Un groupe de chercheurs liés à l'université Vrije d'Amsterdam affirme avoir démontré la possibilité d'insérer un virus dans des marqueurs RFID, comme ils l'expliquent en détail ici. Souvent présentée comme le successeur intelligent du code barre, l'identification par radiofréquence (RFID) permet de stocker et de récupérer des données à distance en utilisant ces marqueurs (ou tags). Lesquels sont composés d'une puce et d'une antenne, et peuvent prendre la forme d'une étiquette autocollante ou d'autres encore plus petites. Jusqu'à présent, on pensait que les tags n'étaient pas vulnérables aux virus car ils ne comportent que très peu de mémoire. Sous entendu : pour héberger le code du programme malicieux. Une idée fausse, affirment les chercheurs néerlandais, en dénonçant le fait que la sécurité n'a pas été prise en compte afin de rendre les marqueurs le moins cher possible. Et ce, alors que des versions sécurisées par cryptage existent. Moyennant quoi, l'infection d'un marqueur pourrait se propager au système de lecture et à toute la base de données, pour peu que ces logiciels ne soient pas protégés. Ce qui peut servir de support à des actions terroristes, comme perturber le contrôle de la sécurité des bagages dans un aéroport, ou simplement délinquantes, comme modifier le prix d'articles dans un magasin. Heureusement, la démonstration des chercheurs s'accompagne de conseils pour rendre les bases de données moins vulnérables.

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