Le secteur des logiciels et services français devrait embaucher 55.000 personnes cette année, dont 20.000 créations nettes. A 2%, le taux de chômage y est quatre fois inférieur que la moyenne nationale.
Le secteur des logiciels et des services français ne connaît pas la crise. Cette année, ces entreprises devraient procéder à 55.000 recrutements, dont 20.000 créations nettes d'emploi, selon les données communiquées par le Syntec, la chambre professionnelle des sociétés de conseil et de services informatiques. Résultat, et alors le CDI est préféré à 95%, le taux de chômage dans cette branche est tombé à 2%, soit quatre fois moins que la moyenne nationale. En moins de quatre ans, le nombre d’informaticiens demandeurs d’emploi a été divisé par deux, à 22.953 en juin 2007. D’après le Syntec, il existe d’ailleurs une « tension sur des profils et compétences », tels que les consultants sécurité, les ingénieurs systèmes et réseaux ou les commerciaux. Ces données très positives sont néanmoins contestées par le Munci, mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens.
Cette année, le marché français des logiciels et des services informatiques devrait progresser de 6,5%, estime le Syntec. « Très dynamique », le conseil en technologie s’illustre, avec une croissance de 7%. Cette activité devrait d’ailleurs engloutir 3500 des créations nettes d’emploi. Au total, la France se place légèrement au-dessus de la moyenne européenne (+6%). Le Syntec note toutefois que « la croissance du marché est essentiellement tirée par les volumes, les prix demeurant plus bas que dans les autres pays d’Europe (à l’exception de l’Espagne et de l’Italie). Par ailleurs, cette bonne performance reste liée en partie à un phénomène de rattrapage du retard accumulé ces dernières années ». Une nuance qui n’empêche pas les dirigeants du secteur de confirmer leur confiance dans cette activité, avec un taux de 123, contre 108 il y a trois ans.

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J'ai fait parti d'une commission régionale sur le dossier EDEC SYNTEC. Je connais particulièrement bien les problèmes d'emploi et de formation de la branche. Les témoignages ci-dessus sont exactement le reflet des réalités. Les chiffres annoncés sont faux, les SSII n'ont aucune stratégie de dévelopement, vive au jour le jour, ont des comportements sur les embauches en dehors de toute logique, il n'y a aucun rapport entre le poste occupé et le profil recherché,(exemple, un poste de technicien réseau, pour lequel un recrutement se fait à niveau ingénieur), bien entendu personne ne se présente et alors on entend la fameuse ritournelle : il y a des tensions sur le marché. Enfin, une GPEC totalement inexistante et un turn over hors norme et le pire aucune polique digne de ce nom en matière de formation professionnelle. Conclusion, les SSII en France sont totalement imatures, sont gérées en dehors de tous les standarts normaux, gare au réveil douloureux.
Le SYNTEC se trompe ... une nouvelle fois Lire le lien ci-dessous: http://www.indexel.net/1_20_4954___/Possible_recession_des_depenses_informatiques_en_2008.htm
Je me permet un commentaire a mi chemin entre la communication du Syntec et les reactions ci dessous. Ayant aussi participé ds le passé au table ronde du Syntec (college editeur, il est vrai que j'y ai assisté à des discussions de niveau café du commerce sur les chiffres fournis par les editeurs. Le marché des logiciels et des services n'est pas monolithique. Pour ce qui est de l'edition la situation en nombre d'emploi est passé depuis l'été de stable à une tres legere croissance. Les rachats mentionnés ds les commentaires n'ont encore eu aucun effet negatif sur l'emploi. Les achats du passé par HP, Oracle, IBM n'ont pas provoqué de licenciement à part qq departs isolés et ce sera la même chose pour les OPA recentes (BO ,BEA,...) . Chez un editeur on ne peux pas se permettre de perdre la force vive de l'entreprise. Dans les services il y a une demande tres forte sur certain profil sur les sujets chauds(Securite, SAP, Virtualisation...) mais les prix de vente reste en effet bas pour le reste. je ne vois pas de recrutement massif chez les leaders du marché même si certains "communiquent" sur leurs recrutements (qui remplacent souvent des departs...)
Faux. Ancien DRH d'une SSII, j'étais le représentant de celle-ci au Syntec. Les journalistes ne devrait pas faire confiance à leurs communiqués qui ne reflètent pas souvent la réalité. Le secteur des SSII ne recrute qu'à compte-goute , les marges sont faibles, donc les SSII ne peuvent avoir aucun intercontrats, les licenciements continuent : Atos : 700 sur la France, les embauches en contrats de professionnalisation d'excellents jeunes ingénieurs permettent le remplacement des seniors expérimentés licenciés que personne ne veut.Toutes les grandes SSII délocalisent les Forfaits et TMA : Maroc, Inde, Vietnam ... Je recommande aux journalistes de se renseigner avant de diffuser un communiqué d'une organisation patronale , certes respectable, comme le Syntec.
Pour etre professionnel dans le secteur, c'est tout le contraire .. les editeurs de logiciels souffrent et le marché se concentre ... d'où sortent-ils un tel opimiste ? ... Demandez à n'importe quel recruteur du marché, il vous dira que le logiciel souffre aujourd'hui, les marchés des grands comptes sont saturés ... les gros editeurs (ORACLE, SAP ... ), incapables de faire de la croissance organique, font de la croissance externe (rachetant donc du chiffre d'affaires pour illusionner le marché et le cours de bourse ... ), preuves sont les achast d'hyperion et de Business Object par ORACLE et SAP respectivement .... Non, le marché n'est pas euphorique loin de là ... il se concentre .. alors ses "papiers" de journaliste .. à la poubelle .. merci
Une vision un peu plus nuancée des choses... http://www.munci.org/COMMUNIQUE-MUNCI-Conference-de-presse-Syntec-Informatique-10-oct-2007