltes), régions encore à conquérir pour France Télécom. Le français bénéficierait aussi des positions acquises par le nordique en Turquie, Ukraine et Asie centrale.

Quant au financement,il se ferait sur un "équilibre" entre cash et dette "qui permettra de satisfaire les actionnaires et les créanciers", sans remettre en cause les objectifs financiers du groupe.

 
Commentaires - (1)
bclic 28/4/2008 Recommander 0

On a assez reproché à nos mastodontes et plus généralement à nos entreprises de ne pas se bouger et de ne pas conquérir de nouveaux marchés ; bref d'être trop frileux. Que serait aujourd'hui france tel sans orange et donc cette audacieuse opération? Que serait aujourd'hui renault sans l'alliance avec Nissan (l'inverse est aussi vrai!) sans dacia sans samsung automobile en corée ? Dois-je aussi parler d'air france et de son homologue hollandais ne sont-ils pas leader mondial ?

 
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