Alain Juppé, coprésident de la commission de réflexion sur le grand emprunt a déclaré jeudi que le numérique avait "toutes ses chances" de figurer parmi les investissements choisis.
"Le numérique peut contribuer de manière déterminante à construire un modèle de développement plus sobre et plus économe de nos ressources naturelles, c'est la raison pour laquelle je pense que vous avez toutes les raisons d'espérer", a déclaré jeudi 10 septembre Alain Juppé, coprésident de la commission de réflexion sur le grand emprunt, lors d'un séminaire interministériel sur le numérique.
Un peu plus tôt, l'autre coprésident, Michel Rocard, s'était montré plus réservé: "Le très haut débit a pour lui (...) les finances, le marché... Peut-être qu'il a besoin de plus, je ne suis pas en train de vous dire non", mais "nous aurons un travail (...) de sélection redoutable".
M. Juppé a rappelé que la commission était confrontée à un "inventaire à la Prévert" et qu'elle devrait "cibler quelques projets prioritaires". Il a souligné que "le numérique (était) au coeur des débats" sur l'utilisation de l'emprunt tant pour les infrastructures numériques que pour le soutien aux "PME innovantes".
M. Juppé s'est refusé à avancer un chiffre concernant la taille de l'emprunt. Il a toutefois donné un indice en remarquant que si l'on prélevait 40 milliards d'euros pour financer la couverture du pays en fibre optique "il ne rester(ait) plus grand chose".
Le séminaire réunissait membres du gouvernement, élus locaux, chefs d'entreprises et économistes, qui ont plaidé pour un investissement public dans le secteur du numérique. "Le numérique est un démultiplicateur de productivité et de croissance", a déclaré Bruno Retailleau, rapporteur au Sénat de la proposition de loi sur la fracture numérique.
"20 milliards d'investissements dans les TIC (technologies de l'information et de la communication) générent la création de 800.000 emplois" et "la hausse de dix points du taux de couverture haut débit d'un pays augmente la croissance de 1,3 point", a affirmé le directeur général de Capgemini Paul Hermelin.
Le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier a plaidé pour le développement du très haut débit sur l'ensemble du territoire, pour "éviter une France à deux vitesses". La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a de son côté souligné l'intérêt du numérique pour les demandeurs d'emplois, estimant que tous devaient être équipés "risque sinon d'une double peine".


Au travers d'une étude menée au mois de janvier par le cabinet Cross Tabs pour Microsoft, il apparaît qu'en France, dans 48% des cas, les informations des candidats à un poste...
Deux sociétés françaises ont récemment réalisé de nouvelles levées de fonds. A commencer par Compario, un éditeur de logiciels spécialisé dans la recherche et le E-Merchandising,...
Au mois de novembre, nous apprenions qu'AOL - alors sur le point de devenir indépendant du groupe Time Warner - avait considéré revendre son logiciel de messagerie instantanée...
Selon un article du Wall Street Journal, Google pourrait très bientôt dévoiler de nouvelles fonctionnalités communautaires au sein de son service de courrier électronique Gmail....
Lors d'une conférence de presse, l'opérateur espagnol Telefonica aurait expliqué que les sociétés Internet telles que Google et Yahoo! utiliseraient beaucoup de bande passante...
A partir de mardi après-midi et jusqu'à jeudi, l'Assemblée nationale examinera en première lecture le texte de la « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de...