Lexpansion.com a testé le dernier smartphone de RIM, le BlackBerry Pearl, commercialisé en France à la fin du mois. Un modèle qui doit permettre à la firme canadienne de s'étendre au delà du marché des entreprises qu'elle domine. De fait, le Pearl est très séduisant. Mais est-ce suffisant...?
Le BlackBerry Pearl débarque en France. Destiné au grand public, ce smartphone du canadien Research in Motion (RIM) sera proposé par SFR dès la fin du mois, puis par Orange à la mi-novembre. L’objet est précédé d’une réputation plutôt flatteuse. Le 28 septembre dernier, à l’occasion de ses résultats trimestriels, la firme canadienne poussait déjà des cris de victoire à peine un mois après son lancement aux Etats-Unis. Cela reste en fait à confirmer. Car si le BlackBerry est le leader incontesté sur le marché des entreprises, une position conservée malgré la multiplication des rivaux, il se retrouve dans la position du nouvel entrant sur celui des smartphones grand public. Autrement dit, RIM a encore tout à prouver face à Nokia, Palm ou Motorola...
De toute évidence, le dernier-né de la lignée BlackBerry tranche avec les « tuiles » habituellement proposées dans cette catégorie d’appareils. La firme canadienne a en effet décidé de s’attaquer au marché grand public en proposant un mobile multimédia plus qu'un PDA, tout en conservant ce qui a assuré son succès auprès des entreprises : le push email. Avec cette technologie, ce n’est plus le téléphone qui sollicite le serveur de messagerie mais ce dernier qui alimente le mobile en continu. D’où un gain de temps et d’énergie non négligeable. « C’est le premier modèle de la marque à utilisation mixte : nous avons maintenu les fonctionnalités des smartphones précédents (messagerie instantanée, email, agenda, navigateur internet…) en y ajoutant d’autres pour répondre aux besoins du marché grand public : lecteur de fichiers MP3 ou vidéos, appareil photo numérique de 1,3 million de pixels, mémoire de 64 Mo extensible au moyen d’une carte MicroSD,… », explique Christophe Ducamp, responsable chez RIM des relations avec les opérateurs.
Disons-le d’emblée, le résultat est plutôt séduisant. Léger, compact, habillé d’une élégante livrée de laque noire rehaussée de chrome, équipé d’un écran lumineux, le Pearl attire l’œil. Sa prise en main est rendue d’autant plus facile grâce à la molette centrale en forme de… perle. C'est une sorte de track-ball qui permet de naviguer sur l’écran dans le texte d’un message, celui d’un site Web, ou de passer d’une application à l’autre bien plus rapidement qu’avec un curseur ou un stylet. L’impression ludique et intuitive qui se dégage de l’ensemble, à l’utilisation, comme les multiples façons de personnaliser ce terminal ne sont sans doute pas étrangères à sa conception logicielle à base de machine virtuelle Java. C’est aussi, téléphone oblige, un appareil communicant quadri-bande GSM/GPRS et Edge dont la synchronisation avec un PC ou un Mac se révèle d’une redoutable efficacité. Seules ombres au tableau : l’absence de compatibilités Wifi et 3G, l’impossibilité de filmer des séquences vidéo et un clavier de petite taille - compacité oblige - qui nécessite un semblant d’apprentissage.
Reste à savoir si ce produit s’adresse vraiment au grand public. « Nous sommes à la frontière de deux sphères, l’une professionnelle, l’autre privée. Un espace qui va du cadre supérieur de grand groupe qui a décidé de se faire plaisir au patron de petite PME en passant par les professions libérales et les artisans. Cet appareil leur permet de récupérer mails privés et/ou professionnels en disposant en plus de fonctions multimédias », note Pierre-Yves Rallet, directeur marketing pour SFR Entreprises. « Même si les Blackberry contrôlent encore 80% du marché du push email, ils ne sont plus seuls et les concurrents sont là. Ils sont donc obligés d’évoluer vers le grand-public », relève-t-on chez Orange. Notons toutefois qu’au moment de passer à la caisse, il faudra débourser entre 200 et 400 euros pour un Pearl auxquels viendront s’ajouter l’option push email (à titre d’exemple, une quarantaine d’euros par mois chez Orange). Ce qui n'est pas à la portée du très grand public.
RIM justifie sa stratégie plutôt haut de gamme en rappelant deux points. La frontière entre vie professionnelle et vie privée s’estompant de plus en plus, le besoin de rester connecté en permanence avec sa messagerie va s’accentuer. D’autre part, le transport de données via mobile va exploser dans les prochaines années. Palm semble d’ailleurs bien conscient de cette menace qui le vise peut-être particulièrement. L'américain a en effet dévoilé cette semaine un terminal censé concurrencer le Pearl: le Tréo 680.

L'anglo-américain Autonomy, concurrent d'Exalead et de Fast (Microsoft) dans les technologies de recherche, renforce son partenariat avec Capgemini. Dans ce cadre, l'entité télécom,...
Challenger de Google sur le terrain de la recherche algorithmique, Yahoo entend par contre s'imposer comme leader sur celui de la recherche « sociale ».
La vénérable "Northern Electric and Manufacturing Company Limited", crée par l'opérateur Bell pour construire le réseau téléphonique canadien en 1895, a décidé d'accélérer son...
Bientôt centenaire, mais toujours innovant, IBM lance un nouveau logiciel de reconnaissance vocale destiné à ses partenaires et clients, de l'industrie automobile au secteur de...
Près de six mois après une première vague d'accords avec Universal Music, Sony BMG et EMI, le site communautaire MusicMakesFriends.com annonce la signature d'un partenariat stratégique...
Une nouvelle mise à jour logicielle de l'iPhone vient d'être publiée par Apple, elle est estampillée 2 0 2 et corrige un certain nombre de bugs encore présents dans l'actuelle mouture du système d'exploitation. Après la récente mise à jour 2.0.1 publiée début août, voici une nouvelle version du système d'exploitation de l'iPhone.