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La sortie du jeu "Bully" menacée aux Etats-Unis

 13/10/2006 16:57:00  - L'Expansion.com 
 
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Un juge de Floride va visionner la dernière production de Take Two, un jeu musclé de simulation de la vie lycéenne, pour évaluer son degré de violence. Et ce avant sa sortie prévue mardi. Une mesure préalable inédite aux Etats-Unis.

L'avocat anti-jeux vidéo Jack Thomson est reparti en croisade. Il accuse le dernier né de l'éditeur Take-Two Interactive, baptisé « Bully », de constituer une incitation au harcèlement et à la violence scolaire. De fait, ce jeu a pour toile de fond un lycée privé où les bastons ne sont pas rares. Rockstar Games, le studio de développement de Take Two, considère toutefois qu'il est jouable par des adolescents. Désireux d'en interdire la vente aux mineurs, Jack Thomson a donc demandé le mois dernier à un tribunal de Floride une injonction pour empêcher le lancement commercial normalement prévu mardi prochain aux Etats-Unis. Motif juridique invoqué : le jeu violerait les lois de Floride sur les nuisances publiques. Et il a déjà obtenu une petite victoire puisque le juge a accepté de visionner le jeu ce week-end pour mesurer son degré de violence et se prononcer avant la mise sur le marché. Cette mesure préventive n'était pourtant pas évidente et fait même polémique outre-Atlantique. Certains l'assimilent à une censure a priori contraire au premier amendement de la Constitution américaine, garant de la liberté d'expression.

Il faut dire que dans le passé, Take-Two a largement usé de cette liberté. Son jeu vedette "Grand Theft Auto: San Andreas", sorti en 2004, met en scène un gangster qui circule en voiture et qui est récompensé en fonction de la violence de ses méfaits: percuter une autre voiture de plein fouet rapporte 10 points, tuer un policier 1.000. Ouvertement accusé dans certains procès d'avoir poussé à l'acte des meurtriers, il n'a été interdit aux mineurs que lorsque les autorités américaines de régulation se sont rendues compte qu'une petite manipulation du jeu permettait de faire apparaître des scènes de sexe. Jack Thomson s'y est bien sûr attaqué mais sans grand succès. Le jeu, en revanche, a fait un véritable carton commercial que Take-Two et Rockstar aimeraient bien renouveler avec « Bully ». Un titre qui devient « Canis Canem Edit » sur le marché européen (sortie programmée autour du 20 octobre en France). Bien que qualifié de "simulateur de Columbine" en référence à la tuerie du lycée éponyme, ce jeu serait toutefois moins violent que son prédécesseur. C'est en tout cas l'avis de sites spécialisés qui ont pu le tester en partie, comme Impact Virtuel. Interrogé par la BBC, un porte-parole de Rockstar aurait presque tendance à faire un jeu éducatif : "Frapper des filles, des petits, des profs et des préfets (sortes de chefs de classe dans les internats) peut vout conduire à de sérieux problèmes - vous êtes immédiatement virés". Et s'il reconnaît que les bagarres constituent une grande partie du jeu, celles-ci seraient "plus du genre dessin animé, à la Popeye". Et d'insister : "Il n'y a pas de sang dans le jeu. Personne ne meurt. Il n'y a pas d'armes". Enfin pas des armes à feu... Outre leurs poings nus, les amateurs devront donc se contenter de vulgaires couvercles de poubelle et de banales battes de baseball.

 
Commentaires - (1)
fabienne 18/10/2006 Recommander 0

je pense que le manque d'arme a feu et le manque sang son deja un grosse censure alors que sanandreas faisait preuve d'un grosse vulgarite et je pense que bully est un peu un façon de revivre notre enfance et de faire les betises que l'on c'est promi de ne pas faire

 
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