Le gendarme de la bourse américaine suspend la cotation de 35 sociétés qui ont trempé dans le spam financier. Cette arnaque lucrative représente désormais la majorité des spams en circulation.
La SEC tape directement les spammeurs au portefeuille. Jeudi, le gendarme de la bourse américaine a annoncé la suspension pendant au moins dix jours de 35 actions de petites entreprises mêlées à du spam financier, une arnaque très en vogue ces derniers mois. Selon le principe du « pump and dump » (gonfler et jeter) les escrocs envoient des courriels par millions en donnant un conseil d'achat sur une valeur méconnue, appelée sous peu à décoller. Alléchées par ces promesses de gains faciles, les victimes se ruent sur les actions. C'est pendant ce temps que les spammeurs s'enrichissent, en vendant leurs participations acquises au plus bas. « Quand le spam obstrue nos boîtes aux lettres, il est agaçant. Quand il arnaque des investisseurs, il est illégal et destructeur », commente Christopher Cox, président de la SEC, pour justifier cette opération sans précédent. Des enquêtes restent en cours pour déterminer si les sociétés sont à l'origine des envois, ou elles-mêmes victimes.
Encore quasi-inexistant il y a un an, le spam financier représenterait désormais 90% des messages indésirables circulant sur le réseau, ou encore 100 millions de courriels par semaine. Et la tendance ne paraît pas prête de s'inverser, tant le procédé est efficace. Malgré les messages de prévention et l'amélioration des filtres antispam, il y a en effet toujours quelques internautes qui ouvrent les messages, suivent les conseils et investissent à l'aveugle dans des sociétés parfois créées spécialement pour ces arnaques. L'envoi des courriels provoque « une hausse spectaculaire des cours et des volumes de cotation », avoue ainsi la SEC. Un titre coté 6 cents, avec un volume d'échange de 3500 actions, peut se retrouver en trois jours à un volume d'échange de près de 500.000, et en cinq à 45 cents. L'effet n'est que de courte durée : après dix jours, l'action revient à 10 cents. Même sur d'aussi petits montants, les spammeurs réussissent donc à s'enrichir. Davantage, semble-t-il, qu'en vendant du Viagra ou des prêts immobiliers.

Le nombre d'iPhones 3G écoulés par Orange depuis la mi-juillet
Mercredi 3 septembre, AOL a annoncé la sortie d'une nouvelle solution visant à distribuer des annonces publicitaires sur l'iPhone. Cette technologie a été développée par Third...
Selon le Wall Street Journal, Dell chercherait un repreneur pour tout ou partie de ses usines en vue de sous-traiter la fabrication de ses PC en Asie.
Créé par décret paru au JO le 1er juillet 2008, le fichier Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) n'échappe plus à la critique. Ce fichier...
Ces messages spam sont souvent d'une forme assez élaborée , non pas sous format texte, mais incluant une image type "photo" du texte recommandant d'investir dans la société concernée. Deux avantages: d'une part l'image ressemble à un télégramme (ou à une photo d'un listing ce ui donne un (petit) caractère authentique, susceptible de vaincre les réticences de certains destinataires, d'autre part, ce mode d'affichage permet peut-être de "berner" les logiciels antispam. Dernier point, ces spam sont particulièrement virulents sur les adresses de messagerie liées à un téléphone portable: deux explications possibles, soit les opérateurs mobiles utilisent des anti-spam moins performants, soit la génération d'adresses destinataires est incomparablement plus facile chez ces opérateurs (06abpqmcdu@operateur.fr)