Olympus et Nikon profitent la bonne santé de la photo numérique pour afficher des bénéfices en hausse. Le succès des appareils reflex leur permet d'améliorer leurs marges. Mais de nouveaux acteurs bouleversent le marché.
Ils sont presque tous là. Après Panasonic, Kodak, Sony, Canon et Fujifilm ces derniers jours, c'était au tour d'Olympus et de Nikon de présenter lundi des résultats en nette progression. L'un a triplé son bénéfice net sur neuf mois grâce à une croissance de 14,4% de ses ventes dans la photo numérique, pilier de son activité. L'autre a enregistré un bond de près de 60% de son bénéfice net et a relevé sensiblement ses prévisions annuelles. Les années noires, marquées par l'abandon progressif de l'argentique et des restructurations majeures, semblent définitivement oubliées.
Car le secteur a trouvé le moyen de ralentir la saturation du marché grâce à de constantes avancées qui favorisent les renouvellements (toujours plus de millions de pixels et de fonctions). En 2006, il s'est vendu 79 millions d'appareils photo numériques, soit une croissance de 22%. Les modèles compacts en représentent encore une large majorité (73 millions, +21%). Mais le phénomène 2006, c'est surtout la nette percée des reflex. Longtemps réservés aux photographes chevronnés, ces modèles touchent désormais de nouveaux publics, grâce à des modèles moins chers et plus simples d'accès. Il s'en est vendu 5,2 millions l'an dernier, 39% de plus qu'en 2005. Cette année, la hausse devrait frôler les 14%, soit le double de la croissance attendue du secteur des compacts numériques.
Pour les fabricants d'appareils photo, c'est tout bénéfice. Qualifiés de produits haut de gamme, les reflex numériques affichent des marges bien plus confortables que les compacts où la guerre des prix fait rage. D'autant que pour chaque boîtier vendu, ils écoulent en moyenne un objectif (5,4 millions, +55%). Ainsi Olympus se targue-t-il d'avoir gonflé ses bénéfices en stabilisant ses prix de vente, malgré une concurrence féroce. Chez Nikon, les objectifs de ventes de reflex ont été légèrement augmentés : ces modèles représentent à peu près le quart de ses livraisons. Le D200 et le D40, un modèle justement bien plus abordable, connaissent un important succès, affirme le fabricant.
L'avenir s'annonce toutefois encore mouvementé pour l'industrie de la photo. D'après les calculs de la Cipa, une association des fabricants de produits photos, le marché ne cessera de ralentir, pour atteindre 2,5% de croissance en 2009. Dans le même temps, la concurrence s'annonce plus rude sur les reflex. En 2006, les sorties de modèles se sont succédé à une vitesse effrénée, provoquant une baisse du prix moyen des boîtiers. En outre, de nouveaux acteurs jusqu'alors spécialisés dans les compacts acteurs de taille ne cachent pas leurs ambitions de tailler des croupières au numéro un Canon et à ses poursuivants. Cas emblématique : Sony, qui a racheté voilà un an partie de l'activité photo déficitaire de Konica Minolta pour se développer sur ce nouveau marché porteur.

A quelques exceptions près - IBM, Apple ou HP -, la plupart des grand noms de l'informatique ont vu la valeur de leur titre baisser depuis 10 ans. Le Krach récent n'a rien arrangé, mais la tendance s'était amorcée avant les récents tumultes.
Selon un sondage réalisé en ligne du 9 septembre au 13 octobre 2008, vous êtes plus de 42% à préférer le système d'exploitation Linux pour l'achat d'un Netbook.
Faciliter le développement d'applications avec des outils de modélisation simplifiés, c'est la promesse d'Oslo, plate-forme que Microsoft finalise. Elle inclut un langage basé sur le texte, un outil de modélisation visuelle et une base de stockage partagée.
Beaucoup d'acheteurs d'appareils photo numériques tombent dans le piège de l'apparence. Bien sur, c'est attirant d'avoir un reflex numérique de grande marque pour 600 euros mais la qualité des zooms premier prix fournis dans le kit fait que les images produites sont moins nettes que dans un simple compact comme le Fujifilm F20 presque 3 fois moins cher (voir les test sur le site dpreview.com pour les anglophiles). Dans la gamme de prix entre 400 et 800 euros, ce sont les "Brige" qui donnent le meilleur rapport qualité/prix comme le R1 de Sony avec son excellent zoom Zeiss et son capteur identique aux reflex 10MP. Si on veut vraiment profiter de la qualité des reflex, il faut mettre le prix à la fois dans le boitier et dans les objectifs. Et là, ceux qui avaient déjà un reflex argentique peuvent continuer d'utiliser leurs bons objectifs et profiter des avantages du numérique. C'est probablement là que se trouve le filon des acheteurs sérieux de boîtiers reflex numérique. Pour les autres ; attention au piège de l'apparence !