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L'iPhone affaiblit déjà le BlackBerry et le Palm

Benjamin Ferran -  10/01/2007 16:19:00  - L'Expansion.com 
 
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Apple a fait mardi soir une entrée tonitruante dans le secteur en pleine croissance des smartphones. Alors qu'il atteignait un plus haut historique, ses concurrents ont tous trébuché en Bourse. Atouts et défauts du nouvel iPhone.

A peine présenté, l'iPhone a déjà remporté une bataille. Dopé par la présentation de ce smartphone tant attendu, Apple a fini mardi au Nasdaq sur un plus haut historique (+8,5%). Dans le même temps, Research In Motion (-7,8%), Palm (-5,7%), Motorola (-1,8%) et Nokia (-1,3%) étaient à la peine. Point commun de ces fabricants : ils sont tous présents sur le marché des smartphones, estimé à 90 millions de combinés en 2006, soit un peu moins de 10% des ventes totales de mobiles. Plus précisément, ils disposent chacun de modèles emblématiques, haut de gamme, qui se retrouvent en concurrence frontale avec l'iPhone : le BlackBerry Pearl, les Palm Treo 680 ou 750, le Motorola Q et les Nokia N95 ou E61.

Si l'on se réfère à sa fiche technique, l'iPhone embarque pourtant des fonctionnalités plutôt habituelles dans cette gamme de produit : capteur photo de 2 megapixels, Bluetooth, gestion des contacts et des calendriers, prise de notes, lecture de photos et de vidéos, navigateur Internet et relevés de courriels, y compris en mode « push » à la manière d'un BlackBerry. Selon le directeur des produits multimédia du numéro un Nokia, Apple aurait même quatre ans de retard dans ce domaine. « L'iPhone n'a qu'une connexion 2G, bien plus lente que la 3G, dont est équipé notre dernier modèle, le N95, qui télécharge 20 fois plus vite », vante Kari Tuutti. Outre cette absence de 3G, remplacée il est vrai par du WiFi, l'iPhone n'a ni batterie amovible (inédit sur le marché), ni slot d'extension de mémoire.

Pour autant, la menace est réelle. Comme avec le Mac et l'iPod, Apple investit un marché en proposant une nouvelle approche du produit. Il y avait la souris et la molette : il y a désormais l'écran intégralement tactile. On navigue directement avec les doigts, et non avec un stylet comme sur certains Sony Ericsson. Et cela change tout. Certes, Apple n'est pas le premier à avoir à avoir cette idée : LG, par exemple, a un modèle en préparation (le KE850). Mais le concept n'a jamais été poussé aussi loin. En touchant de deux doigts le large écran 3,5 pouces (il occupe toute la face avant de l'appareil - plus besoin de clavier), on zoome sur les pages Internet ou les photos. Dès que le combiné est approché de l'oreille, l'écran tactile se verrouille pour éviter de fausses manœuvres. Un « accéléromètre » adapte le sens de l'image, portrait ou paysage, à celui de l'appareil. Tandis qu'un capteur règle la luminosité en fonction de l'éclairage. Du jamais vu.

L'autre source d'inquiétude, pour les rivaux d'Apple, vient de l'intégration totale du matériel et du logiciel. Dans ce domaine, le californien tente de rééditer l'exploit du couple iPod/iTunes. Là où le Treo 750 et le Motorola Q préfèrent Windows Mobile, où Nokia reste fidèle à Symbian, l'iPhone embarque une version dérivée de Mac OS X. Avantage : elle est conçue spécialement pour lui et mise sur une simplicité d'utilisation extrême qui fait historiquement la force d'Apple. Revers de la médaille : pas question d'installer dessus les nombreuses applications développées pour les autres systèmes mobiles, notamment les versions de Word et Excel. iPhone n'accepte pour l'instant que les logiciels développés par Apple. Toutefois, l'essentiel y est, y compris un outil de cartographie développé avec Google. Sans oublier toutes les fonctionnalités que l'on retrouve traditionnellement dans un iPod.

Apple vise 1% du marché des mobiles en 2008. Cela paraît modeste, mais représente tout de même une dizaine de millions de combinés, soit une bonne part du marché des smartphones très haut de gamme. Les avancées dans l'interface et dans les logiciels suffiront-elles ? Dans un premier temps, les prix pourraient faire figure de repoussoir. L'iPhone sera vendu 499 dollars (4 Go) ou 599 dollars (8Go) chez Cingular avec un contrat de deux ans. A titre de comparaison, le Pearl et le Q se trouvent à 199 dollars, le Treo 750 à 399 dollars. Mais Apple rétorque qu'il est moins chez d'acheter un iPhone qu'un de ces appareils plus un iPod. D'ailleurs, l'argument prix lui avait déjà été opposé au lancement du Mac et d'iPod. « Nous nous attendons à voir Apple introduire des téléphones avec de moindres capacités à des prix plus bas, destinés à une adoption sur le marché de masse », indique d'ailleurs, dans une note à ses clients, Jesse Tortora, analyste chez Prudential. Le verdict est attendu à partir de juin aux Etats-Unis, fin 2007 en Europe et 2008 en Asie. D'ici là, les spécialistes des smartphones peuvent préparer leur riposte.

 
Commentaires - (1)
peine 11/1/2007 Recommander 0

Fidèle entre les fidèles depuis 1985, Apple ne m'a jamais déçu, et sans aucun ennui de virus - que demander de plus: ce chainon qui manquait et comme toujours, il va se bonifier: mon brin de sagesse = ,e jamais se précipiter, un an de carence que ce soit pour les machines, les logiciels ou les produits compémentaires d'autres fabricants. MP

 
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