
Fin 2008, Twitter refusait d'être racheté par Facebook. Depuis, la bataille fait rage entre les deux sites pour capter les conversations des internautes. Et Facebook ne manque pas d'idées.
Dans la Silicon Valley, c'est devenu l'objet d'un feuilleton quasi-quotidien. Depuis que son offre de rachat lui a été renvoyée dans les dents à l'automne 2008, au motif qu'elle était d'un montant trop faible, Facebook multiplie les profondes modifications tournées contre Twitter.
A première vue, le plus célèbre des réseaux sociaux, fort de 175 millions de membres, n'aurait aucune raison d'être inquiété par un rival dix fois plus petit que lui. Mais Twitter bénéficie aujourd'hui dans les médias d'une outrageuse exposition et son audience frémit : +1689% aux Etats-Unis en un an, selon Nielsen.
Ces succès ont de quoi agacer n'importe quel concurrent, et Facebook en tête, qui se rêve en point d'entrée communautaire unique des internautes. Très à la mode, Twitter attire en effet pêle-mêle blogueurs, journalistes, stars et grandes marques qui découvrent ou redécouvrent ses vertus pour bâtir une communauté.
« Si tu ne peux pas le battre, copie-le », disent les commentateurs américains. Voilà comment Facebook s'y emploie.
C'est la plus ancienne des modifications, qui ne semblait pas à l'origine dirigée directement contre Twitter. Depuis l'été, Facebook propose aux créateurs de sites de gérer, pour eux, les comptes de leurs membres grâce à Facebook Connect. Concrètement, les internautes peuvent se connecter directement sur les sites partenaires grâce à leurs identifiants Facebook, au lieu d'avoir à créer un nouveau compte.
Le but est clair : il s'agit pour Facebook de récupérer toujours plus de conversation des internautes. Et ça marche. Durant l'investiture de Barack Obama en janvier, un module Facebook Connect intégré sur une page de CNN a attiré plus de 1,5 million de messages en quelques heures.
Sur Twitter, une majorité des messages ne sont pas entrés directement sur le site, mais pas des applications externes, telles que Tweetdeck, Twhirl ou Twitterific. En face, Facebook contrôle tout, et oblige à passer sur ses pages ou sur son application mobile. Ce n'est désormais plus le cas, grâce à une modification technique intervenue en février.
Comme Twitter, Facebook a en effet décidé de livrer aux développeurs des outils de programmation pour récupérer les statuts des réseaux d'amis en direct. Les premières intégrations n'ont pas traîné. Loic Le Meur a été le premier à dégainer ce week-end, avec une version spéciale du client Seesmic. Tweetdeck a suivi. Et le blog ReadWriteWeb y voit une nouvelle "twiterrisation" de Facebook.
C'est la plus importante des modifications, intervenue jeudi dernier. Dorénavant, toute la page de Facebook est articulée autour d'un flux unique, le « stream », rappelant fortement Twitter. Sous une boîte de dialogue invitant à partager « ce que vous avez à l'esprit », on y trouve ses propres messages et les réactions en direct de son réseau d'amis. Facebook se veut cependant plus puissant que Twitter, avec des possibilités de tri des messages selon les groupes d'amis, et d'intégration directe de vidéos et de photos.
Facebook veut cultiver l'intérêt des marques pour les réseaux sociaux. Le site a donc profité de la mise en ligne de sa nouvelle version pour les inciter à participer aux conversations, à la manière de n'importe quel autre membre. Les pages qui leur étaient réservées ont été transformées en profils conventionnels, mais visibles par tous les internautes. La limite des 5000 amis, un frein pour les promotions à grande échelle, a par ailleurs été levée. « Facebook entre sur les terres de Twitter », titrait récemment le San Francisco Chronicle.
La dernière modification en date est intervenue discrètement dans la soirée de lundi. Désormais, Facebook propose à ses membres d'ouvrir leur profil à tous les visiteurs, qu'ils soient ou non membres du réseau social. C'est idéal pour l'auto-promotion, et c'est aussi le réglage par défaut de Twitter. Rien ne dit cependant que cela prendra sur Facebook, dont les membres ont l'habitude d'évoluer dans un écosystème fermé, aux réglages de confidentialité très précis.
Avec ces modifications, Facebook a dupliqué presque en totalité les points forts de Twitter. Une différence fondamentale susbsiste : la réciprocité des contacts. Sur Facebook, pour suivre les messages d'un des vos amis, ce dernier doit vous avoir accepté parmi ses contacts. Sur Twitter, sauf en cas de profil verrouillé, ce n'est pas le cas.

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FACEBOOK a qui j ai donné tout mon curriculum vitae est une force dans tous les pays et je pense que les autres auront beaucoup du mal a le suivre car il s etend de plus en plus et qu il a de plus en plus de clients aussi je ne me fais pas de souci pour cette firme elle est solide et peut avaler n importe qui.