
Si ce n’est chez les pros et les technophiles, l’usage de l’internet mobile n’a pas décollé. C’est le constat accablant dressé par l’Idate, qui n’attend pas d’usage de masse avant plusieurs années.
Avec le battage médiatique autour de l’iPhone et le lancement des offres illimitées de SFR fin 2007, on aurait pu croire l’internet mobile en bonne voie pour séduire le grand public. Un an plus tard, les usages restent particulièrement modestes. En France, si quelque 20% des abonnés disposent d’une option pour de l’internet haut débit, selon une étude de l’Idate publiée jeudi, seuls 10% accèdent au moins une fois par mois à un service en ligne. Et souvent « sans le faire exprès », reconnaît Vincent Bonneau, responsable du secteur internet pour l’Idate.
Les plus réguliers seraient les professionnels qui ne payent pas leur abonnement, les technophiles et les jeunes. Ils utilisent en priorité les services de communication et d’information, email et météo en tête, bien avant le divertissement. C’est sur iPhone que l’assiduité atteint des sommets. Selon une récente étude comScore portant sur les Etats-Unis, 84% accèdent à internet avec ce mobile, contre 58% pour les possesseurs d'autres smartphones et 13% pour la moyenne du marché. De même, près de 50% accèdent à un site communautaire ou un blog, contre 4% en moyenne.
Mais cela ne suffit pas. « Toute la question est de savoir si les utilisateurs d’iPhone sont précurseurs ou déconnectés, car trop technophiles », analyse Vincent Bonneau. Selon l’Idate, seuls 40 à 45% des utilisateurs de téléphone devraient se convertir à l’internet mobile d’ici 2011-2012. Les freins ne manquent pas. Celui du prix, le principal, tend à être levé avec le développement d’offres illimitées, parfois incluses dans les abonnements. Les opérateurs appliquent en fait la recette des Américains et celle de l’internet, dont le développement a coïncidé avec l’arrivée de forfaits.
Le plus gênant, c’est que les opérateurs tiennent encore trop à leur pré carré, relève l’Idate. De plus, le temps de chargement et la navigation sur les sites restent un problème sur la plupart des téléphones. Si l’iPhone et la nouvelle génération de navigateurs embarqués, comme Opera Mobile, améliorent cette expérience, ils n’évitent pas le développement de services optimisés. Or, le marché est fragmenté entre un nombre de terminaux et de systèmes d’exploitation trop importants, ce qui complique d’autant le travail des éditeurs de services.
Pour ne rien arranger, la question du financement est loin d’être résolue. « Il y aura une latence claire entre les usages et la monétisation », juge Vincent Bonneau, qui pointe le faible montant des budgets publicitaires, le manque des standards et d’outils de mesure d’audience crédibles sur mobile. Bref, les éditeurs pourraient tarder à se lancer, faute d’y voir un réel intérêt. Les prochains mois s’annoncent d'ailleurs difficiles, puisque les annonceurs risquent de couper ou de retarder les budgets mobiles pour ne conserver que l’internet fixe.

Au travers d'une étude menée au mois de janvier par le cabinet Cross Tabs pour Microsoft, il apparaît qu'en France, dans 48% des cas, les informations des candidats à un poste...
Deux sociétés françaises ont récemment réalisé de nouvelles levées de fonds. A commencer par Compario, un éditeur de logiciels spécialisé dans la recherche et le E-Merchandising,...
Au mois de novembre, nous apprenions qu'AOL - alors sur le point de devenir indépendant du groupe Time Warner - avait considéré revendre son logiciel de messagerie instantanée...
Selon un article du Wall Street Journal, Google pourrait très bientôt dévoiler de nouvelles fonctionnalités communautaires au sein de son service de courrier électronique Gmail....
Lors d'une conférence de presse, l'opérateur espagnol Telefonica aurait expliqué que les sociétés Internet telles que Google et Yahoo! utiliseraient beaucoup de bande passante...
A partir de mardi après-midi et jusqu'à jeudi, l'Assemblée nationale examinera en première lecture le texte de la « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de...
"L’iPhone n’a pas sauvé l’internet mobile" Et les opérateurs encore moins !!!! Et ce n'est pas le parrain de la fille à sarko qui me contredira.....
Pas d'iphone, mais un smartphone avec une option à 9€/mois pour de l'internet illimité. Je surfe dans le métro, le bus, la rue. C'est l'internet sans couture.
Pourquoi croyez-vous qu'un internaute ordinaire comme moi, non professionnel, utilise Internet plusieurs fois par jour, non seulement pour consulter mais aussi pour acheter vêtements, billets d'avions, vacances, livres, CD et DVD, composants électriques et électroniques, gadgets, etc. ? Tout simplement qu'après plusieurs années d'usage parcimonieux, les opérateurs m'ont enfin proposé un abonnement illimité à un prix raisonnable. Le jour où, pour un supplément raisonnable, mon abonnement intégrera Internet mobile illimité j'échangerai mon mobile ordinaire contre un i-phone perfectionné et je cesserai de pester contre la difficulté de se connecter hors de son domicile. Je pense que ce jour là des milliers de surfeurs mobiles potentiels feront la même chose ! Ce sont les investissements qui font venir les clients et non pas l'inverse. Opérateurs auriez-vous oublié cette simple règle ?